Archives pour la catégorie Science Fiction

Le Chaos en Marche, tome 2 : Le Cercle et la Flèche, de Patrick Ness

512bvdfn3xrl-_sx342_bo1204203200_

Résumé : En voulant fuir une armée implacable, Todd et Viola sont séparés. Emprisonné, maintenu sous l’emprise de son pire ennemi, Todd est-il prêt à se soumettre et perdre Viola à jamais ? Et qui se cache derrière la mystérieuse Flèche ? Mêlés à un conflit qui les dépasse, Todd et Viola n’ont qu’un seul but : se rejoindre. Leur lien sera-t-il plus fort que le pouvoir ? Mais, tandis qu’ils sont entraînés dans des camps adverses, peuvent-ils encore se faire confiance ?

Mon avis : Après le très gros coup de cœur que j’avais eu pour La Voix du Couteau, je n’ai pas hésité bien longtemps avant de me jeter avec la plus grande avidité sur Le Cercle et la Flèche. Et je suis 100% satisfaite, voire même au-delà ! Ce deuxième tome confirme le coup de cœur que j’avais eu, ainsi que l’immense talent de l’auteur. J’ai plus qu’adoré !

Alors que l’on quittait Todd et Viola sur un immense suspense : l’un capturé par son pire ennemi, et l’autre entre la vie et la mort, on les retrouve exactement là où on les avait quittés. Très rapidement, Patrick Ness nous replonge dans l’horreur de son univers et on tremble d’effroi et de peur pour nos personnages favoris et ce, dès les premières lignes.

Dans cette suite, le personnage de Todd a beaucoup changé. S’il avait tout du jeune garçon têtu et parfois inconscient, Todd a bien évolué et est devenu un homme. Il est plus posé, plus réfléchi, bref son personnage a beaucoup mûri et a pris de ses erreurs. Pourtant, Todd n’aura eu de cesse de me surprendre au cours de cette lecture. J’adore son courage, son dévouement et sa sensibilité mais j’aime tout autant son imprévisibilité et son côté sauvage. Je suis certaine que notre « héros », qui n’en est pas réellement un, n’est pas au bout de ses peines et que le troisième et dernier opus lui réserve encore de bonnes (et de mauvaises) surprises.

Dans Le Cercle et la Flèche, on prend conscience de la véritable importance du personnage de Viola. Si la jeune fille était déjà un protagoniste central de l’histoire, elle devient un élément indispensable au roman. Patrick Ness a introduit le point de vue la jeune fille, et j’ai vraiment adoré la voix de Viola. Cela a permis d’apporter une nouvelle fraicheur au livre, ainsi qu’une autre vision des choses. Viola est forte, combative, rebelle dans l’âme. Je l’ai adorée autant que Todd.

Le petit reproche que je pouvais faire au premier tome était peut-être le manque d’approfondissement des personnages secondaires. Ici, ils sont enfin développés et nous apparaissent dans toute leur complexité. Maire Prentiss est absolument effrayant, glaçant, insaisissable. C’est un personnage extrêmement travaillé, ambigu et assez unique. Je le déteste mais il n’en reste pas moins très intrigant. L’une des plus grosses surprises de ce tome 2 est le personnage de Davy, le fils du Maire. Assez effacé dans La Voix du Couteau, il sera bien plus présent dans cette suite. Je l’ai immédiatement détesté, et pourtant… Pourtant. L’auteur a su le faire évoluer et a presque réussi (je dis bien ‘’presque’’) à me le faire apprécier. Patrick Ness introduit également d’autres protagonistes, tous plus captivants les uns que les autres. J’ai particulièrement hâte de revoir Mrs Coyle et Lee.

Pour ce qui est de l’écriture, je suis bouche bée. C’est toujours aussi brutal, bouleversant et choquant. L’auteur sait manier les mots et les émotions à tel point qu’on a l’impression de ressentir avec exactitude ce que ressentent Viola et Todd. La « voix » de Viola est plus posée et plus calme, tandis que celle de Todd est plus perturbée, plus sauvage et plus tranchante. Il y a toujours la même syntaxe bancale, les mêmes fautes d’orthographe dans les chapitres consacrés à Todd, mais je n’y ai même plus fait attention tant elles incarnent à merveille le personnage de Todd. Je suis vraiment charmée !

En ce qui concerne l’intrigue en général, on se rend finalement compte que le premier tome n’était qu’un prélude. La véritable intrigue, la véritable guerre, commence avec ce deuxième opus. Autant vous dire que l’action y est omniprésente ! On ne s’ennuie jamais, il n’y a aucun temps mort et on est sans cesse surpris par les multiples rebondissements de situation. On ne sait pas à qui se fier, on doute de tout et de tout le monde. J’ai adoré cette atmosphère de suspicion qui règne dans Le Cercle et la Flèche. Certaines questions trouvent enfin leurs réponses, tandis que d’autres énigmes apparaissent. L’auteur a su également faire évoluer les Spackle, qui m’intriguaient énormément mais qui restaient un véritable mystère. Et la fin… Oh la fin ! Patrick Ness serait-il un spécialiste des cliffhangers ?! J’aime autant vous dire que La Guerre du Bruit ne va pas rester très longtemps dans ma PAL…

Bilan : Un deuxième tome plus qu’à la hauteur. Un style qui demeure toujours aussi percutant, une intrigue qui évolue considérablement, tout comme les personnages de Todd et Viola. Un véritable coup de cœur !

Note : 9/10

g83

Le Chaos en Marche, tome 1: La Voix du Couteau, de Patrick Ness

couv15914154

Résumé : C’est l’année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d’hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais…

Mon avis : Cela fait vraiment très trèèès longtemps que La Voix du Couteau prend la poussière sur mes étagères. On ne va pas se mentir, je n’ai jamais eu envie de le lire et l’idée de le troquer m’a souvent traversée l’esprit. Mais quelle erreur j’aurais fait ! Ce livre est vraiment un feuttu bon bouquin, et c’est même un coup de cœur !

Autant évoquer le sujet sensible immédiatement : le style d’écriture. On peut lire partout sur la toile que le style est vraiment très particulier, qu’il dérange. En gros, ça passe ou ça casse ! Au début c’est un peu déboussolant de se retrouver face à des fautes d’orthographe, une syntaxe déstructurée mais cela apporte un tel charme au roman ! Patrick Ness a pris un énorme risque, mais j’ai adhéré à 100%. Son audace a payé, et m’a permise de m’immerger totalement dans l’univers de Todd et de m’attacher à son personnage.

Les protagonistes du Chaos en Marche sont nombreux, mais en même temps pas du tout. Ce premier tome se concentre essentiellement sur Todd et Viola, mais d’autres personnages gravitent autour d’eux tout au long du livre. Todd, le « héros » de l’histoire, est un véritable coup de cœur. Il est bourré de défauts, têtu et un tantinet imbécile mais qu’est-ce qu’il est attachant ! Tout au long du livre, il va évoluer et trouver sa voie. J’ai adoré suivre l’histoire de son point de vue. Viola, très différente de Todd (pour ne pas dire son opposée), m’a également beaucoup charmée. Courageuse, forte, mais aussi têtue, j’ai trouvé qu’elle apportait énormément à l’intrigue. Le duo formé par les deux adolescents fonctionne du tonnerre et n’a eu de cesse de me surprendre. J’ai aussi adoré Manchee, le chien de Todd, qui est trop mignon et adorable !

Les autres protagonistes sont nécessairement moins travaillés que les deux « héros », mais ce n’est pas pour autant un reproche. Patrick Ness a posé les bases de son univers et mis en place ses premiers pions. On devine que la suite sera l’occasion d’exploiter davantage tous ces personnages, notamment le maire Prentiss et son fils.

En tout cas, s’il y a bien une chose qui m’a bluffée, c’est l’univers imaginé par Patrick Ness ! Je n’ai jamais rien lu de tel, tout est absolument original mais surtout captivant d’un bout à l’autre ! La quatrième de couverture révèle au final assez peu de choses, et c’est tant mieux. J’ai vraiment apprécié découvrir la complexité de l’univers au fur et à mesure de ma lecture. Le Bruit, ce brouhaha incessant formé par les pensées des hommes, m’a à la fois horrifiée et fascinée. Beaucoup de mystères demeurent, ce qui ne donne qu’une seule envie : se jeter sur la suite au plus vite !

Pour finir, je dirais que je n’ai pas eu le même ressenti que certains lecteurs. En effet, certains ont reproché au livre d’être trop répétitif mais ce n’est pas mon cas. Au contraire, j’ai trouvé que l’intrigue rebondissait sans cesse et que l’action était omniprésente. En somme, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! On dévore les pages avec avidité, on se laisse surprendre avec plaisir par les multiples rebondissements, si bien qu’on arrive à la fin (et quelle fin ! ) sans qu’on l’ait vu venir.

Bilan : Un style percutant et inimitable, un personnage principal unique et attachant, un univers passionnant et complexe… Ce premier tome est un coup de cœur !

Note : 9/10

g83

Zodiaque, tome 3 : Lune Noire, de Romina Russell

couv20461109

Résumé : Sur la planète du Cancer, comme dans le reste de la constellation du Zodiaque, l’astrologie régit la vie quotidienne. Pas de place pour l’imprévu, et encore moins pour une catastrophe…
Rhoma a ramené la paix dans l’espace grâce à sa victoire sur le groupe dissident du Marad. Mais le maître, son éminence grise, n’a pas été vaincu. Dans l’ombre, il continue d’œuvrer à la destruction du Zodiaque. La jeune fille s’embarque alors dans un nouveau voyage à travers la galaxie pour le traquer avant qu’il commette l’irréparable. Cette quête cache un deuxième objectif qui fait battre le cœur de Rhoma : trouver des informations sur sa mère, disparue depuis des années, mais qui lui apparaît pourtant toujours dans ses visions.

Mon avis : J’attendais la sortie de Lune Noire avec une grande impatience. Zodiaque est une saga que j’ai commencé un peu par hasard, et sans que ce soit un coup de cœur, elle a su me séduire au fur et à mesure des tomes pour devenir au final un de mes incontournables ! Avec ce troisième opus, Romina Russell est parvenue une fois de plus à m’embarquer dans son univers et à me faire frissonner !

Avant de débuter cette lecture, j’avais extrêmement hâte de retrouver les personnages qui font tout le charme du livre, à commencer par Rhoma. Depuis qu’elle a obtenu le titre d’Etoile Vagabonde, je la trouve beaucoup plus sûre d’elle et déterminée. Sa volonté de se battre pour le bien et la paix du Zodiaque est bien plus affirmée, et on sent que la jeune femme a beaucoup mûri avec toutes les épreuves qu’elle a durées. Rhoma est une héroïne facile à vivre, avec des convictions fortes et une personnalité attachante. J’aime vraiment beaucoup son personnage !

Lune Noire met également en scène une belle pelleté de personnages secondaires, tous plus intéressants les uns que les autres. J’ai particulièrement apprécié le personnage de Stan, le frère de Rhoma. Jusque-là, on n’avait pas réellement eu l’occasion de le connaitre, mais dans ce tome sa personnalité et son charisme s’affirment. Bon ne nous le cachons pas, j’avais surtout très envie de revoir Matthias et Hysan, après le coup que leur a fait Rhoma à la fin du tome 2 ! Si j’ai toujours eu un fort penchant pour Matthias, c’est Hysan qui a pourtant fini par me séduire. En tout cas, ce sont deux personnages cardinaux qui font également la force du roman.

Le gros point positif de ce tome 3, c’est le bon en avant considérable qu’il fait. Tout d’abord, exit le triangle amoureux ! Rhoma fait ENFIN son choix entre les deux garçons, pour la plus grande joie du lecteur (et de Matthias et Hysan qui devaient en avoir assez d’être sans cesse dans le flou !). Ensuite, l’intrigue avec le Marad et Ochus évolue considérablement. L’auteure a certes complexifié davantage les choses en insérant de nouveaux personnages, de nouveaux enjeux mais elle a répondu à bon nombre de nos interrogations. Quelle merveille !

Le rythme de Lune Noire est relativement identique aux tomes précédents : un début assez calme et un final détonnant bourré d’action ! L’auteure sait faire monter la tension crescendo, et joue avec les nerfs du lecteur jusqu’à la dernière page ! En lisant ce tome 3, j’étais réellement immergée dans l’univers de Zodiaque, les yeux ébahis de découvrir à chaque page la complexité et la merveille que recèle ce monde.  La mythologie du Zodiaque est une fois de plus très bien exploitée, et nous réserve sans cesse plus de surprises. L’auteure ne lésine pas sur les retournements de situation et ne ménage pas ses personnages. En tout cas, elle nous laisse sur un final détonnant qui nous en met plein les yeux. Après une telle fin, on ne peut qu’espérer avoir rapidement la suite et fin entre les mains !

Bilan : Un tome 3 à la hauteur de la saga, qui apporte des réponses à nos questions et met les personnages à rude épreuve. J’ai adoré !

Note : 8.5/10

 

g13

La Faucheuse, tome 1, de Neal Shusterman

couv4750269Résumé : Les commandements du Faucheur :
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

Mon avis : Cela faisait longtemps qu’un roman de la Collection R ne m’avait pas autant tenté ! Le résumé demeure très mystérieux et c’est tant mieux ! J’ai donc commencé ma lecture sans trop savoir à quoi m’attendre, je voulais seulement être surprise et passer un bon moment. Et c’est exactement ce qui s’est passé !

L’univers de science-fiction que nous propose Neal Shusterman est très intéressant et intelligent. L’idée de créer une société où la mort (vieillesse, maladie, accident…) est totalement éradiquée est ingénieuse. Pour éviter une surpopulation, les Faucheurs ont un grand rôle à jouer : c’est à eux que revient la lourde responsabilité de « glaner » des personnes, sans discrimination, sans distinction de race ni de sexe. Le glanage consiste ni plus ni moins en un meurtre, bien que la société n’utilise plus ce mot. Il faut reconnaitre que le concept est séduisant ! J’ai trouvé l’idée tellement horrible, tellement glaçante et presque incompréhensible (pourquoi éradiquer la mort si au final il faut quand même que des personnes meurent ?) que je suis rapidement entrée dans une phase d’addictivité. J’étais avide d’en savoir plus sur cet univers, sur les Faucheurs et leurs motivations, etc… Naturellement l’univers créé par Neal Shusterman est bien plus complexe que cela, mais je vous laisse tout le plaisir de le découvrir par vous-mêmes, en tout cas sachez que l’auteur a su développer son monde à la perfection pour le rendre crédible et vraisemblable.

Vous l’aurez donc compris, le concept et l’univers m’ont très vite emballée. La seule petite chose qui bloquait au départ, c’était les personnages. J’ai eu extrêmement de mal à m’attacher aux deux protagonistes principaux. Citra est une jeune fille au caractère bien trempé, et généralement j’aime ce genre d’héroïne un peu fougueuse, mais je dois reconnaitre qu’elle m’agaçait au départ. Toutefois, plus on avançait dans le récit, plus je commençais à l’apprécier, notamment vers les deux tiers du roman. Citra est un personnage qui a eu du mal de décoller, mais je dois reconnaitre qu’elle a un énorme potentiel. Si j’ai eu du mal avec Rowan dans les premiers chapitres, je me suis davantage attachée au garçon vers la moitié de La Faucheuse. Il lui arrive des péripéties très intéressantes, pour ne pas dire plus captivantes que celles de Citra, donc forcément j’avais à chaque fois hâte de retrouver son point de vue !

Le roman est divisé en trois parties, chacune marquant une évolution cruciale chez les personnages. J’ai beaucoup aimé le découpage fait par l’auteur, tout comme j’ai apprécié l’alternance de points de vue entre Citra et Rowan. Cela nous permet d’appréhender deux visions opposées de l’univers des Faucheurs ce qui rend le roman encore plus addicitif et passionnant. À chaque fin de chapitre, l’auteur nous offre un extrait du journal d’un Faucheur et je dois reconnaitre que les réflexions qu’on y trouve sont très intéressantes vis-à-vis de l’histoire mais pas seulement. Bref c’est un vrai plus !

Comme vous l’avez sans doute compris, l’univers est très riche et pour poser les bases, l’auteur prend son temps. Le début est donc relativement lent, mais cela ne m’a pas dérangé pour autant. Ceci dit, plus on avance dans notre lecture, plus le rythme s’accélère et plus les enjeux se précisent. Le suspense monte crescendo et on en vient à redouter la fin ! D’ailleurs en parlant de fin, je trouve que l’histoire pourrait très bien s’arrêter là. D’un côté, je suis curieuse de lire le tome 2, mais d’un autre côté, je ne comprends pas très bien la nécessité d’une suite…

Bilan : Un roman SF qui fait froid dans le dos ! Le concept proposé par l’auteur est très original et très bien desservi par une intrigue finement ficelée qui met en scène des personnages aboutis. A lire !

Note : 8/10

g11

The End of the World running club, d’Adrian J. Walker

Résumé : Plus personne n’attend rien de bon, ni rien de grand, d’Edgar Hill. À 35 ans, il est un père et un mari absent, et un homme éteint. Mais le désastre, souvent, nous révèle à nous-même. Séparé de sa femme et de ses enfants par plus de 800 kilomètres, Edgar n’a qu’une seule option pour les rejoindre. Courir. Courir jusqu’à l’épuisement. Dépasser ses limites. Se battre contre soi-même. Et contre les dangers qui, tout au long de sa traversée d’un Royaume-Uni dévasté par une catastrophe, menaceront jusqu’à sa survie même. S’il n’arrive pas à temps, il perdra sa famille. Pour toujours.

Mon avis : Voici un roman post-apocalyptique qui nous permet de voir l’avant, le pendant et l’après d’une catastrophe. Ces différentes étapes sont très intéressantes à suivre, surtout qu’elles mettent en scène un héros qui n’en est pas un : Edgar. Edgar n’est pas un très bon père, ni même un très bon mari. Les couches, les biberons, tout ça l’épuise et il préfère trainer sur le canapé avec une bonne bière à la main. Pourtant, cette fin du monde imminente va lui donner un coup de pied au derrière et lui faire réaliser que la chose la plus précieuse qu’il possède, c’est sa famille. A partir de ce moment-là, Edgar va se battre comme un acharné et faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger sa femme et ses deux enfants.

The End of the Word running club est un sacré pavé. Heureusement que le style de l’auteur est très fluide, sinon la lecture aurait pu être laborieuse ! Mais non, les 550 pages se laissent lire avec aisance. Toutefois je dois reconnaitre que je n’aurais pas été contre 100 pages de moins ! En effet, il y a certains passages inutiles, où on tourne un peu en rond et qui ne font guère évoluer l’histoire. Le rythme est parfois assez lent, même si on ne s’ennuie pas pour autant, mais je m’étais attendue à plus d’action et plus de nerf, surtout au vu du résumé !

Les personnages ne sont pas réellement attachants, et je dois dire que j’ai ressenti une certaine distance entre eux et moi. C’est assez compliqué à expliquer, mais j’avais davantage l’impression d’être une simple spectatrice de leur périple, plutôt que de vivre ces aventures à leurs côtés. Je ne les ai pas réellement trouvé sympathiques, certains étaient assez caricaturaux ce qui m’a empêchée d’être réellement touchée par certains événements.

Adrian J. Walker nous dépeint une vision assez sombre de l’Humanité, mais étrangement réaliste. Face à ce genre de situation, on ne sait pas comment vont réagir les gens. Même si certains passages sont assez durs et certains protagonistes très cruels, une lueur d’espoir demeure présente et on se dit que l’Humanité n’est peut-être pas perdue. Je ne regrette pas d’avoir lu ce livre, ni même que ma sœur me l’ait offert à Noël. En dépit de quelques défauts, c’est un bon post-apocalyptique criant de réalisme.

Bilan : Une bonne lecture, malgré des passages un peu plus lents et des personnages auxquels on ne parvient pas réellement à s’attacher.

Note : 7.5/10

 

La 5e Vague, tome 3: La Dernière Étoile, de Rick Yancey

Résumé : 1re vague : Extinction des feux. 2e vague : Déferlante. 3e vague : Pandémie. 4e vague : Silence.  À l’aube de la 5e vague…

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver… Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes. En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains.

Mon avis : Je me suis enfin décidée à me procurer le dernier tome de La 5e Vague. Si le tome 1 avait été un gros coup de cœur, la Mer infinie m’avait laissé un goût amer. En effet, on ne voyait quasiment pas Cassie, pourtant protagoniste principale, et les révélations finales ne m’avaient pas convaincue (bon ok, il faut dire que je ne les avais pas trop compris !). Je redoutais donc ce tome final, mais en même temps j’étais curieuse de lire comment Rick Yancey allait conclure la saga. Finalement, je suis assez mitigée sur La Dernière Etoile, bien que je l’aie préféré au tome précédent.

Il a été un peu compliqué pour moi de replonger dans l’univers post-apocalyptique de La 5e Vague, tout d’abord parce que ça faisait longtemps que j’avais lu le tome 2, mais aussi parce qu’on a affaire à plus de points de vue qu’auparavant. Enfin non, disons plutôt que l’alternance de points de vue est plus fréquente. En effet, les voix de Cassie, Ringer, Zombie, et dans une moindre mesure celles de Sam et d’Evan, vont rythmer le récit. Je reconnais que cela donne du peps au roman, on aime jongler entre les personnages qui vivent au final des choses assez différentes.

J’ai été ravie de retrouver Cassie dans un rôle plus central. Je ne me souvenais plus que son point de vue était aussi désordonné, ses pensées partent dans tous les sens, mais ce n’est pas négatif pour autant ! Ça rend le personnage plus impulsif, mais aussi étrangement plus humain dans cet univers où l’humanité se fait rare. Ringer conserve aussi une place importante dans cette suite. J’avais adoré l’héroïne dans La Mer infinie, contrairement à beaucoup de lecteurs, j’avais été charmée par sa personnalité froide, insensible. Ici, on la retrouve égale à elle-même, pourtant elle nous réserve encore beaucoup de surprises ! C’est un personnage imprévisible, et j’aime ça ! Zombie m’a lui aussi convaincue dans ce tome. Il apprend de ses erreurs, et est prêt à se racheter de certaines fautes. Ce Zombie au nouveau visage est très intéressant, j’aurais même aimé le voir un peu plus.

Pour ce qui est de Sam, l’auteur nous laisse un peu dans le flou. On ne sait jamais ce que pense le gosse, ni ce qu’il ressent vraiment. C’est un personnage qui me met assez mal à l’aise au final, sans doute parce que ses réactions et ses actions sont en totale contradiction avec son âge. Je veux bien que les Autres l’aient manipulé, mais de là à faire agir un gamin de 5 ans comme un adulte… Le personnage que j’attendais le plus est Evan dont j’étais tombée sous le charme dès le tome 1. Dans le tome 2, il n’avait quasiment pas montré le bout de son nez, et dans ce tome 3 je l’ai trouvé malheureusement trop en retrait. Il avait encore des choses à prouver, il y avait matière à faire évoluer le personnage, mais Rick Yancey n’a décidément pas voulu développer ce protagoniste ambigu et plein de contradictions…

L’écriture de l’auteur est toujours aussi percutante. Les mots sont durs, mais nous procurent des émotions intenses ! Rick Yancey manie à la perfection ses personnages et c’est assez admirable de voir que le style s’adapte tout aussi bien au tempérament de feu de Cassie qu’au caractère de glace de Ringer. De ce côté, je n’ai rien à redire !

Pour ce qui est de l’intrigue en soi, je suis assez déboussolée. Ce tome contient de l’action, certes, mais au final peu de réponses ! J’attendais énormément de La Dernière Etoile pour nous expliquer les raisons de tout ce schmilblick, mais on demeure au final dans un véritable brouillard. Globalement, j’ai aimé le déroulement du livre et je dois reconnaitre que c’était très prenant. Toutefois la fin ne m’a pas convaincue DU TOUT. Certaines scènes s’enchainent à une rapidité fulgurante, sans vraiment qu’on saisisse ce qui se passe. L’émotion n’était plus là, je lisais les dernières pages en tentant désespérément de voir où voulait en venir l’auteur. En soi, les idées de Rick Yancey ne sont pas mauvaises mais très mal amenées pour moi. De plus je n’adhère pas son concept de fin ouverte, surtout que pour moi ce n’est pas une fin ouverte, c’est une fin qui nous laisse sur quelque chose de totalement inachevé ! J’étais un peu dégoutée, et la seule phrase qui m’est venue à l’esprit à cet instant était « tout ça pour ça ? ». Et franchement, certaines scènes n’étaient pas crédibles du tout lors du dénouement ! Donc voilà, un troisième volume pas mal, mais qui ne conclut pas la saga comme je l’aurais souhaité…

Cette trilogie aurait sûrement gagné en qualité à n’être qu’une duologie. La saga n’est pas un flop, mais c’est certain qu’elle n’a pas tenu ses promesses au vu du très excellent premier tome. Bref, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable !

Bilan : Un troisième tome où on retrouve avec plaisir Ringer et Cassie, mais où les révélations ne sont pas au rendez-vous. La fin nous laisse quant à elle un terrible goût d’inachevé…

Note : 6.5/10

Phobos, tome 3, de Victor Dixen

Résumé : FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS 1 MOIS… 1 JOUR… 1 HEURE… ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU.
Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE. Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ? MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Mon avis : J’avais extrêmement hâte de connaitre la fin de Phobos, cette saga qui jusque-là était un coup de cœur. J’ai commencé à redouter cette lecture en voyant que les premiers avis étaient assez partagés, mais en même temps j’étais encore plus curieuse de lire ce troisième tome ! Au final, j’avoue être assez mitigée face à cette conclusion (qui n’en est même pas une, vu que Victor Dixen vient de confirmer qu’il y aurait un quatrième opus…)

Ce qui se passe sur Mars m’a véritablement passionnée, mais j’ai malheureusement trouvé qu’on voyait trop peu les pionniers ! Leur point de vue est écrasé par celui de Serena, bien trop imposant à mon goût. J’ai été surprise de certains rebondissements, du changement de caractère de certains personnages, notamment Alexeï ou encore Mozart. Si les aventures des différents protagonistes m’ont captivée, je dois reconnaitre que je m’attachais de moins en moins à eux. J’ai fini par haïr Alexeï et Mozart, les filles me paraissaient trop en retrait (une fois de plus), tout comme les autres garçons. Mon grand regret de ce (dernier?) tome, c’est la faible présence de Marcus. Je ne voudrais pas vous spoiler, mais je peux simplement dire que j’ai été vraiment déçue de le voir jouer un rôle aussi mineur dans cette suite, alors que c’était un personnage que j’aimais beaucoup et qui, pour moi, avait encore un grand rôle à jouer.

Ce qui fait que ce tome n’est pas une aussi bonne lecture que les deux précédents c’est Serena et la tournure trop géopolitique qu’a pris l’intrigue. Serena est un personnage qui m’a toujours fait froid dans le dos, et à sa manière, c’était une méchante redoutable et terrifiante. Pourtant dans Phobos3, j’ai eu une impression de too much. Serena en devenait grotesque et ridicule ! Ces points de vue m’ont parue trop longs, trop répétitifs… Dixen a tourné en rond, préférant à mon humble avis la quantité à la qualité. En soi, j’ai apprécié ses idées. L’histoire prend une tournure intéressante, et globalement inattendue, mais le tout traine en longueur, si bien qu’on s’ennuie et qu’on s’agace… Ce tome aurait été bien meilleur avec 150 pages de moins et s’il n’y avait pas eu une telle surenchère autour du personnage de Serena.

Pour ce qui est du point de vue d’Harmony et Andrew, je suis aussi très partagée. D’un côté, ce sont deux personnages que j’affectionnais beaucoup, pourtant ici ils n’apportent étonnement pas grand-chose. Leurs chapitres sont assez lents, voire lourds. Dommage car là aussi, il y avait de bonnes idées.

J’ai conscience que jusqu’ici je dépeins un portrait assez négatif de Phobos3, mais il faut dire que j’avais de telles attentes que je suis forcément frustrée. Il y a tout de même des points positifs ! J’ai adoré, comme je les dis plus haut, l’évolution des pionniers sur Mars (même si je m’attachais de moins en moins à eux). Léonor reste un personnage extrêmement agréable à suivre, plein de fougue et de contradictions comme je les aime. La fin, que certains ont trouvée trop expéditive, m’a franchement plu. L’écriture de Dixen demeure un vrai régal. Il sait manier les mots et les émotions, sa plume est vive et tranchante. Les schémas qui ponctuent le récit au fil des pages sont eux aussi un très bon point pour le roman, car ils nous permettent de mieux visualiser certaines scènes ou de comprendre certains mécanismes plus techniques.

Phobos3 m’a laissée un goût un peu amer en bouche. D’un côté, je suis contente d’avoir vécue cette aventure aux côtés des pionniers de Mars (je m’y serais cru !), mais d’un autre côté, je suis extrêmement frustrée par le manque de révélations. Dixen nous laisse avec pleins de questions en tête, c’est horrible ! Heureusement je ne pense pas qu’il soit du genre à bâcler son travail, et je ne doute pas qu’il nous prépare une suite pouvant répondre à toutes nos interrogations.

Je garderai malgré ce petit bémol un bon souvenir de cette trilogie qui m’aura fait voyager jusque sur Mars !

Bilan : Un troisième tome décevant, répétitif et trop long… Heureusement, ce qui se passe sur Mars est passionnant et la fin est malgré tout très prenante.

Note : 6.5/10