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Gardiens des Cités Perdues, tome 1, de Shannon Messenger

Résumé : Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 

Mon avis : Cela fait très longtemps que l’envie de découvrir Les Gardiens des Cités Perdues me démangeait. Quand j’ai vu que le tome 5 venait tout juste de sortir, je me suis dit qu’il était temps de rattraper mon retard ! La majorité des lecteurs compare cette saga à Harry Potter, donc forcément mes attentes étaient très élevées ! Pourtant, il en est loin, clairement… Et pour moi, il ne mérite pas tous les éloges qu’il reçoit. Mais ne vous méprenez pas, j’ai malgré tout aimé ma lecture !

Ce qui est assez déconcertant, c’est que l’on plonge très rapidement dans l’univers. A peine le temps de faire connaissance avec la jeune Sophie, que quelques pages après, elle se voit propulsée dans un nouveau monde, qu’on lui apprend qu’elle est une elfe avec des pouvoirs et que désormais elle ne reverra plus sa famille. Bon, vous l’aurez compris j’ai été abasourdie devant tant de facilité, surtout que Sophie accepte son nouvel environnement sans trop broncher. Toutes ces facilités m’ont fait tiquer, car j’estime que ce n’est pas parce que c’est un roman jeunesse qu’on ne peut pas complexifier un peu les choses !

Bref, une fois cette introduction rapide, on doit s’acclimater à un nouvel univers assez déconcertant. Avant de débuter ma lecture, je ne m’attendais pas à trouver des elfes, des gobelins, des trolls ou encore des créatures fantastiques toutes plus improbables les unes que les autres ! J’avoue que j’ai eu du mal à m’y faire. J’ai dû me raccrocher à ce qui m’intéressait vraiment, c’est-à-dire au personnage de Sophie et à tout le mystère qui l’entourait.

Sophie est une héroïne facile à suivre, attachante bien que parfois un peu agaçante. Elle n’a que 12 ans, mais elle a su faire preuve d’une certaine maturité face à des situations difficiles, voire dangereuses. L’intrigue tourne essentiellement autour du mystère de sa naissance, et de ses pouvoirs bien plus puissants que les autres elfes. C’est donc extrêmement passionnant ! J’espère seulement que son côté guimauve va disparaitre, ou au moins diminuer, parce qu’elle rougit toutes les trois pages dès qu’un garçon lui parle ou la regarde.

Pour ce qui est des personnages secondaires, il y en a à foison ! Le premier que l’on rencontre est Fitz, et on ne peut pas dire qu’il m’ait fait bonne impression. Au bout de 80 pages à peine, j’avais déjà envie de l’étrangler ! Heureusement par la suite on le voit un peu moins, ce qui permet d’apprécier davantage ses apparitions. Dex quant à lui m’a totalement séduite. J’aime sa personnalité un peu fantasque et son côté protecteur envers Sophie. Je suis curieuse de voir ce que lui réserve l’auteure. En ce qui concerne Keefe et Biana, je ne peux pas réellement me prononcer. On sent qu’ils deviendront des personnages importants, mais pour le moment leurs apparitions sont encore trop peu nombreuses pour que je me fasse un réel avis.

Shannon Messenger a également introduit une flopée de personnages adultes, qui ne m’avaient pas séduite au départ. En effet, je les trouvais tous trop beaux et trop gentils, et les seuls « méchants » se résumaient à des professeurs qui distribuaient de mauvaises notes. Heureusement, ils vont gagner en relief au fil du roman et je ne doute pas que l’auteure introduira dans sa suite de nouveaux protagonistes plus sombres pour pimenter le tout.

Comme je le dis plus haut, j’ai eu un peu de mal au début de ma lecture. Pourtant plus j’avançais dans le roman, plus je devenais accro en dépit de tous les défauts du livre ! En effet l’écriture de Shannon Messenger n’en reste pas moins très addictive et les événements qui s’y déroulent sont captivants. Les mystères s’accumulent, nos questions aussi, et je suis réellement curieuse d’en apprendre plus sur le mystérieux Cygne Noir et le Projet Colibri. Je dois reconnaitre que le dernier quart était vraiment excellent, tant au niveau suspense qu’au niveau frisson ! C’est donc sur une excellente note que j’ai refermé ce premier tome, qui me donne déjà envie de lire le deuxième.

Si pour moi ce n’est clairement pas le nouveau Harry Potter, Les Gardiens des Cités Perdues peut s’apparenter à un Tara Duncan (à ses débuts) amélioré, ou à une sorte d’Oksa Pollock. Toutefois Shannon Messenger, même si elle reprend les codes classiques de la littérature jeunesse, a su créer un univers bien à elle.

Bilan : Malgré quelques défauts, cette lecture n’en reste pas moins addictive, et je la recommande aux lecteurs de tout âge !

Note : 7.5/10

Will & Will, de John Green & David Levithan

Résumé : Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de coeur portent la poisse, tout le temps. Alors quand son meilleur ami, l’exubérant, très corpulent et très, très homo Tiny Cooper, fait tout pour le fourrer dans les bras de Jane, il se dit que cette fille est jolie, marrante et sympa mais… pas du tout son type.
De l’autre côté de Chicago, un certain Will Grayson (rien à voir avec le premier !), se sent plus mort que vivant : il vient d’apprendre que celui qui le faisait fantasmer sur sa messagerie n’a jamais existé…

Mon avis : La seule chose dont j’avais besoin, c’était d’une lecture légère et sans prise de tête. Du coup, j’ai immédiatement songé à Will & Will qui commençait à prendre la poussière dans la bibliothèque de ma sœur. Si certains sont en adoration totale devant John Green, ce n’est pas mon cas. J’ai certes beaucoup aimé Qui es-tu Alaska ? ainsi que Nos Etoiles contraires mais ce ne sont pas non plus de gros coups de cœur. Je n’avais donc pas énormément d’attentes pour ce roman coécrit avec David Levithan, un auteur que je n’avais jamais lu. Bon, effectivement il ne casse pas trois pattes à un canard ! Will & Will se laisse lire mais me laisse un goût d’inachevé en bouche…

Dès le départ, j’ai accroché au récit. Le roman alterne entre les points de vue des deux Will Grayson, le premier celui de John Green et le second de David Levithan. Le premier Will est un garçon assez particulier qui tente de rester neutre dans tout, que ce soit dans ses actions, dans ses sentiments, dans sa manière d’être… Il s’interdit donc de se faire remarquer, de s’imposer et surtout : de tomber amoureux. Il pense ainsi être à l’abri des pièges et des blessures de la vie. Rapidement, je l’ai trouvé attachant et amusant. Pourtant plus les pages se tournaient et plus j’avais l’impression que son personnage stagnait. J’avais envie de le secouer, de le faire réagir et au final son évolution ne m’a pas paru satisfaisante. Tout ça pour ça ? Le Will de John Green m’a paru assez creux au final…

Le second Will m’a davantage séduite. Il souffre de dépression sévère et ignore comment se faire une place dans le monde. J’ai adoré son humour mordant, cinglant et cynique. C’est un personnage qui n’a pas sa langue dans sa poche et il m’a énormément fait rire ! Il évolue davantage que le premier Will, mais il restait encore des choses à faire avec ce personnage à la fin… Dommage ! J’ai adoré sa relation avec Isaac, très développée et qui a un impact assez important sur le personnage de Will.

Si les deux Will Grayson sont les narrateurs du roman et semblent être les personnages principaux, tout tourne en réalité autour d’un troisième personnage : Tiny Cooper. Tiny Cooper par-ci, Tiny Cooper par-là… Comme si les deux Will n’étaient qu’un prétexte pour introduire ce personnage ! Au début, je l’ai trouvé amusant et original. Tiny Cooper assume son excentricité et son caractère peu commun. Mais au bout du compte il a fini par m’agacer ! Il s’impose trop et écrase son entourage. Au final, je l’ai trouvé trop égoïste et égocentrique. Il n’y a que pour lui, à croire que la Terre tourne autour de Tiny Cooper ! Ce personnage est un concentré de « trop » et on tombe dans la caricature…

Dans Will & Will, on retrouve l’écriture rafraichissante de John Green qui rend notre lecture si fluide et agréable. On retrouve également ses petites pointes d’humour qui nous font sourire et son ton léger même pour les sujets graves. Avec ce roman, j’ai découvert la plume de David Levithan. Et oh, surprise ! Je l’ai préférée à celle de John Green ! Si on peut être décontenancé par les premières lignes, en raison de la ponctuation peu ordinaire (pas de majuscule, pas de réel dialogue), on finit par se plonger dans la tête de Will. On comprend mieux l’adolescent et sa maladie, ses sentiments et sa vision du monde. Son écriture a ce petit quelque chose de bouleversant qui a fait que je me suis encore plus attachée au deuxième Will.

L’intrigue en général est assez absente. La trame du roman tourne essentiellement autour de Tiny Cooper et de sa pièce de théâtre, et j’ai trouvé ça assez barbant une fois la moitié du roman dépassée. On tourne en rond, certaines scènes manquent de crédibilité et sont inutiles… Le roman amuse parfois, touche des sujets sensibles tels que l’homosexualité, la dépression, le premier amour et l’amitié mais ils sont mal desservis. Le roman avait donc une bonne base, mais le reste est grotesque.

Bilan : Malgré un début prometteur, le roman s’est révélé creux et sans réel intérêt. Tout tourne autour de Tiny Cooper, qui m’a franchement agaçée. Pas le meilleur de John Green, mais je suis malgré tout tentée de lire un David Levithan un de ces jours. Will & Will se laisse lire malgré tout…

Note : 6/10

Gone, tome 6: La Lumière, de Michael Grant

Attention ! risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé : Cela fait plus d’un an que toute personne ayant atteint l’âge de quinze ans, a disparu de la ville de Perdido Beach, en Californie. Pendant ce temps, d’innombrables batailles ont été livrées. Les combats contre la faim et les mensonges, les batailles du bien contre le mal. Allégeances ont été gagné, perdu, trahi, et gagné de nouveau, les idéologies ont été brisées, les enfants de la Zone ont commencé à croire en leur nouvelle société, c’est la seule vie qu’ils connaîtront. Mais maintenant que les ténèbres ont trouvé un moyen de renaître, l’existence précaire qu’ils ont mis en place est susceptible d’être brisé pour de bon.

Mon avis : Ça y est, l’aventure est terminée. Je n’arrive pas croire que je viens de finir cette saga aussi addictive ! En tout cas ce dernier tome est bien plus qu’à la hauteur de mes espérances et conclut la saga à la perfection ♥

La fin du tome 5 m’avait laissée quelque peu… Sous le choc ! En effet, le Gaïaphage avait pris possession du corps de la fille de Diana et se révélait un monstre encore plus puissant qu’avant ! Mais surtout, un lien avec l’extérieur commençait sérieusement à se nouer. Le dôme entourant la Zone est devenu transparent, permettant ainsi aux parents, aux médias, bref au monde entier, de découvrir le terrible quotidien des enfants survivants. Cette évolution est un vrai choc pour les personnages, mais aussi pour nous lecteurs. On se pose encore plus de questions et on sent la fin venir ! En tout cas, je conçois La Peur et La Lumière comme un seul et même tome. Un fil conducteur les unie et on sent dès le début du 5 que c’est « la fin de la partie », comme dit Sam.

Forcément, vu que cette série est devenue un coup de cœur au fil des tomes, j’attendais ENORMEMENT de choses de ce tome 6. Tout d’abord, il me fallait des explications ! Les origines du Gaïaphage nous sont enfin dévoilées et les explications de Michael Grant se sont révélées claires, précises et nous permettent de faire le lien entre pas mal d’éléments que l’auteur avait disséminé au cours de ces précédents livres. On connait également l’origine de la Zone, le pourquoi du comment et le lien réel entre les mutants et le Gaïaphage. Bref, de ce côté-là je suis comblée !

Ensuite, forcément j’attendais que les personnages me surprennent ! Si j’ai toujours été un peu partagée quant à Sam, je l’ai trouvé simplement parfait dans ce tome ! Il est combattif, courageux, on le sent prêt à prendre des décisions difficiles… C’est un Sam mature et endurci par les terribles épreuves que lui ont fait subir la Zone que l’on découvre et c’est vraiment comme cela que je l’aime ! Ensuite, il y a Caine. Aaaah Caine *soupirs* ♥ C’est un personnage qui m’a toujours plu. Non pas parce que c’est un méchant (même si ok, j’ai toujours un faible pour les méchants), mais parce qu’il possède une certaine dualité. Oui, il peut être méchant et sadique, mais il dissimule un vrai cœur. Un cœur de glace peut-être, mais un cœur que l’on peut fendre malgré tout. Michael Grant est parvenu à rendre les deux frères très complexes, tout en nuances et leur relation est à son apogée dans ce dernier volume. Depuis le temps qu’on attendait une alliance entre eux !

Je pourrais continuer loooogtemps à vous parler des personnages, mais vous risqueriez de vous lasser. En tout cas, si au début de la saga je les trouvais trop nombreux et peu travaillés, Michael Grant a démontré au fur et à mesure des livres que toute cette palette de personnages desservait finalement très bien le roman. C’est avec le cœur lourd et la larme à l’œil (non je n’exagère pas !) que je laisse derrière moi des personnages aussi fabuleux que Diana, Astrid, Lana, Edilio ou encore Brianna. Chacun est parvenu à trouver sa place dans la Zone, chacun est parvenu à apporter sa petite touche et à parfaire l’intégralité de la saga.

Dans ce dernier tome, comme je vous le disais plus haut, on a droit aux réponses tant attendues. Mais au-delà de cela, on a droit à un combat digne de ce nom ! Un combat rude, qui dure longtemps, où les sacrifices et les morts seront nombreux. Pour moi, la conclusion de la saga est simplement parfaite, à la hauteur de mes attentes ! J’avoue avoir été très émue par certaines scènes et certaines morts (je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer !), mais aussi par le simple fait que ce soit terminé. Grant nous offre un vrai épilogue, long et complet. C’est assez rare de trouver ce genre d’épilogue aussi étoffé dans ce type de saga, alors forcément j’étais aux anges !

Au cours de ces six livres, Michael Grant est parvenu à m’embarquer dans une aventure plus vraie que nature. Grâce à son style vivant et extrêmement visuel, à son rythme effréné, j’ai rapidement adhéré. Au fil du temps, je me suis attachée aux personnages et à leur quotidien, alors forcément cela fait de Gone une saga coup de cœur !

Si c’est difficile de quitter de tels personnages et une telle atmosphère, si je suis partagée entre joie et tristesse d’avoir bouclé cette saga, je suis malgré tout excitée… Vous voulez savoir pourquoi je suppose ? 😉 Eh bien il se trouve que Michael Grant a officiellement annoncé qu’une suite paraitrait l’année prochaine ! Le livre s’intitulera Monster, et il se pourrait que ce soit une trilogie (avec deux autres tomes qui s’appelleraient quant à eux Villain et Hero).

Bilan : Une conclusion parfaite pour une saga qui m’a tant fait vibrer ! Je vous la recommande chaudement, c’est un coup de cœur ! ♥

Note : 10/10

Gone, tome 5: La Peur, de Michael Grant

Attention ! risque de spoilers sur le tome précédent !

Résumé : Malgré la famine et les mensonges, malgré l’épidémie, les enfants de Perdido Beach ont survécu. Mais un nouvel ennemi vient rôder dans le monde fragile qu’ils ont construit. Peut-être le pire de tous : la peur. Dans l’obscurité qui envahit peu à peu la Zone surgissent les angoisses les plus terrifiantes. Pourtant, au sein de chaque clan, les survivants continuent à prendre soin les uns des autres, quel qu’en soit le prix…

Mon avis : J’ai l’impression de me répéter à chacune de mes chroniques, mais cette saga se bonifie au fil des tomes, c’est dingue ! Après un final époustouflant et une bataille digne de ce nom à la fin du tome 4, j’avais forcément hâte de lire ce tome 5, surtout avec un titre pareil !

Dès le départ, on sent que ce tome sera extrêmement sombre, en tout cas bien plus que les précédents. La peur est omniprésente que ce soit dans l’esprit des jeunes de Perdido Beach, ou dans celui des adultes à l’extérieur de la Zone. Car oui, Michael Grant introduit un nouveau point de vue : celui de l’extérieur ! Le contraste entre les deux endroits est flagrant, mais surtout il nous laisse un étrange goût en bouche : celui de la fin… La Peur commence déjà à sceller le destin de nos personnages favoris, et pourtant on ignore encore ce qu’il peut advenir.

Côté personnages, on retrouve avec joie les héros qui nous avaient tant fait vibrer. Plus le temps passe et plus on leur découvre de nouvelles facettes. Sam s’endurcit, il quitte son statut de leader qui ne lui avait jamais plu pour devenir ce pour quoi il est réellement taillé : un combattant. Ce nouveau Sam me plait bien plus que celui d’avant, il est plus fort et déterminé que jamais. L’autre personnage qui m’a le plus surprise, c’est Astrid. Exit le Petit Génie, on redécouvre une jeune fille brisée par la mort de son petit frère. Astrid a perdu son arrogance, et c’est tant mieux ! Sa nouvelle personnalité me convient davantage. J’ai hâte de voir quelles épreuves lui réserve encore la Zone.

A Perdido Beach, Caine règne en maître. Il souffrait clairement de son exil sur l’île paradisiaque, là où il n’avait d’emprise sur personne. Ici il retrouve son ancienne autorité, est admiré de tous mais quelque chose manque encore à son bonheur : Diana. La belle Diana qui a décidé de partir aux côtés de Sam et de ses amis depuis que Caine renie l’enfant qu’elle porte… La relation entre les deux protagonistes se complexifie une fois de plus, et me serre le cœur. Quel délice de suivre un tel couple !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste non plus. Je suis toujours aussi fan de Lana et son caractère bien trempé, de Sanjit qui n’a peur de rien (pas même de la terrible colère de Lana), et de Quinn qui gagne en importance et en prestance.

Dans ce tome 5, Michael Grant joue une fois de plus avec nos nerfs, que ce soit par le biais de descriptions bien gores dont il a le secret ou par une accumulation de mystères qui nous rendent dingue ! Dans cet avant-dernier volet, le dôme s’assombrit et laisse penser que la nuit va tomber sur l’intégralité de la Zone. Les esprits s’échauffent, l’angoisse monte et pourtant : une lueur d’espoir est là. Les enfants de la Zone, bien que la plupart aient déjà perdu la tête, n’ont pas totalement perdu espoir. Mais que peut l’espoir face à la puissance destructrice du Gaïaphage ?

Vous l’aurez compris, ce tome se lit avec une évidente avidité. On veut connaitre le dénouement, même si on redoute l’ultime chapitre. Michael Grant va clôturer La Peur de façon magistrale ! Quelle fin ! J’étais réellement soufflée ! Les cartes sont redistribuées, l’avenir des enfants de la Zone devient encore plus précaire… Comment ne pas se jeter sur le tome 6 dans la foulée ?!

Bilan : Un excellent avant-goût de la fin ! Un récit addictif, dur et violent, avec des personnages forts et charismatiques ! Tout simplement génial ♥

Note : 9/10

Gone, tome 4: L’Epidémie, de Michael Grant

Résumé: Huit mois après que tout les enfants de plus de 14 ans aient disparus de la ville de Perdido Beach, en Californie, les enjeux sont encore en hausse.
Les enfants de Perdido Beach sont toujours affamés. Malgré l’agitation bouillante laissée derrière eux par tant de batailles, de luttes de pouvoir et de colères divisées, il fait momentanément calme dans Perdido Beach. Mais les ennemis dans la zone ne se contentent pas de disparaitre, et dans le silence, les choses mortelles remuent, se développent et découvre une voie libre.
L’Obscurité a enfin trouvé sa voie dans l’esprit de sa Némésis et le contrôle par une brume de délire et de confusion. Une maladie fortement contagieuse et fatale s’étend à un rythme alarmant aussi sinistres que les insectes prédateurs qui terrorisent Perdido Beach. Et Sam, Astrid, Diana et Caine sont tourmenté par un doute croissant quant a savoir s’ils pourront s’échapper ou même survivre dans la zone.
Avec tant de bouleversements qui les entourent, quels choix désespérés feront-ils quand il s’agit de sauver ceux qu’ils aiment?

Mon avis : Dire que j’attendais avec impatience de lire ce tome 4 est un euphémisme. Je trouve la saga Gone de mieux en mieux, mais surtout je deviens de plus en plus accro. Allo docteur, c’est grave de voir souffrir des enfants et d’aimer ça ? Car oui, dans ce tome, les survivants de la Zone ne vont pas être épargnés. Comme d’habitude, j’ai envie de dire !

Après les terribles combats qui ont opposés les enfants de Perdido Beach, le calme semble revenu. Mais très rapidement, on se rend compte qu’une terrible épidémie est en train de se répandre. Pour couronner le tout, une invasion d’insectes carnivores se prépare. Si Sam et ses amis pensaient avoir tout vu, ils vont rapidement se rendre compte que la Zone et l’Ombre leur réservent encore de sombres épreuves…

Dans ce tome, ça bouge beaucoup ! Changement de décor pour certains, beaucoup d’action pour d’autres… Michael Grant ne leur laisse une fois de plus aucun répit. Je n’en avais pas marre de Perdido Beach ou du pensionnat Coates, mais c’est toujours agréable de découvrir de nouveaux endroits. Dans ce nouvel opus, Caine et Diana se sont exilés sur une île ayant appartenue à un couple de milliardaires. Ils reprennent des forces, retrouvent leur vigueur et leur mauvais caractère d’antan. La relation complexe entre les deux personnages va s’intensifier dans L’Epidémie, pour mon plus grand plaisir ! Mais Caine est un homme de combat et d’action et il brûle de retrouver une vie plus dangereuse…

Pour ce qui est de Sam et de ses amis, ils ont un nouvel objectif : se rendre au Lac Tramonto avant que leurs réserves d’eau potable ne s’épuisent totalement. Ils vont faire de sacrés découvertes qui risquent de bouleverser le futur des habitants de la Zone, les cartes sont redistribuées et je suis bien curieuse de voir comment tout cela va évoluer…

En tout cas ce qui est sûr, c’est que ce tome 4 porte parfaitement bien son nom. L’épidémie va faire des ravages au sein des enfants et briser le moral de la plupart. Et cette invasion d’insectes ne va rien arranger ! Et pourtant, il y a toujours une faible lueur d’espoir qui brille. Des personnages vont faire des alliances improbables, ils vont se serrer les coudes et les voir aussi unis malgré leurs différences m’a enchantée.

Pour ce qui est de l’histoire en général, ça stagne un peu. Les mystères s’accumulent sur la création de la Zone, le rôle des mutants dans tout cela, et notamment le rôle du petit Pete. On se questionne toujours autant sur la nature et le but du Gaïaphage. Michael Grant apporte peu de réponses dans ce tome 4, mais on sent malgré tout que la fin est proche. Hâte de lire la suite, même si je redoute le dénouement ! En tout cas la chute de L’Epidémie m’a laissée sur le derrière !

Bilan : Une saga qui devient meilleure à chaque tome, des personnages qui se complexifient, une histoire qui gagne en mystère… Bref, ça rend addict ! ♥

Note : 8.5/10

Le Combat d’Hiver, de Jean-Claude Mourlevat

Résumé: Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt. Ont-ils la moindre chance d’échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du « peuple-cheval »? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange? Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

Mon avis: Je vais être cash : je suis passée à côté de cette lecture. J’avais déjà lu Terrienne de JC Mourlevat que j’avais adoré, pourtant je n’ai pas retrouvé sa jolie plume ici. Et puis pour être honnête, je me suis un peu ennuyée, et je ne me suis pas franchement attachée aux personnages !

Ce qui n’a pas marché avec moi, je pense que ce sont les personnages. Je les ai trouvés trop plats et sans personnalité. On leur attribue des qualificatifs (courage, intrépidité) mais ça ne s’en ressent pas forcément au cours du roman. Ils agissent tous un peu de la même manière, ce qui rend leurs actions assez prévisibles. Le personnage principal d’Helen aurait pu me plaire, car c’est une adolescente plutôt en retrait par rapport à son éblouissante meilleure amie, plus calme même si elle va se rebeller par la suite. Toutefois j’ai trouvé qu’il manquait trop profondeur au personnage pour le rendre vraiment intéressant. Il en est de même pour Milena, qui promettait pourtant d’être intrigante. Au final, sa personnalité reste trop lisse.

Pour ce qui est des deux garçons, Milos est celui qui m’a le plus marqué positivement. Bon certes, à part être gentil, il n’est pas grand-chose d’autre mais ce qui lui arrive est la seule chose qui m’ait réellement plu dans le roman. Bartoloméo est quant à lui trop éclipsé pour qu’on s’y attache vraiment.

Et puis en toute honnêteté, les personnages sont censés avoir quoi, 17/18 ans ? Mais j’ai trouvé qu’ils avaient le comportement d’enfants de 12 ans… La relation Milos – Helen est trop rapide, presque risible. Quoi ? Vous êtes déjà amoureux à la fin du premier chapitre alors que vous venez à peine de vous rencontrer ?

Le style de Mourlevat, bien que pas aussi poétique que dans mes souvenirs, demeure néanmoins agréable et fluide. Il conviendra sans nul doute à un public assez jeune qui veut lire un texte de qualité. Ceci dit je l’ai trouvé un peu trop dénué de « sentiments », sans doute parce que je n’ai pas été touchée par les scènes tristes…

Ce qui est intéressant dans Le Combat d’Hiver, c’est le mix entre réalité et fantastique qu’on y trouve. J’adhère plutôt bien à cet univers, où on parvient sans peine à s’imaginer les hommes-chiens ou les hommes-chevaux. Le tout est relativement bien expliqué, mais il me reste un arrière-goût de « trop peu » en bouche. Certaines zones d’ombre ne sont jamais évoquées, ce qui rend l’univers lui aussi trop survolé. On suit les personnages dans des aventures qui nous dépassent et dans un monde dont on sait trop peu de choses. La trame de fond n’est donc pas assez exploitée pour moi.

J’ai souvent vu dans les chroniques que l’histoire s’essoufflait dans les 50 dernières pages. Pour moi, elle n’a simplement jamais su décoller ! Elle est restée plate tout du long, en dépit de quelques actions qui nous faisaient espérer un regain de rythme. Mais non. Après, cela redevenait plat (et ennuyant), avec des scènes assez futiles parfois. Le roman est en soi assez sombre, ce qui est un bon point pour moi. Pourtant, Mourlevat n’est pas parvenue à me toucher ni à m’émouvoir, tant je ne m’étais pas prise d’affection pour les protagonistes principaux. La fin arriva donc comme une délivrance pour moi, qui ait tenu bon jusqu’à présent ! J’espérais sans cesse un peu d’action pour aiguiser mon intérêt mais celui-ci est resté au point mort.

Bilan: Vous l’aurez donc compris, je n’ai pas franchement aimé cette lecture ! Ceci dit, un avis comme le mien est assez rare sur la toile, je vous recommande donc d’aller en lire d’autres beaucoup plus positifs !

Note: 5/10 (parce que je ne veux pas être trop méchante)

Gone, tome 3: Mensonges, de Michael Grant

Résumé: Cela fait six mois que tous les adultes ont disparu de Perdido Beach. Six mois, que les enfants errent dans les rues, abandonnés, tenaillés par la faim, assoiffés d’un profond désir de vengeance. Six mois qu’une bulle surnaturelle les coupe du reste du monde.
Jusqu’au jour où les rumeurs les plus folles circulent, propagées par Orsay qui se proclame «Prophétesse». Elle affirme que la mort est le seul moyen de quitter la Zone. Désormais les enfants ne songent qu’à une chose : fuir. Mais sont-ils assez désespérés pour croire que seule la mort les délivrera ?

Mon avis : Je n’ai pas attendue très longtemps avant de lire ce tome 3, tellement j’étais prise par l’univers et les personnages ! Gone est très addictif et se révèle être meilleur de tome en tome. En tout cas, Mensonges ne m’a pas déçue, c’est pour moi le plus abouti jusqu’à maintenant.

La faim règne toujours sur Perdido Beach, pourtant les enfants vivent plus sereinement. Sam, qui s’était allié à Caine, est parvenu à mettre un terme à l’Ombre, Quinn et Albert ont mis en place un commerce et un Conseil s’est formé pour régler les problèmes au sein de la petite communauté. Pourtant les soucis ne sont jamais très loin : Orphey se proclame Prophétesse et déclare que la mort est le seul moyen de quitter la Zone. De son côté, Zil et sa bande sèment la terreur parmi les Mutants. Non loin de là, le groupe de Caine est de plus en plus affaibli et affamé. Caine doit rassembler ses dernières forces pour trouver une solution.

Pour ce qui est des personnages, Sam est moins présent dans ce tome-ci. Il ne fait que quelques apparitions, mais ces dernières nous laissent entrevoir de nouvelles facettes de sa personnalité. Sam n’en peut clairement plus de toutes ses responsabilités, sa relation avec Astrid se détériore mais surtout, il ne peut oublier ce que lui a fait endurer Drake à la centrale. On découvre un nouveau Sam angoissé, perdu et totalement obsédé par Drake. Une certaine folie s’empare de lui, et de voir son personnage trop parfait un peu sali dans ce tome 3 ça m’a franchement plu !

Astrid, quant à elle, m’a assez gonflée. Elle a tendance à prendre les gens de haut, à mépriser ceux qui ne pensent pas comme elle, et certains de ses comportements m’ont profondément choquée !

Les personnages qui remportent mon adhésion la plus totale sont Caine et Diana. Ils ne cessent d’évoluer, de gagner en complexité et leur relation s’en ressent. En tout cas, j’étais vraiment impatiente de retrouver leur point de vue à chaque fois ! Je suis curieuse de voir quelle direction va prendre la suite de leur histoire…

De nouveaux protagonistes apparaissent, au profit d’autres qui sont quasi éclipsés. J’ai regretté l’absence totale de Jake, Lana et Brianna, mais l’auteur nous présente un nouveau personnage étonnant et qui promet d’être très intéressant : Sanjit. Sa personnalité m’a bien plu, il n’a peur de rien et je suis curieuse de voir son futur rôle au sein de Perdido Beach.

L’intrigue en général n’évolue pas beaucoup en ce qui concerne les mystères qui entourent le Gaïaphage. On se questionne toujours autant sur ses motivations et sur l’origine de la Zone. Toutefois, on sent que l’Ombre se cache derrière certains personnages, qu’elle agit dans l’ombre (sans mauvais jeu de mot) et qu’elle manipule les enfants de Perdido Beach.

Dans ce livre 3, Michael Grant va davantage se concentrer sur les tensions au sein des groupes, notamment entre Humains et Mutants. Les  enfants se déchirent, s’entretuent pour des valeurs qui les dépassent, et cela créé une ambiance vraiment oppressante où personne ne se sent plus en sécurité. En toute honnêteté, j’ai trouvé que ce tome-ci était le plus glauque de tous ! Certains passages sont absolument ignobles, ce qui ne fait que renforcer ce que je disais précédemment : cette série n’est pas faite pour les âmes sensibles ! Le seul petit point sombre de ce récit ? Je dirai que l’intrigue avec Drake s’essouffle, il a fait son temps pour moi et aura du mal à se renouveler pour la suite…

En tout cas, je rage de ne pas avoir le tome 4 sous la main, surtout avec un tel final! Cette saga devient de plus en plus prenante : une fois commencée il devient difficile de s’en défaire et d’oublier de tels personnages. Vivement la suite !

Bilan: Un tome plus sombre et plus imprévisible encore que ces prédécesseurs, mais aussi plus complexe et plus travaillé. Michael Grant nous offre de beaux moments de frissons, j’ai plus que hâte de découvrir la suite !

Note: 8.5/10