Archives pour la catégorie Science Fiction

Zodiaque, tome 3 : Lune Noire, de Romina Russell

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Résumé : Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l’astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour l’imprévu, et encore moins pour une catastrophe…
Rhoma a ramené la paix dans l’espace grâce à sa victoire sur le groupe dissident du Marad. Mais le maître, son éminence grise, n’a pas été vaincu. Dans l’ombre, il continue d’œuvrer à la destruction du Zodiaque. La jeune fille s’embarque alors dans un nouveau voyage à travers la galaxie pour le traquer avant qu’il commette l’irréparable. Cette quête cache un deuxième objectif qui fait battre le cœur de Rhoma : trouver des informations sur sa mère, disparue depuis des années, mais qui lui apparaît pourtant toujours dans ses visions.

Mon avis : J’attendais la sortie de Lune Noire avec une grande impatience. Zodiaque est une saga que j’ai commencé un peu par hasard, et sans que ce soit un coup de cœur, elle a su me séduire au fur et à mesure des tomes pour devenir au final un de mes incontournables ! Avec ce troisième opus, Romina Russell est parvenue une fois de plus à m’embarquer dans son univers et à me faire frissonner !

Avant de débuter cette lecture, j’avais extrêmement hâte de retrouver les personnages qui font tout le charme du livre, à commencer par Rhoma. Depuis qu’elle a obtenu le titre d’Etoile Vagabonde, je la trouve beaucoup plus sûre d’elle et déterminée. Sa volonté de se battre pour le bien et la paix du Zodiaque est bien plus affirmée, et on sent que la jeune femme a beaucoup mûri avec toutes les épreuves qu’elle a durées. Rhoma est une héroïne facile à vivre, avec des convictions fortes et une personnalité attachante. J’aime vraiment beaucoup son personnage !

Lune Noire met également en scène une belle pelleté de personnages secondaires, tous plus intéressants les uns que les autres. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Stan, le frère de Rhoma. Jusque-là, on n’avait pas réellement eu l’occasion de le connaitre, mais dans ce tome sa personnalité et son charisme s’affirment. Bon ne nous le cachons pas, j’avais surtout très envie de revoir Matthias et Hysan, après le coup que leur a fait Rhoma à la fin du tome 2 ! Si j’ai toujours eu un fort penchant pour Matthias, c’est Hysan qui a pourtant fini par me séduire. En tout cas, ce sont deux personnages cardinaux qui font également la force du roman.

Le gros point positif de ce tome 3, c’est le bon en avant considérable qu’il fait. Tout d’abord, exit le triangle amoureux ! Rhoma fait ENFIN son choix entre les deux garçons, pour la plus grande joie du lecteur (et de Matthias et Hysan qui devaient en avoir assez d’être sans cesse dans le flou !). Ensuite, l’intrigue avec le Marad et Ochus évolue considérablement. L’auteure a certes complexifié davantage les choses en insérant de nouveaux personnages, de nouveaux enjeux mais elle a répondu à bon nombre de nos interrogations. Quelle merveille !

Le rythme de Lune Noire est relativement identique aux tomes précédents : un début assez calme et un final détonnant bourré d’action ! L’auteure sait faire monter la tension crescendo, et joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière page ! En lisant ce tome 3, j’étais réellement immergée dans l’univers de Zodiaque, les yeux ébahis de découvrir à chaque page la complexité et la merveille que recèle ce monde.  La mythologie du Zodiaque est une fois de plus très bien exploitée, et nous réserve sans cesse plus de surprises. L’auteure ne lésine pas sur les retournements de situation et ne ménage pas ses personnages. En tout cas, elle nous laisse sur un final détonnant qui nous en met plein les yeux. Après une telle fin, on ne peut qu’espérer avoir rapidement la suite et fin entre les mains !

Bilan : Un tome 3 à la hauteur de la saga, qui apporte des réponses à nos questions et met les personnages à rude épreuve. J’ai adoré !

Note : 8.5/10

 

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La Faucheuse, tome 1, de Neal Shusterman

couv4750269Résumé : Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis : Cela faisait longtemps qu’un roman de la Collection R ne m’avait pas autant tenté ! Le résumé demeure très mystérieux et c’est tant mieux ! J’ai donc commencé ma lecture sans trop savoir à quoi m’attendre, je voulais seulement être surprise et passer un bon moment. Et c’est exactement ce qui s’est passé !

L’univers de science-fiction que nous propose Neal Shusterman est très intéressant et intelligent. L’idée de créer une société où la mort (vieillesse, maladie, accident…) est totalement éradiquée est ingénieuse. Pour éviter une surpopulation, les Faucheurs ont un grand rôle à jouer : c’est à eux que revient la lourde responsabilité de « glaner » des personnes, sans discrimination, sans distinction de race ni de sexe. Le glanage consiste ni plus ni moins en un meurtre, bien que la société n’utilise plus ce mot. Il faut reconnaitre que le concept est séduisant ! J’ai trouvé l’idée tellement horrible, tellement glaçante et presque incompréhensible (pourquoi éradiquer la mort si au final il faut quand même que des personnes meurent ?) que je suis rapidement entrée dans une phase d’addictivité. J’étais avide d’en savoir plus sur cet univers, sur les Faucheurs et leurs motivations, etc… Naturellement l’univers créé par Neal Shusterman est bien plus complexe que cela, mais je vous laisse tout le plaisir de le découvrir par vous-mêmes, en tout cas sachez que l’auteur a su développer son monde à la perfection pour le rendre crédible et vraisemblable.

Vous l’aurez donc compris, le concept et l’univers m’ont très vite emballée. La seule petite chose qui bloquait au départ, c’était les personnages. J’ai eu extrêmement de mal à m’attacher aux deux protagonistes principaux. Citra est une jeune fille au caractère bien trempé, et généralement j’aime ce genre d’héroïne un peu fougueuse, mais je dois reconnaitre qu’elle m’agaçait au départ. Toutefois, plus on avançait dans le récit, plus je commençais à l’apprécier, notamment vers les deux tiers du roman. Citra est un personnage qui a eu du mal de décoller, mais je dois reconnaitre qu’elle a un énorme potentiel. Si j’ai eu du mal avec Rowan dans les premiers chapitres, je me suis davantage attachée au garçon vers la moitié de La Faucheuse. Il lui arrive des péripéties très intéressantes, pour ne pas dire plus captivantes que celles de Citra, donc forcément j’avais à chaque fois hâte de retrouver son point de vue !

Le roman est divisé en trois parties, chacune marquant une évolution cruciale chez les personnages. J’ai beaucoup aimé le découpage fait par l’auteur, tout comme j’ai apprécié l’alternance de points de vue entre Citra et Rowan. Cela nous permet d’appréhender deux visions opposées de l’univers des Faucheurs ce qui rend le roman encore plus addicitif et passionnant. À chaque fin de chapitre, l’auteur nous offre un extrait du journal d’un Faucheur et je dois reconnaitre que les réflexions qu’on y trouve sont très intéressantes vis-à-vis de l’histoire mais pas seulement. Bref c’est un vrai plus !

Comme vous l’avez sans doute compris, l’univers est très riche et pour poser les bases, l’auteur prend son temps. Le début est donc relativement lent, mais cela ne m’a pas dérangé pour autant. Ceci dit, plus on avance dans notre lecture, plus le rythme s’accélère et plus les enjeux se précisent. Le suspense monte crescendo et on en vient à redouter la fin ! D’ailleurs en parlant de fin, je trouve que l’histoire pourrait très bien s’arrêter là. D’un côté, je suis curieuse de lire le tome 2, mais d’un autre côté, je ne comprends pas très bien la nécessité d’une suite…

Bilan : Un roman SF qui fait froid dans le dos ! Le concept proposé par l’auteur est très original et très bien desservi par une intrigue finement ficelée qui met en scène des personnages aboutis. A lire !

Note : 8/10

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The End of the World running club, d’Adrian J. Walker

Résumé : Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint. Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-même. Séparé de sa femme et de ses enfants par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre. Courir. Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même. Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même. S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours.

Mon avis : Voici un roman post-apocalyptique qui nous permet de voir l’avant, le pendant et l’après d’une catastrophe. Ces différentes étapes sont très intéressantes à suivre, surtout qu’elles mettent en scène un héros qui n’en est pas un : Edgar. Edgar n’est pas un très bon père, ni même un très bon mari. Les couches, les biberons, tout ça l’épuise et il préfère trainer sur le canapé avec une bonne bière à la main. Pourtant, cette fin du monde imminente va lui donner un coup de pied au derrière et lui faire réaliser que la chose la plus précieuse qu’il possède, c’est sa famille. A partir de ce moment-là, Edgar va se battre comme un acharné et faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger sa femme et ses deux enfants.

The End of the Word running club est un sacré pavé. Heureusement que le style de l’auteur est très fluide, sinon la lecture aurait pu être laborieuse ! Mais non, les 550 pages se laissent lire avec aisance. Toutefois je dois reconnaitre que je n’aurais pas été contre 100 pages de moins ! En effet, il y a certains passages inutiles, où on tourne un peu en rond et qui ne font guère évoluer l’histoire. Le rythme est parfois assez lent, même si on ne s’ennuie pas pour autant, mais je m’étais attendue à plus d’action et plus de nerf, surtout au vu du résumé !

Les personnages ne sont pas réellement attachants, et je dois dire que j’ai ressenti une certaine distance entre eux et moi. C’est assez compliqué à expliquer, mais j’avais davantage l’impression d’être une simple spectatrice de leur périple, plutôt que de vivre ces aventures à leurs côtés. Je ne les ai pas réellement trouvé sympathiques, certains étaient assez caricaturaux ce qui m’a empêchée d’être réellement touchée par certains événements.

Adrian J. Walker nous dépeint une vision assez sombre de l’Humanité, mais étrangement réaliste. Face à ce genre de situation, on ne sait pas comment vont réagir les gens. Même si certains passages sont assez durs et certains protagonistes très cruels, une lueur d’espoir demeure présente et on se dit que l’Humanité n’est peut-être pas perdue. Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, ni même que ma sœur me l’ait offert à Noël. En dépit de quelques défauts, c’est un bon post-apocalyptique criant de réalisme.

Bilan : Une bonne lecture, malgré des passages un peu plus lents et des personnages auxquels on ne parvient pas réellement à s’attacher.

Note : 7.5/10

 

La 5e Vague, tome 3: La Dernière Étoile, de Rick Yancey

Résumé : 1re vague : Extinction des feux. 2e vague : Déferlante. 3e vague : Pandémie. 4e vague : Silence.  À l’aube de la 5e vague…

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver… Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes. En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains.

Mon avis : Je me suis enfin décidée à me procurer le dernier tome de La 5e Vague. Si le tome 1 avait été un gros coup de cœur, la Mer infinie m’avait laissé un goût amer. En effet, on ne voyait quasiment pas Cassie, pourtant protagoniste principale, et les révélations finales ne m’avaient pas convaincue (bon ok, il faut dire que je ne les avais pas trop compris !). Je redoutais donc ce tome final, mais en même temps j’étais curieuse de lire comment Rick Yancey allait conclure la saga. Finalement, je suis assez mitigée sur La Dernière Etoile, bien que je l’aie préféré au tome précédent.

Il a été un peu compliqué pour moi de replonger dans l’univers post-apocalyptique de La 5e Vague, tout d’abord parce que ça faisait longtemps que j’avais lu le tome 2, mais aussi parce qu’on a affaire à plus de points de vue qu’auparavant. Enfin non, disons plutôt que l’alternance de points de vue est plus fréquente. En effet, les voix de Cassie, Ringer, Zombie, et dans une moindre mesure celles de Sam et d’Evan, vont rythmer le récit. Je reconnais que cela donne du peps au roman, on aime jongler entre les personnages qui vivent au final des choses assez différentes.

J’ai été ravie de retrouver Cassie dans un rôle plus central. Je ne me souvenais plus que son point de vue était aussi désordonné, ses pensées partent dans tous les sens, mais ce n’est pas négatif pour autant ! Ça rend le personnage plus impulsif, mais aussi étrangement plus humain dans cet univers où l’humanité se fait rare. Ringer conserve aussi une place importante dans cette suite. J’avais adoré l’héroïne dans La Mer infinie, contrairement à beaucoup de lecteurs, j’avais été charmée par sa personnalité froide, insensible. Ici, on la retrouve égale à elle-même, pourtant elle nous réserve encore beaucoup de surprises ! C’est un personnage imprévisible, et j’aime ça ! Zombie m’a lui aussi convaincue dans ce tome. Il apprend de ses erreurs, et est prêt à se racheter de certaines fautes. Ce Zombie au nouveau visage est très intéressant, j’aurais même aimé le voir un peu plus.

Pour ce qui est de Sam, l’auteur nous laisse un peu dans le flou. On ne sait jamais ce que pense le gosse, ni ce qu’il ressent vraiment. C’est un personnage qui me met assez mal à l’aise au final, sans doute parce que ses réactions et ses actions sont en totale contradiction avec son âge. Je veux bien que les Autres l’aient manipulé, mais de là à faire agir un gamin de 5 ans comme un adulte… Le personnage que j’attendais le plus est Evan dont j’étais tombée sous le charme dès le tome 1. Dans le tome 2, il n’avait quasiment pas montré le bout de son nez, et dans ce tome 3 je l’ai trouvé malheureusement trop en retrait. Il avait encore des choses à prouver, il y avait matière à faire évoluer le personnage, mais Rick Yancey n’a décidément pas voulu développer ce protagoniste ambigu et plein de contradictions…

L’écriture de l’auteur est toujours aussi percutante. Les mots sont durs, mais nous procurent des émotions intenses ! Rick Yancey manie à la perfection ses personnages et c’est assez admirable de voir que le style s’adapte tout aussi bien au tempérament de feu de Cassie qu’au caractère de glace de Ringer. De ce côté, je n’ai rien à redire !

Pour ce qui est de l’intrigue en soi, je suis assez déboussolée. Ce tome contient de l’action, certes, mais au final peu de réponses ! J’attendais énormément de La Dernière Etoile pour nous expliquer les raisons de tout ce schmilblick, mais on demeure au final dans un véritable brouillard. Globalement, j’ai aimé le déroulement du livre et je dois reconnaitre que c’était très prenant. Toutefois la fin ne m’a pas convaincue DU TOUT. Certaines scènes s’enchainent à une rapidité fulgurante, sans vraiment qu’on saisisse ce qui se passe. L’émotion n’était plus là, je lisais les dernières pages en tentant désespérément de voir où voulait en venir l’auteur. En soi, les idées de Rick Yancey ne sont pas mauvaises mais très mal amenées pour moi. De plus je n’adhère pas son concept de fin ouverte, surtout que pour moi ce n’est pas une fin ouverte, c’est une fin qui nous laisse sur quelque chose de totalement inachevé ! J’étais un peu dégoutée, et la seule phrase qui m’est venue à l’esprit à cet instant était « tout ça pour ça ? ». Et franchement, certaines scènes n’étaient pas crédibles du tout lors du dénouement ! Donc voilà, un troisième volume pas mal, mais qui ne conclut pas la saga comme je l’aurais souhaité…

Cette trilogie aurait sûrement gagné en qualité à n’être qu’une duologie. La saga n’est pas un flop, mais c’est certain qu’elle n’a pas tenu ses promesses au vu du très excellent premier tome. Bref, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable !

Bilan : Un troisième tome où on retrouve avec plaisir Ringer et Cassie, mais où les révélations ne sont pas au rendez-vous. La fin nous laisse quant à elle un terrible goût d’inachevé…

Note : 6.5/10

Phobos, tome 3, de Victor Dixen

Résumé : FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS 1 MOIS… 1 JOUR… 1 HEURE… ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.
Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE. Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ? MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon avis : J’avais extrêmement hâte de connaitre la fin de Phobos, cette saga qui jusque-là était un coup de cœur. J’ai commencé à redouter cette lecture en voyant que les premiers avis étaient assez partagés, mais en même temps j’étais encore plus curieuse de lire ce troisième tome ! Au final, j’avoue être assez mitigée face à cette conclusion (qui n’en est même pas une, vu que Victor Dixen vient de confirmer qu’il y aurait un quatrième opus…)

Ce qui se passe sur Mars m’a véritablement passionnée, mais j’ai malheureusement trouvé qu’on voyait trop peu les pionniers ! Leur point de vue est écrasé par celui de Serena, bien trop imposant à mon goût. J’ai été surprise de certains rebondissements, du changement de caractère de certains personnages, notamment Alexeï ou encore Mozart. Si les aventures des différents protagonistes m’ont captivée, je dois reconnaitre que je m’attachais de moins en moins à eux. J’ai fini par haïr Alexeï et Mozart, les filles me paraissaient trop en retrait (une fois de plus), tout comme les autres garçons. Mon grand regret de ce (dernier?) tome, c’est la faible présence de Marcus. Je ne voudrais pas vous spoiler, mais je peux simplement dire que j’ai été vraiment déçue de le voir jouer un rôle aussi mineur dans cette suite, alors que c’était un personnage que j’aimais beaucoup et qui, pour moi, avait encore un grand rôle à jouer.

Ce qui fait que ce tome n’est pas une aussi bonne lecture que les deux précédents c’est Serena et la tournure trop géopolitique qu’a pris l’intrigue. Serena est un personnage qui m’a toujours fait froid dans le dos, et à sa manière, c’était une méchante redoutable et terrifiante. Pourtant dans Phobos3, j’ai eu une impression de too much. Serena en devenait grotesque et ridicule ! Ces points de vue m’ont parue trop longs, trop répétitifs… Dixen a tourné en rond, préférant à mon humble avis la quantité à la qualité. En soi, j’ai apprécié ses idées. L’histoire prend une tournure intéressante, et globalement inattendue, mais le tout traine en longueur, si bien qu’on s’ennuie et qu’on s’agace… Ce tome aurait été bien meilleur avec 150 pages de moins et s’il n’y avait pas eu une telle surenchère autour du personnage de Serena.

Pour ce qui est du point de vue d’Harmony et Andrew, je suis aussi très partagée. D’un côté, ce sont deux personnages que j’affectionnais beaucoup, pourtant ici ils n’apportent étonnement pas grand-chose. Leurs chapitres sont assez lents, voire lourds. Dommage car là aussi, il y avait de bonnes idées.

J’ai conscience que jusqu’ici je dépeins un portrait assez négatif de Phobos3, mais il faut dire que j’avais de telles attentes que je suis forcément frustrée. Il y a tout de même des points positifs ! J’ai adoré, comme je les dis plus haut, l’évolution des pionniers sur Mars (même si je m’attachais de moins en moins à eux). Léonor reste un personnage extrêmement agréable à suivre, plein de fougue et de contradictions comme je les aime. La fin, que certains ont trouvée trop expéditive, m’a franchement plu. L’écriture de Dixen demeure un vrai régal. Il sait manier les mots et les émotions, sa plume est vive et tranchante. Les schémas qui ponctuent le récit au fil des pages sont eux aussi un très bon point pour le roman, car ils nous permettent de mieux visualiser certaines scènes ou de comprendre certains mécanismes plus techniques.

Phobos3 m’a laissée un goût un peu amer en bouche. D’un côté, je suis contente d’avoir vécue cette aventure aux côtés des pionniers de Mars (je m’y serais cru !), mais d’un autre côté, je suis extrêmement frustrée par le manque de révélations. Dixen nous laisse avec pleins de questions en tête, c’est horrible ! Heureusement je ne pense pas qu’il soit du genre à bâcler son travail, et je ne doute pas qu’il nous prépare une suite pouvant répondre à toutes nos interrogations.

Je garderai malgré ce petit bémol un bon souvenir de cette trilogie qui m’aura fait voyager jusque sur Mars !

Bilan : Un troisième tome décevant, répétitif et trop long… Heureusement, ce qui se passe sur Mars est passionnant et la fin est malgré tout très prenante.

Note : 6.5/10

Red Rising, tome 3: Morning Star, de Pierce Brown

Résumé: « JE SUIS LE FAUCHEUR. JE CONNAIS LA DOULEUR. JE CONNAIS LES TÉNÈBRES. CE N’EST QUE LE DÉBUT. »

Darrow aurait voulu vivre en paix. Ses ennemis l’ont jeté dans la guerre. Darrow s’est élevé parmi les puissants qui dirigent la Société pour mieux préparer sa révolution. À présent, la fin du règne tyrannique des Ors a enfin sonné.
Malgré les doutes qui l’assaillent, malgré les anciens amis qu’il va devoir affronter aux quatre coins du Système solaire, Darrow est plus que jamais déterminé à briser les chaînes… 

Mon avis: Red Rising est une trilogie un peu particulière pour moi. J’étais presque persuadée de ne pas accrocher, à cause des quelques mauvaises critiques du premier volume. Pourtant, Pierce Brown a su me captiver. Je suis rapidement tombée sous le charme de Darrow, de son univers, etc… J’avais beau placé la barre toujours haut, l’auteur relevait tous mes défis, si bien que Golden Son avait été un coup de cœur. Alors forcément, j’attendais énormément de ce tome 3. Mais je ne suis guère étonnée de voir que Pierce Brown a surpassé toutes mes attentes… Ce tome 3 est encore un coup de cœur!

Une fois le roman refermé, ce qui me frappe en premier lieu c’est à quel point les personnages sont très travaillés. Chacun possède une personnalité complexe et tous les protagonistes ont connu une évolution constante, à commencer par Darrow. Dans ce tome 3, on le retrouve brisé par les mauvais traitements que lui a infligés le Chacal. Il va se battre pour retrouver son humanité et ce nouveau Darrow m’a conquise. Désormais il possède de plus grandes responsabilités et pourtant il garde la tête sur les épaules. C’est un héros passionnant à suivre : il fait des choix difficiles mais reste fidèle à ses convictions. Il est l’un des meilleurs héros masculins qu’il m’ait été donnée de suivre.

Mustang, quant à elle, est flamboyante dans ce tome. Elle a toujours été quelque peu mystérieuse, pourtant elle va se dévoiler dans ce dernier volume. On découvre de nouvelles facettes de la jeune Or, qui la rendent encore plus complexe et fascinante.

On retrouve également d’autres personnages ambigus comme Roque et Cassius, et j’ai adoré ce qu’en a fait l’auteur. Ils vont emprunter des chemins très différents de ceux qui leur étaient destinés dans le premier volume. Leur évolution est fantastique, captivante et ils resteront deux personnages forts du roman, indispensables à la construction de la personnalité de Darrow.

Mais dans ce tome, c’est vraiment Sevro et Victra qui m’ont éblouis. Comment ne pas tomber sous le charme de ces deux zigotos ? Sevro est toujours aussi vulgaire, brut de décoffrage, puant et moche. C’est un des protagonistes les plus fêlés, les plus décalés mais il ajoute un charme énorme au roman ! Victra, quant à elle, est brutale, sanglante et détonne aux côtés de Darrow. Je redoutais un peu ce personnage, mais elle a clairement su me séduire dans Morning Star.

Le style de l’auteur est vif, dur et direct. Pierce Brown ne prend pas de gants, et c’est ce que j’aime chez lui. Sa plume est fidèle aux personnages, et en particulier à Darrow. Il ne s’embarrasse pas de métaphores, il ne prend jamais de pincettes pour dire les choses mais ça ne l’empêche pas de provoquer des émotions très fortes.

Dans Morning Star, plus que dans ses deux prédécesseurs, il y a beaucoup d’action. Et quelle action !!! J’en tremble encore ! Pierce Brown donne le rythme dès le départ, et on sent que ce tome sera plein de suspense, de rebondissements, de batailles épiques, mais également de morts. Les enjeux sont énormes, il ne s’agit plus uniquement de la libération des Rouges et de Mars. Dans Morning Star, l’enjeu est interplanétaire. Ça effraie, ça fout les jetons mais franchement c’est le meilleur des trois volumes ! Pierce Brown nous offre des moments très intenses, que ce soit par le biais des scènes de combat ou au travers des discussions entre Darrow et d’autres protagonistes. Certains passages m’ont énormément émue et j’en ai versé ma larme. C’est dur d’en parler sans spoiler, mais certains chapitres étaient emplis d’électricité, d’intensité… Ça va être dur de passer à autre chose après ça !

Pfiou… Pierce Brown a fait du très très bon travail, et je pèse mes mots. Red Rising était déjà très bon, Golden Son l’était encore plus mais Morning Star, c’est l’apothéose. Pas une zone d’ombres, pas le moindre petit point noir… Pierce Brown conclut à merveille sa trilogie. Il apporte une fin cohérente et logique, mais parfois déchirante, à ses personnages et une fin plus « floue » à son univers. Il ne dit pas clairement ce qu’il va se passer par la suite, même si on le devine assez facilement. On sent qu’il en garde encore sous le coude pour sa prochaine trilogie : Iron Gold. J’ai vraiment hâte de l’avoir entre les mains. En attendant, il va falloir que je m’arme de patience !

Bilan: Une trilogie qui se bonifie au fil des tomes ! Pierce Brown est parvenu à créer des personnages sensationnels qui resteront longtemps dans mon cœur, et un univers tout en nuances et très complexe. Morning Star est une pure réussite !

Note: 10/10

Les Chroniques Lunaires, tome 4: Winter, de Marissa Meyer

Résumé : La Princesse Winter est admirée par le peuple lunaire pour sa grâce et sa gentillesse. Malgré les cicatrices qui marquent son visage, on dit que sa beauté dépasse de loin celle de sa belle-mère, la Reine Levana.

Winter déteste Levana et sait que cette dernière n’approuverait pas ses sentiments pour son ami d’enfance, le séduisant garde Jacin. Mais la jeune fille n’est pas aussi faible que le croit la reine et cela fait des années qu’elle a entrepris de contrecarrer les plans de sa belle-mère. Avec Cinder et leurs alliés, Winter pourrait même avoir le pouvoir de commencer une révolution et gagner une guerre qui sévit depuis trop longtemps.

Est-ce que Cinder, Scarlet, Cress et Winter seront à la hauteur pour battre Levana et enfin trouver la paix qu’elles méritent?

Mon avis : J’ai longtemps repoussé l’échéance avant de lire Winter, le dernier roman des Chroniques Lunaires. J’étais très excitée à l’idée de commencer cette belle brique de 1000 pages mais en même temps, je redoutais pas mal la conclusion… Serait-elle à la hauteur de la saga ? Pff, quelle cruche j’ai été de douter ne serait-ce qu’un instant de Marissa Meyer ?! Forcément qu’elle nous offre un final de fou ! Et quoi de mieux qu’un coup de cœur magistral pour clore cette fabuleuse saga ? ♥

Avant même de commencer cet ultime épisode, j’étais curieuse et pressée à l’idée de retrouver Winter. La jeune princesse lunaire que l’on rencontrait vers la fin du tome 3 m’avait fortement intriguée. En effet, elle ne sert pas de son magnétisme ce qui fait qu’elle est atteinte du mal lunaire, ce mal qui rend un peu dingo. C’est donc entre sautes d’humeur et hallucinations notoires que l’on va suivre la belle Winter. C’est un personnage bien différent des trois héroïnes précédentes, sa folie lui donne une touche d’originalité, de fragilité et de mystère. Je me suis vraiment attachée à elle, et le quatuor qu’elle forme avec Cinder, Scarlet et Cress est absolument parfait !

Même si Winter a donné son nom à ce tome 4, les autres protagonistes sont malgré tout extrêmement présents et on sent que Cinder est la clé de tout. D’ailleurs quelle joie de retrouver cette dernière pour un ultime voyage ! Cinder m’aura fait rêver dès le départ avec sa force de caractère, sa détermination, son sens du sacrifice et aussi par le fait qu’elle soit une cyborg ! C’est une héroïne vraiment originale, qui n’aura eu de cesse de porter la saga vers le haut et qui à chaque tome a su évoluer et apprendre de ses erreurs. Ce fut un vrai bonheur de retrouver également Scarlet, un peu absente du tome précédent. On retrouve la jeune Terrienne flamboyante et pleine de fougue, pour notre plus grand plaisir ! Elle prendra dans ce dernier volume davantage d’importance, ce qui n’a pas été pour me déplaire car c’est vraiment un personnage que j’affectionne particulièrement. Et bien évidemment, Cress est de retour ! Ce petit bout de jeune fille est attendrissant au possible, j’aime son côté un peu niais, et pourtant elle aussi va prendre sur elle et gagner en confiance. Ces quatre héroïnes sont vraiment au top, mais je n’oublie pas Iko qui m’aura bien fait rire avec son humour d’androïde !

Pour ce qui est des protagonistes masculins, ils ont eux aussi bien évolué au fil des tomes. Kai a plus que jamais l’allure et la prestance d’un Empereur. Il est tellement royal ! Il contraste énormément avec Loup, qui est plus bestial que jamais. Si Loup apporte volontiers son aide à Cinder et à ses amis, il a aussi son propre combat à mener avec sa nature animale. J’ai toujours adoré le voir se battre pour son humanité, et ce tome nous offre de belles séquences avec lui. Mais que dire de Thorne ? Dès les premières secondes, il m’a fait sourire avec son caractère taquin, dragueur et sûr-de-lui. Pourtant, il va gagner en sérieux (un petit peu, il ne faut pas trop lui en demander !) et en maturité. En dépit du fait que je les aime tous du fond du cœur, il y en a un que j’attendais plus que les autres : Jacin. En effet, le Jacin avec qui on fait connaissance dans le tome 3 est plein de mystères et de promesses. Heureusement, il va les tenir dans cet ultime volume ! J’ai adoré sa dévotion pour la princesse lunaire, mais également la dualité qui l’habite entre son devoir de garde lunaire et la révolution si tentante de Cinder.

La réécriture du conte de Blanche-Neige fonctionne ici très bien, car Marissa Meyer a une fois de plus réussi avec brio à incorporer de multiples références au conte originel dans son intrigue SF. Tous les petits clins d’œil que l’on retrouve dans le roman font évidemment plaisir, et nous font réaliser à quel point l’auteure est bourrée de talent.

La plume de Marissa Meyer est toujours aussi agréable et nous fait passer par toute sorte d’émotions. Ce fut une lecture intense et captivante, et je peux vous dire qu’on ne les sent pas passer ces 1000 pages ! J’en aurais presque redemandé !

Si tous les personnages sont à leur apogée (même les méchants comme Levana, qui est plus glaçante que jamais), l’auteure fait fort en nous offrant une conclusion du tonnerre ! Entre actions, révélations, suspense et retournements de situation, le lecteur ne sait plus où donner de la tête ! On est sans cesse sur le qui-vive, à attendre la prochaine explosion que va produire l’imagination de Marissa Meyer. En tout cas ce tome 4 est au top du top et nous livre une VRAIE ET BONNE fin ! Si dans certaines sagas on peut être frustré par un final trop rapide et bâclé, c’est tout le contraire des Chroniques Lunaires. L’auteure va prendre son temps et conclure le combat final de façon magistrale ! Ce qui m’a fait extrêmement plaisir, c’est aussi le fait qu’elle prenne le temps de nous offrir une sorte d’épilogue sur plus de 70 pages pour voir ce qu’il va advenir des personnages.

Au final, cette saga s’est vraiment bonifiée au fil des tomes ! Les Chroniques Lunaires resteront parmi mes chouchoutes, celles que l’on garde dans un recoin de son cœur pour les relire plus tard. ♥

Bilan : Un final grandiose et plus qu’à la hauteur de la saga ! Un énorme coup de cœur, même si c’est avec le cœur lourd et les larmes aux yeux que je laisse derrière moi Cinder et tous ses amis ♥♥

Note : 10/10