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Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, de Beth Fantaskey

Résumé: Jessica attendait beaucoup de son année de terminale : indépendance, fêtes à n’en plus finir… Elle n’avait certainement pas vu venir Lucius Vladescu ! Soudain, elle découvre que ses parents l’ont adoptée seize ans plus tôt en Roumanie, quand elle s’appelait encore Antanasia. Et, entre sa naissance et son adoption, ses vampires de parents biologiques ont eu l’excellente idée de la fiancer à un prince vampire, qui débarque aujourd’hui aux Etats-Unis pour récupérer sa promise. Lucius est beau, prévenant, élégant: ça ne fait aucun doute, Jessica va lui tomber dans les bras. Malheureusement, la fiancée en question a d’autres projets et pas la moindre envie de suivre un inconnu en Roumanie, tout prince vampire qu’il soit!

Mon avis: Ces derniers temps, j’ai enchainé pas mal de lectures que j’ai moyennement apprécié, il me fallait donc un petit roman détente pour me remettre dans le rythme! Et Comment se débarrasser d’un vampire amoureux est parfait pour ça!

Jessica mène une vie plutôt tranquille à la ferme de ses parents adoptifs, et ses seuls soucis se résument à la préparation de son concours de maths, à s’amuser avec sa meilleure amie Mindy et à comment approcher Jake. Mais son quotidien va être bousculé à l’arrivée de Lucius Vladescu, tout droit venu de Roumanie, qui lui déclare que ses parents biologiques étaient des vampires très influents et qu’il est prévu depuis leur naissance qu’il épouse Jessica, et qu’ensemble ils règnent sur le monde des vampires. Des vampires? Sérieusement? Jessica a bien peur d’être tombée sur un affreux psychopathe à moitié fou…

Si je m’attendais à des personnages sans trop de relief avant de débuter ma lecture, ce n’est finalement pas ce que nous offre Beth Fantaskey! En effet, Jessica change plutôt des héroïnes que l’on a l’habitude de croiser dans ce genre de roman. Elle n’est pas fashion et mène une vie désespéramment normale, et ça lui convient parfaitement! J’ai aimé le fait qu’elle fasse tout pour se débarrasser de Lucius et qu’elle ne lui tombe pas toute crue dans le bec! Son caractère et ses répliques m’ont vraiment beaucoup amusée et j’ai eu vraiment le sentiment de me retrouver face à une adolescente normale (Qui, dans la réalité, accepterait de croire un garçon un peu fou lorsqu’il déclare être un vampire?). Lucius, quant à lui, m’a réservée plein de surprises. J’ai véritablement aimé sa façon de percevoir le monde des « petits américains » et j’étais littéralement plié de rire face à sa perplexité constante. Ceci dit, plus on avançait, plus je me suis rendue compte qu’il n’était pas forcément ce qu’il prétendait être. Monsieur cache beaucoup de choses et c’est tant mieux! Du coup le livre m’a paru bien moins simple…

Les personnages secondaires sont peu travaillés, et c’est ce qu’on pourrait reprocher à l’auteure. Certains m’intriguaient vraiment, mais on passe vraiment trop vite sur eux. Mais malgré tout, je me suis attachée à la famille de Jessica qui est originale et rafraîchissante.

L’écriture de Comment se débarrasser d’un vampire amoureux n’est pas fantastique, mais elle a le mérite de savoir nous faire rire! Comme le roman est écrit à la première personne, les pensées cinglantes de Jessica nous amusent énormément, mais en même temps on est aussi touché par ce qu’elle ressent vis-à-vis de ses parents biologiques dont elle ignore tout. Ce que j’ai trouvé très intelligent de la part de Beth Fantsakey, c’est d’avoir glissé entre certains chapitres des lettres de Lucius Vladescu qui paraissent tordantes au premier abord mais qui se révèlent bien plus sérieuses que ça.

L’intrigue de ce roman peut paraître légère et peu travaillée mais plus on avance, plus on comprend que les enjeux sont sérieux et bien présents. Ça m’a franchement étonnée de voir le ton léger et marrant du début gagner en gravité et même en tristesse. Cette histoire n’est pas aussi rose qu’elle n’y paraît! Bon, malgré cela, certains points restent trop peu fouillés en particulier tout ce qui touche aux vampires. Ce roman n’est pas un livre d’action mais on est quand même prit par le rythme et le « suspense ». La fin m’a semblée un tantinet trop rapide, j’aurais aimé plus de pages surtout au vu des événements insoupçonnés! J’ai donc globalement apprécié cette lecture détente (pas si simplette que ça!) mais je ne lirai pas la suite. Je prends ce roman comme un one-shot, il se suffit à lui-même surtout que le deuxième tome est visiblement peu apprécié.

Bilan: Une étonnante surprise! Ce roman léger s’est révélé plus complexe que ce à quoi je m’attendais. Une bonne découverte, même si il ne restera pas dans les annales.

Note: 7/10

Le Protectorat de l’Ombrelle, tome 1: Sans Âme, de Gail Carriger

Résumé: Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : Cela fait plus d’un an et demi que le Protectorat de l’Ombrelle prend la poussière dans ma bibliothèque, alors sur un coup de tête j’ai décidé de le découvrir ! Et je dois dire que le bilan est assez réjouissant…

C’est en pleine époque victorienne où vampires, loups-garous et fantômes ont fait leur coming out, que vit Mademoiselle Alexia Tarabotti, une vieille fille de 26 ans. Cette dernière, en plus d’être affublée d’un physique jugé disgracieux par la société car trop italien, est une paranaturelle, plus communément appelée une Sans Âme, c’est-à-dire qu’elle a le pouvoir de neutraliser toutes les créatures surnaturelles d’un simple contact. Miss Alexia, qui a toujours le don de se fourrer dans un pétrin pas possible, va se retrouver avec un meurtre de vampire sur le dos, un loup garou dans les pattes et pleins d’autres ennuis encore…

Ce qui m’a interpellée dès le début c’est le style peu commun de l’auteure. J’ai trouvé l’écriture assez bien adaptée pour l’époque, surtout au niveau des dialogues et des explications scientifiques typiques de ce qu’on aurait pu penser au XIXème siècle, mais en même temps Gail Carriger nous plonge dans un récit plein de fraîcheur et d’humour! Et quel humour! Je me suis souvent surprise à sourire et à rire de bon cœur avec les personnages. Le second degré et les réparties entre les protagonistes sont ici très bien exploités puisqu’ils n’enlèvent pas non plus le sérieux et les enjeux de l’intrigue. Je déplore simplement le fait que je me sentais un peu retrait dans les premières pages car le fait de dire à chaque fois « Mademoiselle Alexia Tarabotti » met une certaine distance entre le lecteur et l’héroïne, mais passé ce cap et avec l’habitude on n’y prête plus guère d’attention.

Je dois reconnaître également que la mythologie créée par l’auteure est très bien trouvée, notamment avec tout ce qui concerne les Sans Âme, et celle des loups-garous et des vampires est très bien revisitée. J’ai aimé en apprendre beaucoup sur le fonctionnement de leur société, avec un vocabulaire très original (ruche – reine – larve), qui se mêle avec brio à l’Epoque Victorienne. Je m’attendais à un peu plus de steampunk, je reconnais, bien que je suis loin d’être une spécialiste du genre. En tout, il m’a semblée que c’était très discret mais peut-être que cette particularité s’accentuera par la suite.

En dépit de chapitres assez longs (à moins que ce soit parce que j’ai enchaîné avec des romans avec de courts chapitres?), le rythme est assez soutenu et on tourne les pages très vite puisqu’on est pris dans le feu de l’action. Il ne m’a pas fallu longtemps pour devenir accro et ne plus pouvoir le lâcher au final! L’action est assez présente, mais surtout surprenante et très prenante! L’intrigue s’étoffait tout doucement et prenait de plus en plus d’ampleur, ce qui prouve bien que malgré toute cette bonne dose d’humour, on avait droit à des enjeux sérieux.

Venons-en aux personnages maintenant… Si Alexia Tarabotti n’est pas aussi Sans Âme que ce que je mettais imaginé, elle fait quand même fort du côté transgression et mauvais caractère! Je ne dirais pas que ce personnage est attachant, mais il reste intéressant et même plutôt comique. Lord Maccon, au moins aussi buté que la jeune femme, est le personnage masculin fort du roman. J’ai réellement apprécié ses prises de bec avec Alexia et en même temps cette espèce d’attirance entre eux. Du côté des personnages secondaires, je retiens Lord Akeldama, ce vampire solitaire des plus excentriques, Ivy, la meilleure amie de l’héroïne qui n’en est pas moins très opposée, et Lyall, le Bêta (le second, en quelque sorte) de Lord Maccon, qui m’intrigue beaucoup et me semble bien différent des autres loups-garous. J’ai donc hâte de voir ce que toute cette belle brochette va donner pour la suite… Et oh miracle! Une saga bit-lit en 5 tomes! Je me réjouis d’avance puisqu’avec les séries à rallonge comme Anita Blake qui compte plus de vingt tomes (et que c’est pas fini!), on pourra enfin connaître très vite le fin mot de l’histoire sans appréhension d’un éventuel lassage (quoi ça ne se dit pas? Et alors! vous m’avez compris :D)

Bilan: Un humour formidablement bien dosé, une intrigue bien ficelée, un duo haut en couleurs… Bref: vite la suite!

Note: 8,5/10

Les Vampires de Manhattan, tome 2: Les Sang-Bleu, de Melissa de la Cruz

Résumé : A Venise comme à New York, la fête bat son plein. Sublime et glaciale, la rivale de Theodora Van Alen, Mimi Force, prépare le grand événement chez les vampires: le bal des Quatre-Cents. Robes haute couture, hype attitude, baisers vénéneux dans les palaces, tout serait parfait si derrière les masques les vrais dangers ne guettaient pas Theodora et ses amis… Des vampires sexy en Coco Chanel illuminent Manhattan.

Mon avis : Je n’ai guère attendu avant de me précipiter vers le tome 2 comme vous pouvez le voir ! Et le bilan est plutôt positif puisque les petits défauts du début se sont éclipsés et que l’intrigue se met désormais bien en place…

Après l’assassinat de sa grand-mère par un Sang d’Argent, Theodora décide de se lancer à la recherche de son grand-père qui semble être le seul en mesure de les aider contre cette terrible menace, que tout le monde semble vouloir passer sous silence. Pour cela elle doit se rendre à Venise, mais Oliver ne renonce pas à l’accompagner ! Restés à Manhattan, Mimi prépare quant à elle plusieurs coups foireux, tous prêts à déraper, tandis que Bliss, qui se remet difficilement de la mort de Dylan, est en proie à divers événements troublants…

J’ai eu grand plaisir de retrouver les personnages du tome 1 mais également de voir que Melissa de la Cruz en avait introduit de nouveaux ! Si j’avais aimé Theodora dans le tome 1, ici elle se révèle encore plus intéressante. Elle ne fait pas partie de ces héroïnes super fortes qui réussissent tout ce qu’elles veulent. Au contraire, elle est plutôt singulière et son aspect unique m’a séduite plus que jamais ! Cependant Mimi reste mon personnage préféré ! C’est vraiment quelqu’un qu’on déteste adorer et qu’on adore détester ! Dans Les Sang-Bleu, elle est plus démonique que jamais, tout en laissant parfois deviner une autre personnalité plus fragile. Bliss, quant à elle, m’avait laissée de marbre et je n’avais pas aimé ce personnage du tout, sans bien savoir pourquoi. Mais pourtant ici, l’auteure a su me la faire apprécier davantage. Qui sait peut-être que je vais finir par l’adorer ? 😉 Mais il faut dire que l’intrigue qui gravite autour d’elle est aussi bien plus intéressante.

On a malgré tout toujours que deux personnages masculins sur l’affiche. Jack, en proie à de gros doutes en ce qui concerne sa sœur et Theodora, qui reste assez fidèle à lui-même et Oliver plus attachant encore qu’avant. Néanmoins, un autre personnage masculin m’intrigue. Il s’agit de Kingsley et mon petit doigt me dit qu’on n’a sûrement pas fini d’entendre parler de lui…

Côté intrigue, cette dernière s’étoffe plus encore. La mythologie des Sang-Bleu et des Sang-d’Argent nous est encore plus expliquée et les premières révélations tombent ! Bref on peut dire que l’auteure sait s’y faire pour qu’on ait envie de lire la suite ! J’ai trouvé que l’action était également plus présente dans ce second opus. En plus, cette fin est juste… A hurler ! Des rebondissements de dernière minute, des révélations à couper le souffle… Non mais ce n’est pas humain de nous faire ça ! L’auteure aurait-elle un côté Mimi en elle ? Bref maintenant il me FAUT la suite !

Bilan : Un tome 2 encore meilleur, où l’intrigue s’étoffe davantage tout comme les personnages. Bref il nous achève d’être accro !

Note : 8.5/10

Les Vampires de Manhattan, tome 1, de Melissa de la Cruz

Résumé: Il n’y a pas plus glamour que Mimi et son frère Jack au lycée ultra chic Duchesne, à New York. Snobs et branchés, ils forment avec leurs amis un club très sélect. Theodora, qui est plus vintage que Prado, n’est pourtant pas insensible au charme du très sexy Jack. Pourquoi un garçon si populaire s’intéresse-t-il soudain à elle ? Quel rapport avec Aggie, une élève retrouvée morte, vidée de son sang ? Theodora est déterminée à le découvrir quand apparaît sur sa peau un entrelacs de veines bleutées qui lui glace le sang. Elle non plus n’est pas une fille
tout à fait comme les autres…

Mon avis: J’ai un peu décidé de commencer cette saga sur un coup de tête. Lorsqu’une saga me tente, mais que les avis sont assez mitigés pour ses débuts, je prends en principe le temps avant de me lancer. Mais là, je ne sais pas… J’ai vu ce petit poche qui me faisait de l’œil avec ses petits gratte-ciels sur ciel mauve, et ce visage au regard tellement… supérieur ! Bref je n’ai pas résisté très longtemps lol Et me voilà donc avec une saga de 7 tomes à lire, puisque je peux déjà vous dire que je suis accro aux Vampires de Manhattan !

Theodora va au même lycée privée que Mimi et Bliss. Pourtant elle ne fréquente pas le même monde que ces dernières. Elle ne prête aucune importance à la mode et n’hésite même pas à venir accoutrée comme une « clocharde » au prestigieux lycée de Duchesne, où elle n’a d’ailleurs que deux amis : Dylan, un marginal un peu rebelle et Oliver, dont elle est très proche. Pourtant après le mort d’une jeune lycéenne retrouvée exsangue, Jack Force, le garçon le plus populaire et branché de tout New York, va se rapprocher de Theodora. Pourquoi semble-t-il s’intéresser à elle ? Et pourquoi leur cache-t-on des choses à propos de la mort de cette jeune fille ?

Ce qui m’a d’abord fait fondre, c’est l’atmosphère tellement snob dépeint par l’auteure. J’ai trouvé que toute cette avalanche de marques et de descriptions de robes nous mettaient parfaitement en situation. Attention, l’ambiance est très Gossip Girl ! Mais ensuite, on voit bien que l’auteure a mis en place une vraie intrigue avec des personnages qui m’ont l’air fort intéressants…

Tout d’abord, je suis tombée sous le charme de Mimi. Oui, oui c’est possible ! J’ai adoré son caractère (croyez-moi, puisque je vous dis que ce n’est pas une blague !). Elle sait qu’elle peut tout avoir, que tout le monde est à ses pieds et qu’elle n’a qu’à claquer des doigts pour qu’on fasse absolument tout ce qu’elle désire. Son côté supérieur et terriblement snob m’a captivée ! J’ai plus que hâte de retrouver ce personnage, surtout que je trouve sa relation avec Jack, son frère, est très très étrange et presque malsaine, donc ça m’intéresse 😀 Ensuite, Theodora est vraiment le personnage qui contrebalance avec cet univers branché de gosses de riches. Elle est discrète mais en même elle se pose les bonnes questions et elle ose parfois s’immiscer dans des affaires dangereuses. Le personnage qui n’a pas du tout peu intéressé est Bliss. On a du mal à savoir sur quelle longueur d’onde elle se trouve, elle a mis chemin entre Mimi et Theodora, et son incertitude m’a un peu agacée. J’espère me réconcilier avec son personnage par la suite.

Du côté des mâles, j’avoue que Jack Force (j’ai du mal à séparer son nom de famille de son prénom 😛 ) éclipse un peu ses concurrents. Il en impose, il est classe mais en même temps il est un peu à part de l’univers branché et snob de Duchesne. En plus c’est le frère de Mimi, donc voilà il a vite gagné des points. J’ai hâte de voir comment va évoluer Jack. Après on a également Oliver qui a retenu mon attention ! Ce meilleur ami dévoué est tout simplement adorable ! Par contre Dylan m’a laissée un peu plus de marbre. Peut-être parce qu’il est lié à Bliss qui ne m’a enchantée ?

Le style d’écriture en jette, je trouve. En effet, comme je le disais plus haut, on est vraiment plonger dans un univers de fils à papa et Melissa de la Cruz arrive même à nous le faire aimer ! Si c’est pas beau, ça ? En plus, malgré le fait que ce soit écrit à la troisième personne, on ressent très bien les émotions des personnages. En plus cette petite alternance de points de vue entre les trois filles fonctionne très bien !

Après, je suis un peu déçue que le titre en dise trop. Certes on se doute que ça va parler de vampires, mais en même temps l’auteure garde un léger suspense jusqu’au milieu du tome. Je pense donc qu’il aurait été judicieux de conserver le titre VO, qui en dit sans trop en dire. (En VO, c’est « Blue Bloods »). Et, puisqu’on en parle, j’ai été envoûtée par la mythologie de cette saga ! Certes on nous en dévoile assez peu mais elle promet d’être vraiment époustouflante ! En plus, c’est ultra original, donc aucune chance de tomber sur une autre saga qui aborde le thème des vampires sous cet angle. Maintenant j’ai plus qu’envie de voir où l’auteure va nous mener, parce qu’avec cette fin, une multitude de possibilités s’ouvrent à nous ! Tout ce que j’ai envie d’ajouter, c’est que le tome 2 est déjà en commande…

Bilan : Agréablement surprise puisque je ne m’attendais pas à tant aimer ! Moi qui voulais une lecture détente tout simplement, je me retrouve avec une saga qui commence fort sur les bras, et ce pour mon plus grand plaisir ! J’ai grand hâte de retrouver les personnages (surtout Mimi hihi) et l’univers de l’auteure qui promettent beaucoup.

Note : 8.5/10 (puisque 8 ne me paraît pas assez, mais que 9 se rapproche du coup de cœur et qu’on y est pas encore !)

Anita Blake, tome 5: Le Squelette Sanglant, de Laurell K. Hamilton

anita blake

Résumé: Bert, mon boss, a encore eu une de ces idées de tarés dont il a le secret : relever tout un cimetière de morts très anciens qui ne demandaient rien à personne. D’accord, c’est probablement un gros contrat qui devrait arranger la comptabilité de la boîte et pour une réanimatrice comme moi, il faut bien reconnaître que c’est plutôt valorisant. Bref, je vais sur place, où mon intervention est censée régler un conflit entre un promoteur et une vieille famille locale. À peine arrivée, je découvre qu’un tueur en série, nécrophile, nécrophage ou je ne sais quoi fait des ravages dans le coin. Sûrement un de mes vieux copains. Il y a des moments où l’on aurait envie de changer d’air!

Mon avis:Près de 7 mois après que j’ai lu le tome 4, j’ai soudain eu envie de me replonger dans un petit Anita Blake, une lecture sans chichis qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui sait nous détendre. Toutefois, si ce tome m’a bien plu, il m’a aussi un peu déçu par moment…

Anita est appelée par Bert pour relever toute une fosse commune vieille de plus de deux siècles. Mais à moins d’un sacrifice humain, cette action semble impossible… Pourtant la société multimillionnaire qui paye ses services semblent ne pas vouloir la lâcher… En parallèle, elle doit enquête avec la Brigade d’Investigation Surnaturelle sur une macabre découverte: trois corps de jeunes adolescents ont été retrouvés gravement mutilés. Quel sorte de monstre a bien pû faire ça? Il se trouve que cette enquête va l’amener à quémander l’aide de Jean-Claude, pour le plus grand plaisir de ce dernier…

Honnêtement? J’ai bien aimé cette enquête! C’est l’une des plus passionnantes qu’on ait pû avoir jusque là, et en plus L.K. Hamilton semble prendre davantage son aise pour nous décrire les moindres petits détails gores… Tout m’a donc semblée encore plus réaliste! En plus on est souvent mené sur des fausses pistes et on se demande qui en est le responsable. De plus j’ai apprécié l’apparition d’une nouvelle espèce surnaturelle que nous n’avions pas encore rencontrée jusque là: des fairies!

Ce tome est pour moi celui des révélations. En effet le personnage d’Anita est sous les projecteurs et on apprend plein de petits détails sur son passé, ce qui m’a comblée. Elle se dévoile davantage et de nouvelles facettes de sa personnalité apparaissent au grand jour. Maintenant parlons de Jean-Claude… J’étais déjà tombée sous le charme de ce vampire arrogant, sûr de lui et terriblement agaçant mais là… Je l’A-DO-RE! Il est plus présent que d’habitude, au profit de Richard l’homme aux poils qui ne fait qu’une malheureuse apparition. On apprend à connaître ses personnalités différentes mais surtout: son sombre passé! Et là je suis conquise à 100%! La relation entre nos deux protagonistes évoluent et j’ai hâte de voir par la suite comment Anita va se dépêtrer entre ses deux prétendants.

Du côté des personnages secondaires, retrouver Larry et le voir prendre beaucoup d’importance m’a bien plu. Il va être mis à l’épreuve, le pauvre, et ce sur tous les points! Jason est lui aussi de la partie, et ce jeune loup garou fougueux m’intrigue… Je n’ai pas trop compris certaines de ses actions, c’est pourquoi j’ai bien envie de le retrouver. L’apparition de Magnus Bouvier m’a interpellée et ce fairy est vraiment vraiment très mystérieux…

Maintenant ce qui m’a cruellement gênée, c’est le schéma habituelle conservée par l’auteure. Une enquête qui embarque Anita vers des péripéties insoupçonnées et vers une créature fantastique quasi imbattable et super méga forte, mais Anita arrive toujours à s’en tirer à bon compte en quelques pages uniquement… Je déplore donc ce manque d’originalité et de suspense aussi! Comment captiver le lecteur s’il sait d’avance le dénouement de tout ça? J’ai donc hâte de lire la suite mais davantage pour suivre l’évolution  du triangle amoureux Anita – Richard – Jean-Claude.

Bilan: un cinquième tome à la hauteur avec des personnages intéressants auxquels on s’attache de plus en plus. Mais un schéma répétitif qui brise tout le suspense.

Note: 8/10

Les Loups de Mercy Falls, tome 1: Frisson, de Maggie Stiefvater

frisson

Résumé: Grace, 17 ans, vit dans une petite ville du Minnesota, aux abords d’une forêt. A 11 ans, elle s’est faite attaquée par une horde de loups mais a survécu malgré les morsures, sauvée par un des loups de la bande. Les années ont passé, et un lien étrange s’est créé entre la jeune fille et ce loup, souvent présent autour de la maison, comme pour veiller sur elle. Lorsque Jack, un élève de son lycée, est retrouvé mort suite à une attaque identique à celle de Grace, la ville lance des chasseurs à travers la forêt. La plupart des loups parviennent à échapper aux balles, mais pas celui de Grace. Grace trouve alors devant chez elle un jeune homme blessé au regard étrangement familier…

Mon avis: Voici un roman que j’ai envie de lire depuis très longtemps, mais sans que jamais je n’ose sauter le pas… En effet il y a pas mal d’avis mitigés pour cette trilogie, et je redoutais grandement le côté « mièvre » qu’il pouvait contenir. Pourtant on me le recommandait chaudement et grâce à un troc, j’ai enfin eu l’occasion de le lire. Et… c’est plutôt une bonne découverte!

Grace avait 10 ans lorsqu’après un hiver très long et glacial une meute de loups l’a attaquée. Elle n’en garde aucune séquelle, si ce n’est quelques cicatrices et une passion débordante et obsessionnelle pour les loups. Depuis cette terrible attaque, la jeune fille guette sans cesse l’arrivée du même loup qui rôde autour de sa maison, celui-là même qui l’avait sauvé le soir où elle a failli perdre la vie. Toutefois lorsqu’une battue est organisée pour éliminer tous les loups de Mercy Falls, rendus coupable de la mort d’un lycéen, le loup de Grace est blessé. Mais quand Grace le retrouve mourant à sa porte, ce n’est plus un loup qu’elle découvre mais un jeune homme…

Grace est une jeune fille assez banale et simple, toujours le nez fourré dans un bouquin et dans les devoirs. Avec des parents plus qu’absents, elle a très vite appris à se débrouiller seule, ce qui nous permet de suivre une héroïne au comportement assez mature. On s’attache assez vite à elle, malgré sa passion pour les loups qui peut paraître assez démesurée contenu des circonstances. Toutefois, celui qui m’a séduite, c’est Sam. Ce garçon est très mystérieux, il porte en lui les cicatrices d’un passé torturé et encore douloureux. J’ai adoré sa sensibilité et sa fragilité, qui m’ont charmées. Du côté des personnages secondaires, je retiendrai Isabel (qui prendra une place plus importante dans la suite, d’après ce que j’ai compris). Ce personnage cynique et froid m’a bien plu et m’intrigue au plus haut point. Il éclipse facilement les autres, notamment les amies de Grace qui ne m’ont pas passionnées du tout. En effet j’ai trouvé l’entourage de Sam bien plus captivant et j’ai hâte d’en savoir plus sur eux par la suite.

Maintenant, parlons de la romance… Et bien je ne l’ai pas trouvé mièvre ni cucul du tout! Bien au contraire elle m’a assez vite intéressée, et Maggie Stiefvater utilise des mots magiques pour nous transmettre mille et une émotions. Toutefois j’aurais aimé qu’elle prenne davantage de temps avant de s’installer, mais le reste du roman nous fait rapidement oublier cette précipitation.

Comme je le disais un peu plus haut, l’auteure a un style d’écriture plutôt agréable à lire (un peu moins lourd que pour La Prophétie de Glendower qui est malgré tout 10 fois mieux 😉 ) avec de belles métaphores et tournures de phrases originales. Elle alterne les points de vue de Sam et Grace de façon assez aléatoire. J’adore ce genre de technique, mais je trouve ça assez périlleux, et soit ça passe, soit ça casse. Ici, c’est passé, mais parfois je me suis un peu embrouillée à cause de la non-régularité des points de vue (et j’avais tendance à oublier de lire le nom de qui parlait 😛 ). Malgré tout, ça nous permet de connaître le sentiment des deux protagonistes et j’ai adoré!

La mythologie lupine réinventée par l’auteure est l’un des points forts du récit. Elle m’a passionnée, et je l’ai trouvé plutôt originale par rapport à tout ce qu’on connait. Maintenant j’en attends un peu plus encore pour la suite!

Bilan: Une lecture agréable avec une mythologie captivante. A lire (surtout l’hiver)!

Note: 8/10

Vampire Academy, tome 1: Soeurs de Sang, de Richelle Mead

Résumé: Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun : à l’abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse moroï. Menacées au sein même de l’Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elle doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l’une d’entre eux pour l’éternité.

Mon avis: Vampire Academy est une saga qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps et j’ai (enfin) eu l’occasion de la débuter! Mais finalement même si j’ai apprécié cette lecture, elle me laisse un petit goût amer quand j’en attendais vraiment beaucoup… Je m’explique…

Rose est un jeune dhampir, c’est à dire une gardienne. Son rôle est de protéger Lissa, princesse Moroï (vampire) qui est aussi sa meilleure amie. Elles sont étroitement liées par un lien mystérieux mais puissant qui permet à Rose d' »entrer » dans la tête de Lissa sans qu’elle le sache. Ces demoiselles sont en cavale depuis 2 ans, mais alors que tout semblait aller bien, elles sont retrouvées par Dimitri Belikov, un gardien confirmé qui les ramène de force à la Vampire Academy…

Ce qui m’a séduite d’abord, c’est l’univers. J’aime bien le fait que les vampires soient protégés par des gardiens contre des méchants, les Strigoïs, dont on ne sait pas grand chose au départ. Mais je dois reconnaître que le récit m’a paru un brouillon. En effet, certains éléments importants, comme ce que sont réellement les dhampirs, n’apparaissent que tardivement dans le roman alors que certaines informations sont relativement importantes pour tout saisir! J’ai donc plusieurs fois été un peu perdue…

Du côté des personnages, Rose m’a énervée. Elle est idiote (mais parfois vraiment beaucoup trop!), agaçante et pas du tout attachante! Je n’ai pas réussi à la saisir par moment et il y a vraiment des baffes qui se perdent avec elle… Par contre Lissa m’a absolument conquise. J’ai bien apprécié le côté mystérieux qui flotte autour d’elle et sa fragilité, sa nécessité à devoir être protégée. Elle m’a touchée et c’est la seule des filles qui trouve grâce à mes yeux. Du côté des mâles, Dimitri est une armoire à glace (d’après Rose…). Il est fort, robuste, sévère mais il a quand même du charme et un petit côté ironique qu’on apprécie assez vite. J’attends d’en savoir plus sur ce personnage qui m’intrigue… Un autre garçon m’intrigue également. Il s’agit de Christian, un garçon taciturne et très cynique qui reste longtemps mystérieux. J’ai hâte de le retrouver, c’est pour moi l’un des plus intéressants avec Lissa.

L’écriture est assez classique mais agréable, bien que les idées soient mal ordonnées, comme je le disais plus haut. Toutefois ce qui est positif, c’est que l’auteure maîtrise bien le changement de narration qui passe du point de vue de Rose (1ère personne) à celui de Lissa (3ème personne), ou les flash backs. On n’est jamais perdu de ce côté là.

Comme je le disais, j’ai aimé l’univers et l’atmosphère. J’ai tellement aimé, que j’aurais aimé n’avoir que ça, et pas être dérangée par des histoires ridicules de lycéens, qui préfèrent faire des petites guéguerres de gosses de riche. Honnêtement j’ai été saoulée par leur comportement, qui perturbe trop l’intrigue et gâche une bonne partie du roman! Pour moi Vampire Academy c’est 1/3 de passages intéressants et captivants et 2/3 de passages agaçants et inutiles. Je veux bien qu’il y en ait un peu, mais quand même, là c’est trop! Beaucoup trouvait que cette saga bit-lit était très mature, et c’est pour ça que je suis tombée de haut, car je la trouve trop axée ado. C’est dommage… Toutefois la fin me donne envie de continuer cette saga, qui m’a l’air quand même bien. J’espère tout de fois que le deuxième tome donnera moins d’importance aux gamineries des personnages…

Bilan: Un avis en demi-teinte: des personnages intéressants, d’autres agaçants, des passages captivants, d’autres ennuyants… J’en attends plus.

Note: 6.5/10