Une Braise sous la Cendre, tome 2 : Une Flamme dans la Nuit, de Sabaa Tahir

Attention ! Risque de spoilers sur le tome précédent !

Résumé : « Tu as compris, Laia,
Ils nous pourchassent. Il n’y a aucun moyen
 de quitter la ville. La peur est notre meilleur guide,
elle nous maintiendra en vie. »

Elias a toujours voulu quitter Blackcliff pour enfin devenir libre. Mais ce rêve a un prix : Laia, une jeune résistante, lui permettra de fuir s’il l’aide à faire évader son frère, enfermé dans la pire prison de Blackcliff. Malgré le risque, Elias n’hésite pas une seconde et décide de forcer son destin. Traqués par les Martiaux, les fugitifs ignorent que ce voyage les conduira jusqu’au cœur de l’Empire, où des dangers plus périlleux encore les attendent…

Mon avis : Une Flamme dans la Nuit est la sortie que j’attendais avec le plus d’impatience cette année. Et pour cause, le tome 1 s’était révélé être un coup de cœur et la fin m’avait donnée encore plus envie de me jeter sur le tome suivant ! J’avais pas mal d’attentes vis-à-vis de cette suite, et Sabaa Tahir a su relever le défi sans souci, car une fois de plus : c’est un coup de cœur !

Côté personnages, il y une grosse évolution, que ce soit au niveau de leur caractère ou de leur place dans l’intrigue. On va de surprises en surprises avec eux ! On passe par toute une palette d’émotions  à leur côté, on ressent un attachement profond envers certains, et une haine accrue envers d’autres.

Elias : quel plaisir de retrouver ce héros ! J’étais déjà sous le charme du jeune Mask dans Une Braise sous la Cendre et ce second volet ne fait que confirmer ma première impression. C’est un jeune homme fort et combattif, très humain contrairement à ces congénères. Elias a de nombreuses valeurs, et malgré les obstacles il tente de rester lui-même. Il lui arrive des choses plutôt inattendues dans ce tome, et dès les premiers chapitres j’ai été déboussolée ! L’auteure ne va pas ménager Elias, bien au contraire elle le soumet à diverses épreuves chacune plus terrible que la précédente. Je suis curieuse (et impatiente !) de découvrir ce que lui réserve la suite de la saga, surtout au vu de l’évolution imprévisible du personnage.

Laia : j’avais eu quelques difficultés avec elle dans Une Braise sous la Cendre, car elle se trouvait un peu « écrasée » entre les deux personnalités flamboyantes d’Elias et Helene. Il lui manquait un petit quelque chose pour que je l’apprécie réellement. Dans ce tome 2, c’est une nouvelle Laia que l’on découvre. Plus mûre, plus courageuse aussi, elle s’impose enfin dans cette aventure et se révèle, que ce soit dans les scènes de combat ou dans les décisions à prendre. Laia est plus forte mentalement aussi, elle m’a paru moins naïve. L’histoire prend une tournure assez surprenante quant à elle, je me questionne sur beaucoup de points. Les mystères s’accumulent, j’ai donc hâte d’en savoir plus…

Helene : pour moi, c’est LA révélation de ce roman. J’étais déjà sous le charme de la jeune Mask dans le premier tome, la préférant même aux protagonistes principaux, mais là c’est l’apothéose ! Sabaa Tahir lui a enfin donné voix au chapitre comme je l’espérais tant, et le point de vue d’Helene donne encore plus de force au roman. C’est un personnage insaisissable, puissant et fragile à la fois. Elle encaisse les coups, et honnêtement j’admire sa détermination et sa force ! Même à terre, Helene continue de se battre pour ses idéaux, bien qu’ils seront mis à mal dans ce tome 2. Helene est un personnage en or, avec énormément de potentiel à exploiter. C’est une héroïne poignante et touchante, qui prend aux tripes. Outre le fait que ce soit mon personnage favori, son point de vue apporte aussi une dimension plus politique à l’histoire. On se trouve au centre du pouvoir, on peut observer les manipulations politiques de Marcus et de la Commande de plus près. Ce n’est donc que du positif !

Pour ce qui est des personnages secondaires, Sabaa Tahir fait très fort également. La Commande est glaçante dans son rôle de méchante. On parvient difficilement à la cerner, mais ce qui est sûr c’est que ses ambitions n’ont aucune limite. On revoit également Keenan qui promet son lot de surprises, Afya qui est une femme forte et battante dans ce monde d’hommes, et le terrible Marcus, devenu Empereur, que j’aurais néanmoins souhaité voir davantage pour mieux le comprendre. L’auteure introduit aussi quelques nouveaux protagonistes qui promettent de bouleverser le cours des choses. Je n’en dirai pas plus sur eux, mais en tout ils m’intriguent au plus haut point !

Cette suite mêle avec brio intrigues politiques, action et suspense. Autant vous dire que la décoction finale est explosive ! Dès les premières pages, on replonge dans un univers qui n’a cessé de m’étonner. Complexe et très travaillé, on s’y croirait. En tout cas, je suis sous le charme des décors qui nous sont si bien retranscrits et des petites touches de magie qui parsèment le roman. Vous l’aurez compris, ce n’est pas un tome de transition inutile ! C’est un livre qui oscille entre émotions à l’état brut et retournements de situation atroces ! Pour moi, il est encore meilleur que le premier. En tout cas je suis plus qu’impatiente de retrouver l’écriture si fluide et addictive de Sabaa Tahir. Dommage que ce soit pour 2018…

Bilan : Une suite magistrale à la hauteur des personnages fabuleux et de l’intrigue complexe et addictive. C’est un coup de cœur !

Note : 9.5/10

Young Elites, tome 2 : La confrérie de la Rose, de Marie Lu

Attention risque de spoilers sur le tome précédent !

Résumé : Il était une fois une jeune fille sans histoire. Son père, son prince et ses amis la trahirent, alors elle décida de les détruire.
Adelina veut se venger de tout ce que sa famille, ses amis et ses ennemis lui ont fait subir. on l’appelle désormais le Loup Blanc. Après avoir fui Kenettra avec sa sœur, la jeune femme décide de rechercher de nouveaux alliés pour monter sa propre confrérie d’Elites et détruire l’Inquisition. Mais son pouvoir la dépasse et elle est son pire ennemi… Saura-t-elle résister à la noirceur dans laquelle elle puise sa force ou succombera-t-elle à une folie destructrice ?

Mon avis : Si le premier tome de Young Elites comportait quelques défauts, il me tardait néanmoins de lire la suite. Pour tout vous dire, j’avais tellement hâte que je me suis jetée dessus très rapidement ! Au final je ne regrette pas d’avoir fait confiance à mon instinct et d’avoir laissé sa chance à cette trilogie, car j’ai adoré et c’est un coup de cœur !

Au cours du terrible combat qui avait opposé les Dagues aux Inquisiteurs, et notamment à Teren, Enzo avait trouvé la mort à cause de la terrible erreur commise par Adelina. Les anciens amis d’Adelina ne lui font désormais plus confiance et la chassent de la confrérie. Blessée dans son estime et dans son cœur, Adelina part la tête haute avec un nouvel objectif : réunir de nouveaux combattants Elites pour former sa propre confrérie et se venger. Mais Adelina est submergée par ses démons qui ne la quittent jamais, et son esprit menace de sombrer définitivement…

Adelina m’avait déjà fait forte impression dans le premier tome, mais là l’auteure développe encore davantage son potentiel. On découvre donc une autre Adelina, plus sombre, qui peut se montrer cruelle, et qui prend un certain plaisir à faire souffrir les autres. Son pouvoir lui échappe, grandit et semble prêt à embraser son monde. Le personnage d’Adelina est donc un personnage insaisissable et indomptable, fougueux et imprévisible. Il est impossible d’anticiper les sautes d’humeur de la jeune femme qui peuvent se révéler catastrophiques pour la suite de l’histoire. En tout cas, j’adore cette anti-héroïne ! Marie Lu assume totalement de sortir des codes de la littérature YA et c’est tant mieux !

L’auteure m’a également fait très plaisir du côté des personnages secondaires. Ils possèdent tous cette espèce de dualité qui fait qu’ils ne sont ni totalement bons ni foncièrement mauvais. J’ai adoré revoir Raffaele, bien qu’il soit plus effacé dans cette suite. On en apprend un peu plus sur lui et sur sa personnalité, il est moins difficile à saisir qu’avant. Teren n’est quant à lui toujours pas parvenu à me séduire, je n’arrive pas à le cerner et son côté « amoureux obsessionnel » m’agace beaucoup.

Dans La Confrérie de la Rose, Marie Lu a introduit de nouveaux personnages topissimes. Je pense notamment à Violetta, la petite sœur d’Adelina. Elle apparaissait déjà dans le tome 1, mais pour moi elle ne devient réellement importante que depuis ce tome 2. C’est un personnage qui se révèle très différent de sa sœur, elle est beaucoup plus douce et tente de modérer le tempérament d’Adelina. J’adore son pouvoir et je pense qu’elle peut jouer un rôle clé dans le troisième et dernier volume. Ceci dit, le vrai coup de cœur de ce roman c’est Magiano ♥. Je suis tombée totalement sous le charme du jeune Elite. Je suis 100% fan de son pouvoir, de son caractère, de sa façon d’être avec les autres personnages… Je ne vais pas en dire davantage pour vous laisser le plaisir de le découvrir par vous-même. J’ai également hâte de retrouver Sergio qui demeure encore trop en retrait à mon goût.

Pour ce qui est de l’écriture, j’ai trouvé le style de Marie Lu beaucoup plus cohérent. Les pensées sombres et machiavéliques d’Adelina écrites en italique sont bien mieux intégrées à la narration générale, et nous permettent de mieux comprendre ce qui se joue dans l’esprit de la jeune femme. L’auteure a également repris le système des points de vue alternés entre Adelina, Teren et Raffaele, sauf que cette fois j’ai trouvé ça utile vu que les personnages sont dispatchés aux quatre coins du Royaume.

L’intrigue prend un nouveau tournant et a su rebondir de façon étonnante. La Confrérie de la Rose n’est pas un tome de transition inutile comme dans certaines trilogies, il est au contraire une pièce maitresse qui permet à l’histoire de se réorienter, de gagner en complexité et en enjeux. Et quels enjeux ! Il n’est plus question seulement de la vengeance d’Adelina, c’est l’avenir du Royaume, des malfettos et des Elites qui est menacé… Ce tome comprend également beaucoup d’action et de suspense, certains moments nous retournent le cœur et d’autres nous surprennent. Des révélations nous sont faites et elles vont sans nul doute bouleverser pas mal de choses ! En tout cas, la fin m’a soufflée. J’étais littéralement en état de choc à la suite de certaines révélations stupéfiantes et de la tournure imprévisible de l’histoire. Autant vous dire que j’ai hâte de tenir dans mes mains le tome final qui est prévu pour mars 2017 ! Que ça va être long d’attendre !

Bilan : Un tome bien meilleur que le précédent ! Marie Lu nous offre des personnages complexes et saisissants, de l’action et une intrigue bien ficelée. J’ai hâte de lire la suite après une fin aussi magistrale ; ce tome 2 est un coup de cœur !

Note : 9/10

La Ligne Noire, de Jean-Christophe Grangé

Résumé : Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l’Équateur, une autre ligne. Une ligne noire jalonnée de corps et d’effroi…

Mon avis : Depuis que j’ai découvert cet auteur, je ne m’arrête plus ! En effet, La Ligne Noire est mon quatrième Grangé. Après le très excellent Serment des Limbes, j’attendais énormément de ce thriller. Autant vous dire que je ne suis pas déçue…

Marc Dupeyrat est journaliste pour une revue de faits divers. Toujours à la recherche de sensations fortes et de news croustillantes, il est immédiatement intéressé par le cas de Jacques Reverdi. Ce dernier a été retrouvé sur le lieu d’un crime en Thaïlande, alors qu’il est déjà soupçonné d’avoir assassiné d’autres femmes en Asie. Marc sait que Jacques sera condamné à mort, pourtant il souhaite à tout prix obtenir ses aveux et entrer dans la tête du tueur présumé. Pour ce faire, Marc va entrer en correspondance avec le tueur, au point de ne plus pouvoir démêler le vrai du faux. Un étrange jeu du chat et de la souris va débuter entre les deux hommes, un jeu mortel et dangereux dont ils ne pourront sortir indemnes…

Grangé m’a immédiatement séduite avec l’ambiance oppressante et mystérieuse qui règne en Thaïlande, et plus particulièrement dans la sinistre prison où Jacques attend son procès. Il y a relativement peu de thrillers qui ont pour cadre l’Asie, Grangé a donc joué la carte de l’originalité. En tout cas pour moi, cela a fonctionné ! J’ai été littéralement séduite par les décors et l’atmosphère asiatique si bien décrits par l’auteur. Naturellement, on a droit à beaucoup de chapitres qui se passent en France ce qui ne fait qu’accentuer le contraste flagrant entre Marc et Jacques.

D’ailleurs, pour ce qui est des personnages, je suis séduite ! Marc est un journaliste déterminé, qui n’a pas fait que des bonnes actions et qui est généralement prêt à tout pour obtenir une info à scandale. Toutefois, il possède une part sombre intéressante, un passé mystérieux que j’ai immédiatement souhaité connaitre. Marc est un personnage plein de surprises, agréable à suivre malgré son comportement atypique et l’étrange tandem qu’il forme avec Jacques était à la fois effrayant et grisant. Jacques, quant à lui, est un héros particulier. On ignore au départ s’il a réellement tué ces femmes ou non, mais il nous met très rapidement mal à l’aise. On sent qu’il est malin, rusé et même un peu sournois et malveillant. Sa personnalité sombre et terrifiante rajoute encore plus de piment à la relation si unique entre les deux hommes. Ceux-ci vont nouer un lien particulier qui fait toute la force du roman et qui sera d’ailleurs le fil conducteur de La Ligne Noire. J’étais complétement envoûtée par cette relation, qui m’a fait trembler de peur et d’effroi ! Plus les pages se tournaient et plus le roman devenait glauque… Je suis fan !

Les personnages secondaires sont peu nombreux, et assez insignifiants par rapport au duo si imposant. Khadidja m’a semblée être de trop. Peut-être que Grangé a senti la nécessité d’inclure un personnage féminin dans l’histoire, mais la jeune femme n’apporte pas grand-chose au final. C’est un personnage qui ne tient pas réellement ses promesses et qui m’a souvent ennuyée. Dommage !

Côté style, on retrouve la même écriture si visuelle qui caractérise Grangé. Il n’est jamais avare de détails bien gores qui nous dérangent et son imagination est débordante ! J’ai l’impression qu’il n’est jamais à court d’idées en ce qui concerne la mise en scène de meurtres ! C’est peut être étrange de le dire (non ne fuyez pas, je ne suis pas une psychopathe !), mais j’adore ça ! La Ligne Noire diffère quand même des trois autres romans que j’ai lus de lui, dans le sens où Grangé nous plonge dans un pays totalement nouveau. L’ambiance thaïlandaise, et asiatique en général, nous est retranscrite à la perfection, et pour tout vous dire je m’y suis cru. Il aborde également un sport peu médiatisé : l’apnée. J’ai trouvé le tout absolument bien décrit et passionnant.

L’intrigue en soi est très captivante. Dès que la relation entre Marc et Jacques débute, je suis entrée dans une phase d’addictivité : il fallait que je sache la suite et le dénouement ! Pendant les trois quarts du livre, j’étais sur les nerfs tant Grangé a su faire monter la pression. Le dernier tiers, bien que très prenant malgré tout, fait un peu retombé l’ambiance qui m’avait tant séduite. Le rythme est toujours aussi soutenu, mais l’auteur est parti dans une direction un peu trop facile. La fin ne m’a pas parue bâclée, pourtant on ne peut pas dire que j’en sois satisfaite. J’aurais sûrement voulu que Grangé parte dans une autre direction et qu’il se concentre davantage sur son idée de départ.

Bilan : Un thriller addictif, avec des personnages qui jouent un jeu malsain. Un vrai régal à lire !

Note : 8/10

Gone, tome 6: La Lumière, de Michael Grant

Attention ! risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé : Cela fait plus d’un an que toute personne ayant atteint l’âge de quinze ans, a disparu de la ville de Perdido Beach, en Californie. Pendant ce temps, d’innombrables batailles ont été livrées. Les combats contre la faim et les mensonges, les batailles du bien contre le mal. Allégeances ont été gagné, perdu, trahi, et gagné de nouveau, les idéologies ont été brisées, les enfants de la Zone ont commencé à croire en leur nouvelle société, c’est la seule vie qu’ils connaîtront. Mais maintenant que les ténèbres ont trouvé un moyen de renaître, l’existence précaire qu’ils ont mis en place est susceptible d’être brisé pour de bon.

Mon avis : Ça y est, l’aventure est terminée. Je n’arrive pas croire que je viens de finir cette saga aussi addictive ! En tout cas ce dernier tome est bien plus qu’à la hauteur de mes espérances et conclut la saga à la perfection ♥

La fin du tome 5 m’avait laissée quelque peu… Sous le choc ! En effet, le Gaïaphage avait pris possession du corps de la fille de Diana et se révélait un monstre encore plus puissant qu’avant ! Mais surtout, un lien avec l’extérieur commençait sérieusement à se nouer. Le dôme entourant la Zone est devenu transparent, permettant ainsi aux parents, aux médias, bref au monde entier, de découvrir le terrible quotidien des enfants survivants. Cette évolution est un vrai choc pour les personnages, mais aussi pour nous lecteurs. On se pose encore plus de questions et on sent la fin venir ! En tout cas, je conçois La Peur et La Lumière comme un seul et même tome. Un fil conducteur les unie et on sent dès le début du 5 que c’est « la fin de la partie », comme dit Sam.

Forcément, vu que cette série est devenue un coup de cœur au fil des tomes, j’attendais ENORMEMENT de choses de ce tome 6. Tout d’abord, il me fallait des explications ! Les origines du Gaïaphage nous sont enfin dévoilées et les explications de Michael Grant se sont révélées claires, précises et nous permettent de faire le lien entre pas mal d’éléments que l’auteur avait disséminé au cours de ces précédents livres. On connait également l’origine de la Zone, le pourquoi du comment et le lien réel entre les mutants et le Gaïaphage. Bref, de ce côté-là je suis comblée !

Ensuite, forcément j’attendais que les personnages me surprennent ! Si j’ai toujours été un peu partagée quant à Sam, je l’ai trouvé simplement parfait dans ce tome ! Il est combattif, courageux, on le sent prêt à prendre des décisions difficiles… C’est un Sam mature et endurci par les terribles épreuves que lui ont fait subir la Zone que l’on découvre et c’est vraiment comme cela que je l’aime ! Ensuite, il y a Caine. Aaaah Caine *soupirs* ♥ C’est un personnage qui m’a toujours plu. Non pas parce que c’est un méchant (même si ok, j’ai toujours un faible pour les méchants), mais parce qu’il possède une certaine dualité. Oui, il peut être méchant et sadique, mais il dissimule un vrai cœur. Un cœur de glace peut-être, mais un cœur que l’on peut fendre malgré tout. Michael Grant est parvenu à rendre les deux frères très complexes, tout en nuances et leur relation est à son apogée dans ce dernier volume. Depuis le temps qu’on attendait une alliance entre eux !

Je pourrais continuer loooogtemps à vous parler des personnages, mais vous risqueriez de vous lasser. En tout cas, si au début de la saga je les trouvais trop nombreux et peu travaillés, Michael Grant a démontré au fur et à mesure des livres que toute cette palette de personnages desservait finalement très bien le roman. C’est avec le cœur lourd et la larme à l’œil (non je n’exagère pas !) que je laisse derrière moi des personnages aussi fabuleux que Diana, Astrid, Lana, Edilio ou encore Brianna. Chacun est parvenu à trouver sa place dans la Zone, chacun est parvenu à apporter sa petite touche et à parfaire l’intégralité de la saga.

Dans ce dernier tome, comme je vous le disais plus haut, on a droit aux réponses tant attendues. Mais au-delà de cela, on a droit à un combat digne de ce nom ! Un combat rude, qui dure longtemps, où les sacrifices et les morts seront nombreux. Pour moi, la conclusion de la saga est simplement parfaite, à la hauteur de mes attentes ! J’avoue avoir été très émue par certaines scènes et certaines morts (je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer !), mais aussi par le simple fait que ce soit terminé. Grant nous offre un vrai épilogue, long et complet. C’est assez rare de trouver ce genre d’épilogue aussi étoffé dans ce type de saga, alors forcément j’étais aux anges !

Au cours de ces six livres, Michael Grant est parvenu à m’embarquer dans une aventure plus vraie que nature. Grâce à son style vivant et extrêmement visuel, à son rythme effréné, j’ai rapidement adhéré. Au fil du temps, je me suis attachée aux personnages et à leur quotidien, alors forcément cela fait de Gone une saga coup de cœur !

Si c’est difficile de quitter de tels personnages et une telle atmosphère, si je suis partagée entre joie et tristesse d’avoir bouclé cette saga, je suis malgré tout excitée… Vous voulez savoir pourquoi je suppose ? ;) Eh bien il se trouve que Michael Grant a officiellement annoncé qu’une suite paraitrait l’année prochaine ! Le livre s’intitulera Monster, et il se pourrait que ce soit une trilogie (avec deux autres tomes qui s’appelleraient quant à eux Villain et Hero).

Bilan : Une conclusion parfaite pour une saga qui m’a tant fait vibrer ! Je vous la recommande chaudement, c’est un coup de cœur ! ♥

Note : 10/10

Gone, tome 5: La Peur, de Michael Grant

Attention ! risque de spoilers sur le tome précédent !

Résumé : Malgré la famine et les mensonges, malgré l’épidémie, les enfants de Perdido Beach ont survécu. Mais un nouvel ennemi vient rôder dans le monde fragile qu’ils ont construit. Peut-être le pire de tous : la peur. Dans l’obscurité qui envahit peu à peu la Zone surgissent les angoisses les plus terrifiantes. Pourtant, au sein de chaque clan, les survivants continuent à prendre soin les uns des autres, quel qu’en soit le prix…

Mon avis : J’ai l’impression de me répéter à chacune de mes chroniques, mais cette saga se bonifie au fil des tomes, c’est dingue ! Après un final époustouflant et une bataille digne de ce nom à la fin du tome 4, j’avais forcément hâte de lire ce tome 5, surtout avec un titre pareil !

Dès le départ, on sent que ce tome sera extrêmement sombre, en tout cas bien plus que les précédents. La peur est omniprésente que ce soit dans l’esprit des jeunes de Perdido Beach, ou dans celui des adultes à l’extérieur de la Zone. Car oui, Michael Grant introduit un nouveau point de vue : celui de l’extérieur ! Le contraste entre les deux endroits est flagrant, mais surtout il nous laisse un étrange goût en bouche : celui de la fin… La Peur commence déjà à sceller le destin de nos personnages favoris, et pourtant on ignore encore ce qu’il peut advenir.

Côté personnages, on retrouve avec joie les héros qui nous avaient tant fait vibrer. Plus le temps passe et plus on leur découvre de nouvelles facettes. Sam s’endurcit, il quitte son statut de leader qui ne lui avait jamais plu pour devenir ce pour quoi il est réellement taillé : un combattant. Ce nouveau Sam me plait bien plus que celui d’avant, il est plus fort et déterminé que jamais. L’autre personnage qui m’a le plus surprise, c’est Astrid. Exit le Petit Génie, on redécouvre une jeune fille brisée par la mort de son petit frère. Astrid a perdu son arrogance, et c’est tant mieux ! Sa nouvelle personnalité me convient davantage. J’ai hâte de voir quelles épreuves lui réserve encore la Zone.

A Perdido Beach, Caine règne en maître. Il souffrait clairement de son exil sur l’île paradisiaque, là où il n’avait d’emprise sur personne. Ici il retrouve son ancienne autorité, est admiré de tous mais quelque chose manque encore à son bonheur : Diana. La belle Diana qui a décidé de partir aux côtés de Sam et de ses amis depuis que Caine renie l’enfant qu’elle porte… La relation entre les deux protagonistes se complexifie une fois de plus, et me serre le cœur. Quel délice de suivre un tel couple !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus. Je suis toujours aussi fan de Lana et son caractère bien trempé, de Sanjit qui n’a peur de rien (pas même de la terrible colère de Lana), et de Quinn qui gagne en importance et en prestance.

Dans ce tome 5, Michael Grant joue une fois de plus avec nos nerfs, que ce soit par le biais de descriptions bien gores dont il a le secret ou par une accumulation de mystères qui nous rendent dingue ! Dans cet avant-dernier volet, le dôme s’assombrit et laisse penser que la nuit va tomber sur l’intégralité de la Zone. Les esprits s’échauffent, l’angoisse monte et pourtant : une lueur d’espoir est là. Les enfants de la Zone, bien que la plupart aient déjà perdu la tête, n’ont pas totalement perdu espoir. Mais que peut l’espoir face à la puissance destructrice du Gaïaphage ?

Vous l’aurez compris, ce tome se lit avec une évidente avidité. On veut connaitre le dénouement, même si on redoute l’ultime chapitre. Michael Grant va clôturer La Peur de façon magistrale ! Quelle fin ! J’étais réellement soufflée ! Les cartes sont redistribuées, l’avenir des enfants de la Zone devient encore plus précaire… Comment ne pas se jeter sur le tome 6 dans la foulée ?!

Bilan : Un excellent avant-goût de la fin ! Un récit addictif, dur et violent, avec des personnages forts et charismatiques ! Tout simplement génial ♥

Note : 9/10

Bilan #20: Septembre & Octobre 2016

Avec un peu de retard, voici le bilan de ces deux derniers mois ! Pas de podium cette fois, je n’en voyais pas l’intérêt avec aussi peu de lectures. Autant j’adore me torturer l’esprit pour savoir qui ira sur mon podium, autant là la surprise ne serait pas de taille vu que j’ai eu quelques petites déceptions. Voyons ça plus en détails…

Gone, de Michael Grant : Je n’ai jamais si bien fait que de reprendre cette saga, je suis à fond dedans ! Le rythme ne s’essouffle pas, je suis sous le charme des personnages et quel suspense ! J’ai déjà hâte de me jeter sur la suite ! Si j’avais bien aimé le premier tome, il y avait malgré tous quelques défauts notables. Et pourtant… J’ai bien l’impression que ce sera une saga coup de cœur ♥

    

Le serment des limbes, de JC Grangé :

C’est le troisième Grangé que je lis, et à chaque fois j’ai l’impression qu’il met la barre plus haut ! J’ai mis un moment à terminer cette brique, mais j’en garde un excellent souvenir. Je vais prochainement me jeter sur La Ligne Noire et Lontano.

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L’enfant qui criait au loup, de Gunnar Staalesen:

Je remercie encore les éditions Folio et Livraddict pour ce chouette partenariat. Je ne me serais sans doute pas retournée sur ce livre en librairie, or je ne regrette absolument de l’avoir lu ! L’ambiance nordique était oppressante et les personnages bien construits. En dépit d’une fin trop expéditive et quelques passages trop mous, j’ai apprécié cette lecture.

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Les anges déchus, tome 3, de Becca Fitzpatrick :

Après le terrible final de Crescendo, mon enthousiasme est rapidement retombé. J’en attendais beaucoup de cette suite, mais il ne s’agissait que d’un tome de transition assez long et inutile par bien des aspects. Malgré tout j’ai globalement passé un bon moment. Toutefois j’attends énormément du dernier volume, en espérant ne pas être déçue !

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Breathing, tome 3, de Rebecca Donovan :

Je suis loin d’être aussi emballée que certains par cette trilogie, mais j’avais fini par m’attacher au personnage d’Emma et à sa triste histoire. Malgré tout, ce dernier tome n’est pas à la hauteur pour moi. La première partie m’a séduite, mais le reste s’est révélé trop brouillon, long et répétitif pour aboutir sur un final sans surprise. Dommage car j’en attendais beaucoup !

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Le Combat d’Hiver, de JL Mourlevat :

J’avais adoré Terrienne de cet auteur, mais j’avoue avoir été extrêmement déçue par ce roman. Je n’ai pas retrouvé la belle plume de Mourlevat et je me suis ennuyée ferme ! Bref, vite lu, vite oublié !

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Pour ce qui est de la lecture, il n’y a aucun souci. Je parviens à me ménager du temps pour lire, et surtout le plaisir est toujours là ! Seul hic : j’ai beaucoup moins de temps de chroniquer et de m’occuper de mon blog. Entre les révisions et la fatigue, il me reste du temps pour lire mais pas pour bichonner mon blog (merci la troisième année de droit…) J’écris donc mes chroniques avec beaucoup de retard, et sans réel plaisir. Je vais essayer de ne plus me laisser déborder par l’accumulation d’avis à écrire, car j’ai tout sauf envie de fermer le blog !

Côté lecture, je n’ai pas vraiment de prévisions pour les deux prochains mois. Je sais bien évidement que je terminerai la saga Gone, et j’en salive d’avance ! Je lirai aussi le tome 2 d’Une braise sous la cendre qui doit sortir prochainement. J’avais adoré le tome 1 donc je suis impatiente de dévorer cette suite ! Je pense aussi me jeter sur un Grangé.

Sur ce, j’espère que vous avez eu de belles lectures ces dernières semaines et je vous en souhaite encore plein d’autres !

The Young Elites, tome 1, de Marie Lu

Résumé : Adelina a survécu à l’épidémie qui a ravagé son pays. D’autres enfants, comme elle, ont survécu, la maladie laissant sur leur corps d’étranges marques. Les cheveux d’Adelina sont passés de noir à argenté, ses cils sont devenus blancs et une cicatrice barre la moitié gauche de son visage. Son père voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour son nom et sa famille, synonyme de malédiction. Mais la rumeur dit que les survivants ont gagné davantage que des cicatrices : ils auraient acquis de mystérieux super-pouvoirs. Et, bien que leur identité demeure secrète, ces survivants ont déjà un nom : les Elites.

Mon avis : Ces derniers temps j’étais à la recherche d’une bonne vieille dystopie, parce que ça reste toujours un genre très agréable à lire et je me projette assez facilement dans ce type d’univers. Le seul problème, c’est que je n’avais pas compris que Young Elites se déroulait au XIVe siècle ! Bon, moi qui m’attendais à société assez moderne, voire futuriste, c’est raté ! Ceci dit, ce n’est pas une déception pour autant, car j’ai passé un bon moment de lecture ;)

La fièvre rouge a ravagé le pays et n’a laissé derrière elle que la mort et la souffrance. Ceux qui ont survécu à l’épidémie en portent encore les marques sur leur corps. On les appelle les malfettos, ils sont opprimés et détestés par la majorité de la population. Mais ceux que l’on craint réellement, ce sont les Young Elites. Une bande de malfettos qui auraient développés d’étranges et dangereux pouvoirs… Adelina, une jeune malfetto détestée par son père, va voir son destin basculer lorsqu’elle décide de fuguer. Commence pour la jeune fille une véritable course-poursuite pour sa survie, mais aussi une quête pour découvrir qui elle est réellement…

Ce qui est assez frappant, et ce dès le début de notre lecture, c’est le personnage d’Adelina. L’héroïne, ou devrais-je plutôt dire l’anti-héroïne, est extrêmement atypique, et est à mille lieux des héroïnes badass qui ne cherchent qu’à faire le bien. Adelina a une âme sombre, dangereuse, mauvaise. Certes, elle a souffert de l’absence d’amour de son père mais j’ai été étonnée de découvrir un personnage aussi négatif ! J’ai plutôt adhéré à Adelina, son évolution me plait énormément mais je trouve qu’elle s’apitoie un peu trop sur son sort. Elle voit tout en noir, elle est persuadée d’être la seule à souffrir dans l’histoire et ne se rend même pas compte du mal qu’elle fait aux autres. Pour le coup, c’est un personnage original mais j’espère qu’elle gagnera en nuances par la suite sinon je risque de me lasser de sa personnalité.

Du côté des personnages secondaires, on a une palette assez intéressante et variée. Honnêtement, je ne me suis pas attachée à un seul d’entre eux, mais ils ont le mérite de titiller ma curiosité ! Enzo, par exemple, est un personnage très mystérieux. Froid, exigeant, dur, il ne va pas être tendre avec la jeune Adelina. Pourtant c’est un personnage bien plus complexe que cela, et je ne suis pas encore parvenue à le cerner dans son intégralité. Raffaele est un personnage plus doux en apparence, néanmoins il possède une part plus sombre. C’est un personnage double qui paraît très sympathique au premier abord, mais on se rend vite compte qu’il possède un aspect plus calculateur. C’est l’un des personnages qui m’a le plus séduite, j’ai hâte de voir son évolution. Celui qui tient peu ses promesses, c’est Teren. Je me suis rapidement emballée en découvrant un méchant comme je les aime, mais plus les pages se tournaient et plus je le trouvais « creux ». Dommage !

Le style de Marie Lu est somme tout assez classique. Le roman se laisse lire avec fluidité, on tourne les pages avec aisance et on est rapidement pris par le rythme du récit. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est les pensées d’Adelina en italique. Etait-ce réellement utile sachant que la narration est à la première personne ? Non c’est sûr, mais Marie Lu se contente de mettre en italique les pensées les plus sombres et mauvaises de l’héroïne ce qui accentue l’effet de dualité chez le personnage. Ce qui m’a semblée superflu par contre, c’est les points de vue de Teren et Raffaele. Ils n’apportent rien de plus au roman, et sont tellement peu nombreux et courts de surcroît que franchement… On peut très bien s’en passer.

Si l’histoire se passe au XIVe siècle comme je le disais plus haut, cela ne révolutionne pas le genre pour autant. Ce qui fait la force de Young Elites, c’est clairement les personnages complexes qui tirent l’histoire vers le haut. Sans cela, le tout serait bien fade. Certes, l’histoire plait et reste très sympa à lire mais zut ! J’aurais aimé être surprise ! Aucune des péripéties ne m’a scotchée, et je trouve cela fort dommage. Il y avait matière à créer plus de rebondissements, de créer plus de situations à suspense et même la fin qui, dans son ensemble, créé un léger cliffhanger ne m’a pas totalement convaincue. Je m’attends donc à plus de surprises dans le tome 2, que je compte lire très prochainement.

Pour ce qui est de l’univers en général, rien de bien nouveau sous le soleil. Un univers bien ficelé, mais assez classique. J’attends donc de La Confrérie de la Rose qu’il bouscule les codes habituels du genre !

Bilan : Un premier tome prometteur. Il ne révolutionne pas le genre et reste assez classique dans son déroulement, mais les personnages sont extrêmement fouillés et originaux. Un bon moment à passer aux côtés des Young elites.

Note : 7.5/10