Celle dont j’ai toujours rêvé, de Meredith Russo

Résumé : Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir vraiment aux autres.

Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Alors qu’ils passent de plus en plus de temps ensemble, Amanda comprend qu’en se protégeant ainsi, elle passe à côté de sa vie. Elle sait qu’elle doit se faire violence et lui révéler qui elle est vraiment, mais elle est terrifiée à l’idée que cela le fasse fuir…

Mon avis : Bien avant sa sortie Celle dont j’ai toujours rêvé me faisait de l’œil. La couverture avec le regard impénétrable de la jeune fille, le résumé très intrigant avec cette chute où on découvre qu’Amanda s’appelait auparavant Andrew et les nombreuses critiques positives… Bref autant d’ingrédients qui m’ont convaincus d’acheter très rapidement ce roman. Je ne regrette pas mon achat, car j’ai bien aimé ce livre même si je m’étais attendue à autre chose.

Vous l’aurez donc compris, et c’est donc sans spoiler que je le dis, que ce roman YA traite de la transsexualité. C’est un sujet extrêmement peu traité dans la littérature, enfin surtout dans la littérature mise en avant sur les présentoirs de librairie. C’était donc avec beaucoup d’excitation que j’ai débuté ce court roman (à peine 300 pages). Pourtant le sujet de la transsexualité est assez effacé. Certes Amanda en parle tout le temps au travers de sa peur du regard des autres et d’être découverte dans sa nouvelle vie, mais qu’en est-il réellement de son sentiment d’acceptation envers elle-même ? Qu’en est-il des étapes qui l’ont conduite à devenir ce qu’elle était depuis toujours au fond d’elle ?

On ne peut pas dire que j’ai été déçue non, car au travers de son livre l’auteur délivre un très beau message de tolérance et d’acceptation. D’ailleurs ce roman ne traite pas uniquement de la transsexualité, mais il évoque aussi l’homosexualité, la bisexualité, le viol et même la religion. Et je pense que c’est là tout le problème du roman. Meredith Russo a voulu traiter de tous ces thèmes qui lui tiennent à cœur, mais dans un roman aussi court, ils sont forcément survolés, voire bâclés. J’aurais donc préféré que l’auteure s’en tienne à Amanda.

Plus concrètement, Amanda est une héroïne attachante. Sensible, touchante, elle n’en reste pas moins très forte. J’ai aimé sa force face à certaines situations, et même si parfois elle craque, elle se relève toujours.

Les personnages secondaires sont malheureusement très effacés. Bee et Grant ont bien évidement retenu toute mon attention mais je regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec eux, de ne pas les avoir davantage connus car on sent que ce sont deux personnages très complexes et très intéressants. Pour ce qui est des trois amies d’Amanda, elles sont malheureusement trop peu exploitées…

Le style de Meredith Russo est très agréable, fluide et se laisse lire sans difficulté. Les pages se tournent très rapidement, et on est pris dans une certaine spirale d’addictivité tant le quotidien d’Amanda nous intéresse. J’ai apprécié les chapitres qui se passaient quelques années auparavant, lorsqu’Amanda était encore Andrew. Cela nous permet d’entrevoir ce qu’elle ressentait à cette époque et de voir comment ses parents ont réagi face à cette situation. La fin quant à elle est un peu brutale, mais je dois reconnaitre qu’elle me plait même si elle nous laisse sur un gros point d’interrogation. C’est un peu à nous d’imaginer quel serait le prologue de cette histoire…

Bilan : Un roman très touchant, mais qui manque un peu de développement.

Note : 7.5/10

L’innocence, de Brian Deleeuw

Résumé : Il s’appelle Luke Nightingale et il a 6 ans. Lors d’un froid après-midi de novembre, dans une allée de Central Park aux abords du Metropolitan Museum, il rencontre Daniel. Et sa vie bascule.
Claire, la mère de Luke, est dépressive ; elle n’a guère le temps de s’occuper de son fils et de son nouvel ami. Il y a pourtant quelque chose d’anormal chez Daniel. Exclusif et cruel, il s’emploie à faire le vide autour de Luke comme s’il se nourrissait de son malheur. Ça tombe bien : Luke est souvent malheureux. Mais ne pourrait-il l’être davantage encore ? Peu à peu, ce qui ressemblait à une simple amitié entre deux enfants revêt les allures d’une terrifiante emprise dont il devient vital pour Luke de se défaire.
Douze ans plus tard, tandis que l’enfant devenu adulte entre à l’université, Daniel, qui avait disparu, est de retour. Et Luke doit désormais se battre pour conserver le contrôle de son existence. Car certaines amitiés semblent destinées à ne jamais mourir.

Mon avis : C’est avant tout la couverture qui m’a donnée envie de lire L’innocence. Brutale, puissante, elle met immédiatement mal à l’aise le lecteur. Le résumé, ensuite, m’a intriguée. J’avais déjà hâte de rencontrer Luke et son ami Daniel, et de les voir évoluer. Mais au final je dois avouer que je suis assez déçue…

Dès les premières lignes j’ai été surprise de découvrir que Daniel était le narrateur, et non pas Luke comme je l’aurais imaginé. En effet, je pensais me retrouver face au récit de Luke qui allait se débattre face à l’écrasante personnalité de Daniel. La première partie du roman se déroule lorsque les deux garçons sont encore enfants. Le style est très particulier, Daniel étant un personnage très difficile à saisir. Je ne sais pas si la traduction est mauvaise ou non, mais je n’ai pas trouvé le style fluide ce qui a rendu la lecture assez laborieuse…

L’autre gros point noir du roman, c’est que j’avais tout deviné au bout de 30 pages à peine ! De nombreux lecteurs ont relevé cela, donc j’ignore si c’était voulu par l’auteur ou s’il a manqué son coup. Surtout que la quatrième de couverture évoque une chute surprenante ! Je me suis donc sentie un peu trahie… Lorsque la révélation finale arrive, forcément il n’y a plus aucune surprise ! Je pense toutefois que Brian Deleeuw voulait que son lecteur devine à un certain moment donné, notamment vers la troisième partie, mais quand même on est forcément déçu lorsqu’on nous promet « une explosion finale » !

Les personnages de L’innocence sont très différents de l’idée que je m’étais faite d’eux en lisant le résumé. Luke est décevant ! Je sais bien qu’on le voit au travers des yeux de Daniel, mais l’image qui nous est dépeinte ne nous donne pas envie. C’est un garçon mou, sans personnalité, qui ne réagit quasiment jamais ! Il était le spectateur de sa propre vie, alors que j’aurais aimé le voir combattre Daniel avec plus de force et d’entrain. Pour ce qui est de Daniel, j’ai du mal à me prononcer. D’un côté c’est un protagoniste extrêmement malsain, qui met mal à l’aise et qui nous perturbe mais d’un autre côté on sent qu’il a un gros besoin d’attention et d’affection. C’est le personnage le plus travaillé du roman, et c’est un peu pour lui que j’ai décidé de le finir.

En en ce qui concerne les personnages secondaires, j’ai détesté Claire, la mère de Luke. Elle est totalement fêlée, dépressive, et même si elle aime son fils, elle le néglige. C’est un personnage insaisissable, et même si je comprends qu’elle soit malade, je n’ai vraiment eu aucune pitié pour elle. A vrai dire, elle m’agaçait et tous les passages entre elle, Luke et Daniel étaient peu intéressants car ils se ressemblaient tous. Toutefois il y a d’autres personnages plus discrets qui ont retenus mon attention. Je pense notamment à Cassie, que je saurais souhaitée plus présente car elle avait un effet à la fois positif et négatif sur les garçons, et à Richard dont l’amitié avec Luke était particulière.

Le roman se découpe donc en trois parties, la première est centrée sur l’enfance des deux garçons, la seconde sur leur évolution 12 ans après et la dernière concerne davantage « la révélation ». En dépit du fait que j’avais deviné cette révélation, la fin n’en reste pas moins surprenante. L’auteur nous laisse sur une fin assez brutale qui nous récompense en quelque sorte d’avoir enduré 300 pages où il ne se passait pas grand-chose. En effet, j’ai globalement trouvé le roman très mou. On nous vante un sentiment de menace omniprésent et une tension extrême que je n’ai pas réellement retrouvés. Certes Daniel est glauque et malsain, mais le roman manquait de force et de puissance, sans doute à cause d’un Luke totalement amorphe. Certains passages, notamment vers la fin, m’ont vraiment intéressée et captivée car on prenait enfin conscience de toute l’ampleur que prenait Daniel dans la vie de Luke ainsi que de son esprit tordu, mais malheureusement ces passages étaient trop peu nombreux…

Bilan : Un thriller psychologique en demi-teinte, qui manquait de suspense et de caractère. Une petite déception.

Note : 5/10

Gardiens des Cités Perdues, tome 1, de Shannon Messenger

Résumé : Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 

Mon avis : Cela fait très longtemps que l’envie de découvrir Les Gardiens des Cités Perdues me démangeait. Quand j’ai vu que le tome 5 venait tout juste de sortir, je me suis dit qu’il était temps de rattraper mon retard ! La majorité des lecteurs compare cette saga à Harry Potter, donc forcément mes attentes étaient très élevées ! Pourtant, il en est loin, clairement… Et pour moi, il ne mérite pas tous les éloges qu’il reçoit. Mais ne vous méprenez pas, j’ai malgré tout aimé ma lecture !

Ce qui est assez déconcertant, c’est que l’on plonge très rapidement dans l’univers. A peine le temps de faire connaissance avec la jeune Sophie, que quelques pages après, elle se voit propulsée dans un nouveau monde, qu’on lui apprend qu’elle est une elfe avec des pouvoirs et que désormais elle ne reverra plus sa famille. Bon, vous l’aurez compris j’ai été abasourdie devant tant de facilité, surtout que Sophie accepte son nouvel environnement sans trop broncher. Toutes ces facilités m’ont fait tiquer, car j’estime que ce n’est pas parce que c’est un roman jeunesse qu’on ne peut pas complexifier un peu les choses !

Bref, une fois cette introduction rapide, on doit s’acclimater à un nouvel univers assez déconcertant. Avant de débuter ma lecture, je ne m’attendais pas à trouver des elfes, des gobelins, des trolls ou encore des créatures fantastiques toutes plus improbables les unes que les autres ! J’avoue que j’ai eu du mal à m’y faire. J’ai dû me raccrocher à ce qui m’intéressait vraiment, c’est-à-dire au personnage de Sophie et à tout le mystère qui l’entourait.

Sophie est une héroïne facile à suivre, attachante bien que parfois un peu agaçante. Elle n’a que 12 ans, mais elle a su faire preuve d’une certaine maturité face à des situations difficiles, voire dangereuses. L’intrigue tourne essentiellement autour du mystère de sa naissance, et de ses pouvoirs bien plus puissants que les autres elfes. C’est donc extrêmement passionnant ! J’espère seulement que son côté guimauve va disparaitre, ou au moins diminuer, parce qu’elle rougit toutes les trois pages dès qu’un garçon lui parle ou la regarde.

Pour ce qui est des personnages secondaires, il y en a à foison ! Le premier que l’on rencontre est Fitz, et on ne peut pas dire qu’il m’ait fait bonne impression. Au bout de 80 pages à peine, j’avais déjà envie de l’étrangler ! Heureusement par la suite on le voit un peu moins, ce qui permet d’apprécier davantage ses apparitions. Dex quant à lui m’a totalement séduite. J’aime sa personnalité un peu fantasque et son côté protecteur envers Sophie. Je suis curieuse de voir ce que lui réserve l’auteure. En ce qui concerne Keefe et Biana, je ne peux pas réellement me prononcer. On sent qu’ils deviendront des personnages importants, mais pour le moment leurs apparitions sont encore trop peu nombreuses pour que je me fasse un réel avis.

Shannon Messenger a également introduit une flopée de personnages adultes, qui ne m’avaient pas séduite au départ. En effet, je les trouvais tous trop beaux et trop gentils, et les seuls « méchants » se résumaient à des professeurs qui distribuaient de mauvaises notes. Heureusement, ils vont gagner en relief au fil du roman et je ne doute pas que l’auteure introduira dans sa suite de nouveaux protagonistes plus sombres pour pimenter le tout.

Comme je le dis plus haut, j’ai eu un peu de mal au début de ma lecture. Pourtant plus j’avançais dans le roman, plus je devenais accro en dépit de tous les défauts du livre ! En effet l’écriture de Shannon Messenger n’en reste pas moins très addictive et les événements qui s’y déroulent sont captivants. Les mystères s’accumulent, nos questions aussi, et je suis réellement curieuse d’en apprendre plus sur le mystérieux Cygne Noir et le Projet Colibri. Je dois reconnaitre que le dernier quart était vraiment excellent, tant au niveau suspense qu’au niveau frisson ! C’est donc sur une excellente note que j’ai refermé ce premier tome, qui me donne déjà envie de lire le deuxième.

Si pour moi ce n’est clairement pas le nouveau Harry Potter, Les Gardiens des Cités Perdues peut s’apparenter à un Tara Duncan (à ses débuts) amélioré, ou à une sorte d’Oksa Pollock. Toutefois Shannon Messenger, même si elle reprend les codes classiques de la littérature jeunesse, a su créer un univers bien à elle.

Bilan : Malgré quelques défauts, cette lecture n’en reste pas moins addictive, et je la recommande aux lecteurs de tout âge !

Note : 7.5/10

The Raven Cycle, book 3 : Blue Lily, Lily Blue, by Maggie Stiefvater

Résumé : (traduction personnelle) Rêver est dangereux. Mais être éveillé peut être encore plus dangereux. Pour la première fois de sa vie, Blue Sargent a des amis en qui elle peut faire confiance, un groupe auquel elle appartient. Les Raven Boys l’ont accepté comme l’une d’entre eux. Leurs problèmes sont devenus les siens, et ses problèmes les leur. Mais le souci avec les choses que l’on trouve, c’est qu’elles peuvent être facilement perdues. Les amis peuvent trahir.  Les mères peuvent disparaitre. Les visions peuvent mentir. Les certitudes peuvent se défaire…

Mon avis : Voilà maintenant trois ans que j’attends désespérément la sortie du tome 3 de Glendower en français. Je sais bien que la saga n’a jamais réellement trouvé son public, mais Black Moon pourrait au moins avoir la décence de dire qu’ils ne publieront JAMAIS la suite. J’ai donc décidé de me jeter sur cette suite en VO, et honnêtement je ne regrette pas ! Les couvertures sont mille fois plus belles et fidèles à l’univers, et je me suis rendue compte que la traduction dénaturait énormément le récit de Maggie Stiefvater…

Je crois déjà que je ne saurais pas décrire tout le bonheur que j’ai ressenti entre retrouvant tous ces personnages absolument fabuleux ! Je suis toujours aussi fan de Blue, qui est bien loin de ces héroïnes niaises et dont le cœur balance entre les différents beaux gosses qui l’entourent. Au contraire, Blue est imprévisible et surtout, elle dit ce qu’elle pense ! Elle entretient une relation très particulière avec chacun des garçons, et cela rend leur amitié encore plus fabuleuse et captivante. Dans Blue Lily, Lily Blue, la jeune fille va beaucoup évoluer et reprendre une place assez centrale par rapport au dernier tome, où Ronan était davantage mis en avant. Ici, Blue va se heurter à certains secrets du passé qui risquent de bousculer son avenir…

L’autre gros plaisir du roman ? Retrouvez les Raven Boys ! J’adore le lien qui les unit, chacun entretenant une relation assez étrange avec l’autre. Tout d’abord il y a Gansey, le leader. Aaaah Gansey, vraiment j’adore ce personnage ! J’aime sa façon de voir les choses, j’aime comment il agit avec Blue, j’aime sa façon d’être présents auprès de ses amis lorsqu’ils ont besoin de lui… Bref, c’est un personnage que j’adore ! Dans ce tome, Adam se cherche. Il ne semble toujours pas trouver sa place parmi eux, ni même au sein de la quête. Et pourtant, il a un rôle crucial à jouer, voire fondamental. L’évolution du personnage d’Adam est sans aucun doute la plus importante de ce troisième volume et risque de changer beaucoup de choses dans la personnalité du garçon et dans ses actes. Pour ce qui est de Ronan, bien qu’il soit un peu plus en retrait, ses apparitions n’en restent pas moins très intéressantes et son humour toujours aussi noir et mordant !

La plume de l’auteure est absolument fabuleuse, et la traduction française ne lui rendait définitivement pas hommage. J’ai donc redécouvert le style enchanteur de Maggie, très poétique ! Certains passages n’en sont que plus poignants. En tout cas, je n’ai eu de cesse d’être émerveillée face à sa plume !

La quête en elle-même avance à pas de géant. On sent que le dénouement est proche. Mais plus on semble se rapprocher de la fin tant attendue, plus l’angoisse monte. Ce tome est semé d’embûches, le moral de nos personnages est mis à rude épreuve et leurs vies semblent plus en danger que jamais. Je suis curieuse de savoir s’ils resteront unis jusqu’au bout ou si cette quête aura eu raison de leur amitié. En effet, il ne faut pas oublier qu’une fois qu’ils auront retrouvé Glendower, ils ne pourront lui demander qu’un seul vœu. Or cela a de quoi créer des frictions entre les quatre amis !

Cela ne se ressent probablement pas assez dans ma chronique, mais cette saga je l’aime vraiment ! Elle fait sans aucun doute partie de mes sagas chouchoutes, celles que l’on chérit parce que les personnages nous fascinent, nous font vibrer et nous surprennent. L’intrigue en soi n’est pas des plus compliquées. Et pourtant, Maggie Stiefvater a su créer un univers original, très développé et bourré de détails, ce qui le rend absolument crédible. Je suis totalement fan de la magie qui s’en dégage et je pourrais rester plongée dans cet univers trèèèès longtemps sans que je parvienne à m’en lasser. J’ai extrêmement hâte de lire The Raven King, mais en même temps je ne suis pas pressée de quitter l’univers et la quête qui m’ont tant fait vibrer, ainsi que des personnages aussi attachants…

Bilan : Avec un style enchanteur, une intrigue extrêmement bien ficelée et des personnages toujours aussi captivants et très développés, Maggie ne fait que confirmer ce que je savais déjà : cette saga fait partie de mes préférées ! En tout cas, ce tome est un coup de cœur ♥

Note : 9.5/10

The End of the World running club, d’Adrian J. Walker

Résumé : Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint. Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-même. Séparé de sa femme et de ses enfants par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre. Courir. Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même. Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même. S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours.

Mon avis : Voici un roman post-apocalyptique qui nous permet de voir l’avant, le pendant et l’après d’une catastrophe. Ces différentes étapes sont très intéressantes à suivre, surtout qu’elles mettent en scène un héros qui n’en est pas un : Edgar. Edgar n’est pas un très bon père, ni même un très bon mari. Les couches, les biberons, tout ça l’épuise et il préfère trainer sur le canapé avec une bonne bière à la main. Pourtant, cette fin du monde imminente va lui donner un coup de pied au derrière et lui faire réaliser que la chose la plus précieuse qu’il possède, c’est sa famille. A partir de ce moment-là, Edgar va se battre comme un acharné et faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger sa femme et ses deux enfants.

The End of the Word running club est un sacré pavé. Heureusement que le style de l’auteur est très fluide, sinon la lecture aurait pu être laborieuse ! Mais non, les 550 pages se laissent lire avec aisance. Toutefois je dois reconnaitre que je n’aurais pas été contre 100 pages de moins ! En effet, il y a certains passages inutiles, où on tourne un peu en rond et qui ne font guère évoluer l’histoire. Le rythme est parfois assez lent, même si on ne s’ennuie pas pour autant, mais je m’étais attendue à plus d’action et plus de nerf, surtout au vu du résumé !

Les personnages ne sont pas réellement attachants, et je dois dire que j’ai ressenti une certaine distance entre eux et moi. C’est assez compliqué à expliquer, mais j’avais davantage l’impression d’être une simple spectatrice de leur périple, plutôt que de vivre ces aventures à leurs côtés. Je ne les ai pas réellement trouvé sympathiques, certains étaient assez caricaturaux ce qui m’a empêchée d’être réellement touchée par certains événements.

Adrian J. Walker nous dépeint une vision assez sombre de l’Humanité, mais étrangement réaliste. Face à ce genre de situation, on ne sait pas comment vont réagir les gens. Même si certains passages sont assez durs et certains protagonistes très cruels, une lueur d’espoir demeure présente et on se dit que l’Humanité n’est peut-être pas perdue. Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, ni même que ma sœur me l’ait offert à Noël. En dépit de quelques défauts, c’est un bon post-apocalyptique criant de réalisme.

Bilan : Une bonne lecture, malgré des passages un peu plus lents et des personnages auxquels on ne parvient pas réellement à s’attacher.

Note : 7.5/10

 

Miserere, de Jean Christophe Grangé

Résumé :  « Ce sont des enfants. Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits. Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille. Mais leur pureté est celle du Mal. »

Étrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de chœur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36… Pour mener l’enquête, deux flics borderline : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

Mon avis : Avec Miserere, Grangé parvient une fois de plus à me convaincre et à me séduire ! Il y a quelques années j’avais été voir l’adaptation cinématographique sans pour autant qu’elle me laisse un souvenir impérissable, mais on m’avait aussi avertie que le livre était bien mieux. Et c’est le cas, tant j’ai adoré cette lecture !

Dans Miserere, Grangé ne perd pas de temps et plonge directement son lecteur dans l’enquête qui va rythmer le roman. Ces premières pages sont donc l’occasion pour nous d’appréhender l’univers religieux et de la chorale. Très vite on sent que cette enquête sera semée d’embûches et que Grangé nous réserve de nombreuses surprises !

Le premier point positif qui me vient en tête quand je pense à ce roman, c’est le tandem formé par Kasdan et Volokine. Très différents et pourtant si complémentaires, les deux hommes se complètent à merveille et forment un duo explosif ! Ils ne sont pas officiellement chargés de l’enquête et pourtant, ils vont tout donner pour découvrir l’identité du meurtrier. Chacun étant motivé par des raisons très personnelles, ils sont prêts à tout et n’hésitent pas à flirter avec l’illégalité pour notre plus grand plaisir ! En effet, le récit n’en est que plus énergique et imprévisible !

Le personnage de Kasdan m’a convaincue dès le départ. Flic à la retraite, ce n’est pas pour autant qu’il a oublié ses réflexes et il va se montrer plus déterminé que jamais dans cette enquête. Toutefois, le vrai personnage qui m’a séduite c’est celui de Volokine. Jeune, drogué, séducteur et borderline, Volokine n’a aucune limite et j’ai aimé la rage qui l’animait. Au final j’ai trouvé les deux personnages très touchants !

Le style de Grangé est une fois de plus égal à lui-même. Trash, gore, Grangé ne mâche pas ses mots et sait mettre mal à l’aise son lecteur. Et pourtant, on en redemande sans cesse ! En tout cas, Grangé sait manier les mots et le suspense qui va avec !

Au départ, même si le roman commence sur les chapeaux de roues, l’intrigue reste assez simple. Néanmoins on va rapidement se rendre compte que Grangé cache plus d’un tour dans son sac (comme à chaque fois !) et on va aller de surprises en rebondissements. Une fois de plus, on sent que l’auteur s’est énormément documenté avant de débuter l’écriture de son roman. C’est très plaisant de lire un thriller aussi captivant, de vibrer aux côtés des personnages mais également d’apprendre des choses en même temps !

Le thème des enfants est assez osé, mais extrêmement bien traité. J’ai trouvé certains passages glaçants, effrayants… Grangé nous offre un final explosif dont il a secret, et nous laisse sur un épilogue des plus rageants… mais qui révèle tout le génie de l’auteur ! Avec Miserere, Grangé démontre une fois qu’il est le maitre du thriller en France !

Bilan : Encore un Grangé qui fait mouche ! J’ai adoré les personnages et l’histoire m’a captivée. A lire !

Note : 8.5/10

 

Dark Secrets, tome 2 : Le Disciple, d’Hjorth & Rosenfeldt

Résumé : À Lärjungen, une série de meurtres vise les femmes. Lorsque Sebastian Bergman s’empare du dossier, il se rend compte que l’assassin reproduit exactement la façon de procéder d’Edward Hinde, serial killer manipulateur qu’il a lui-même mis derrière les barreaux. Mais pour lui il s’agit d’un imitateur. Le profiler est alors réintégré dans son ancienne équipe. En progressant dans l’enquête, Bergman comprend que toutes les victimes ont un rapport avec lui…

Mon avis : Dernièrement, j’avais lu Dark Secrets, un thriller nordique quasiment inconnu en France (quel dommage soit dit en passant !). J’avais énormément accroché aux personnages, l’enquête avait quelque chose de réellement hypnotique et la fin était absolument scotchante ! Alors forcément, je ne pouvais pas attendre plus longtemps avant de me jeter sur Le Disciple ! Et je n’ai aucun regret, si ce n’est celui de ne pas avoir le tome 3 sous la main !

Je n’avais pas quitté les personnages depuis très longtemps, et pourtant ils m’avaient presque manqué ! C’est donc avec joie que l’on retrouve Sebastian Bergman, ce séducteur arrogant. La fin du tome précédent nous laissait sur une révélation majeure qui allait changer énormément de choses dans le quotidien du profiler et dans ses relations avec un autre membre de l’équipe de Torkel. Dans Le Disciple, le passé de Sebastian va ressurgir une fois de plus et son implication dans l’enquête va prendre une tournure toute personnelle… En tout cas, la psychologie du personnage est très poussée, j’adore ce qu’en ont fait les auteurs. Je le trouve attachant, tout en étant effrayant et malsain ! Bref, un personnage ambigu comme je les aime !

Hjorth et Rosenfeldt ont également fait du bon boulot du côté des autres membres de l’équipe. S’ils avaient posé les fondations, les auteurs font ici un gros travail de construction ! Les personnages sont encore plus développés, je pense notamment à Ursula dont on connait enfin la nature de son aversion pour Sebastian et Billy qui était resté en retrait jusque-là, mais qui se révèle être bien moins lisse que ce que je pensais. On devine que les auteurs nous réservent encore de belles surprises pour la suite ! De nouveaux personnages apparaissent, et certains d’entre eux m’intriguent au plus haut point. Je pense notamment à Ellinor, dont je suis curieuse de découvrir l’évolution.

Le roman s’articule autour de deux intrigues : celle qui accapare l’équipe de Torkel et celle qui concerne plus spécialement le passé de Sebastian. La première est absolument passionnante, tant elle est imprévisible. Très différente de l’enquête du premier tome, les enjeux sont ici plus importants. En effet, l’équipe fait fasse un tueur en série ! Je tire mon chapeau en tout cas pour la qualité de l’intrigue et les rebondissements qui sont toujours au rendez-vous ! La seconde intrigue, celle qui concerne tout particulièrement Sebastian, m’a elle aussi happée. On ignore comment vont évoluer les choses, on demeure dans le flou et c’est tant mieux !

Dans ce deuxième volume, on n’a jamais le temps de reprendre notre souffle, et j’ai ressenti le même effet hypnotique que lors de ma première lecture. J’adore, je suis fan ! En tout cas, la fin nous laisse une fois de plus sur un suspense ! C’est moins insoutenable que pour Dark Secrets, mais cette fin nous laisse présumer un tome 3 excellent !

Bilan : Des personnages de qualité, une enquête passionnante, un style addictif… Que demandez de plus ?

Note : 8.5/10