Red Queen, tome 3 : King’s Cage, de V. Aveyard

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Attention ! Risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé : Mare Barrow a échangé sa liberté contre celle de ses amis. Retenue prisonnière par l’homme qu’elle aimait autrefois et désormais roi, Maven, elle est dans l’incapacité d’utiliser son pouvoir et subit maintes humiliations et mauvais traitements.

Pendant ce temps, la rébellion continue de s’organiser, de s’entraîner et d’étendre son influence, plus que jamais décidée à lutter contre l’oppresseur. Mais en l’absence de la faiseuse d’éclairs, qui mènera cette armée au bout de son ambition ?

Mon avis : Après le final explosif de Glass Sword, j’attendais avec la plus grande impatience la sortie de King’s Cage. Avec un titre aussi évocateur, une couverture glaçante représentant une couronne faite d’os, le ton est très rapidement donné. On sait que ce tome mettra à l’épreuve le personnage de Mare, et qu’il va morfler !

Alors que Mare a vu son frère Shade mourir sous ses yeux, elle a accepté de se livrer à Maven, désormais Roi de Norta, afin d’épargner la vie de ses amis. Mare est donc emprisonnée, torturée et pourtant elle ne perd pas espoir de pouvoir un jour échapper aux griffes du jeune roi. Pendant ce temps-là, la Garde Ecarlate rassemble ses forces et tente de rallier à sa cause un maximum de sangs-neufs pour renverser Maven.

Dans ce tome 3, Victoria Aveyard introduit d’autres points de vue que celui de Mare, pour mon plus grand plaisir ! Si celui de Mare reste comme toujours aussi percutant, notamment à cause de son caractère dur et brut, il était nécessaire de l’alterner avec d’autres protagonistes pour faire progresser l’intrigue. Les chapitres en compagnie de Mare demeurent les plus nombreux, et restent très passionnants. En soi, il ne se passe pas énormément de choses avec elle, surtout durant les deux tiers du livre, mais c’est très intéressant d’un point de vue psychologique. Le personnage de Mare doit encaisser pas beaucoup, cela l’affaiblit, mais d’un autre côté cela l’endurcit. Ses confrontations avec Maven sont extrêmement intéressantes. Si Maven était demeuré assez transparent jusque-là, on découvre enfin les rouages de son esprit torturé. J’aime beaucoup le personnage complexe de cet enfant-roi, et au final le titre de ce tome s’applique tout aussi bien à lui. En effet, Maven s’est enfermé lui-même dans une sorte de cage. C’est un personnage très seul, et malgré ses actes horribles, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une certaine pitié pour lui. Je suis curieuse de savoir ce que peut encore lui réserver la suite.

Dans King’s Cage, l’auteure va donner la parole à Cameron, une sang-neuve que l’on avait rencontré brièvement dans le tome 2. J’ai tout de suite accroché à sa personnalité rentre-dedans. La jeune femme n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à se confronter à plus fort qu’elle. Le point de vue de Cameron est d’autant plus intéressant qu’elle n’est pas totalement en accord avec la Garde Ecarlate. Toutefois, le point de vue qui reste le plus surprenant pour moi est celui d’Evangeline. Je ne m’y attendais absolument pas ! Jusque-là, c’était un personnage que je n’avais pas réellement remarqué, une sorte de méchante sans réelle personnalité et sans grand rôle. Pourtant, on va la découvrir pleinement dans ce tome 3 et elle va se révéler bien plus complexe que cela ! On en apprend plus sur sa famille, leurs motivations mais aussi sur ce qu’elle ressent. Au final, son point de vue est une agréable surprise et apporte une nouvelle dimension à la saga.

Ce qui m’a un peu déçue, c’est la mise à l’écart de certains protagonistes. Kilorn est presque absent de tout le tome, alors que c’est un personnage ambigu qui me plait beaucoup et qui peut encore réserver quelques surprises. Farley, en dépit de ses quelques apparitions, reste elle aussi en retrait alors qu’elle demeure une figure important de la Garde Ecarlate. Mais ce qui m’a le plus frustrée, c’est le personnage de Cal que j’ai trouvé trop effacé. Il revient sur le devant de la scène vers la fin du livre, mais c’est malheureusement trop tardif…

King’s Cage est un sacré pavé de 600 pages. Je dirais que les 400 premières pages sont assez calmes, et pourtant ce sont celles que j’ai préférées. Ensuite, je commençais à sérieusement saturer ! Le roman aurait gagné en qualité s’il n’avait pas été aussi gros. A trop vouloir en faire, l’auteure nous perd un peu. Personnellement je me suis un peu ennuyée sur la fin. Victoria Aveyard a introduit de nouveaux personnages, qui ne servent pas à grand-chose pour moi. Elle a aussi complexifié son intrigue, les relations diplomatiques entre les différents royaumes ainsi qu’entre les différentes familles Argents. Sur la fin, alors que j’étais déjà gavée d’avoir englouti autant de pages, je peinais à me concentrer pour tout comprendre. Les 100 dernières pages sont très brouillonnes, et c’est dommage ! J’espère que l’auteure saura se ressaisir et ne me décevra pas dans le quatrième et dernier tome.

Bilan : Un tome intéressant qui fait évoluer les personnages de Mare et de Maven. Passionnant, mais trop long et on regrette la fin brouillonne…

Note : 7.5/10

g11

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La Cave, de Natasha Preston

Résumé : Trèfle, un homme à la folie maniaque et meurtrière, séquestre Rose, Iris et Violette, trois filles, dans sa cave. Un jour, Summer croise la route de cet homme et ne rentre pas chez elle : il l’enferme dans sa cave et la rebaptise Lilas. Mais contrairement aux autres, Lilas ne compte pas accepter son sort jusqu’à faner.

Mon avis : La Cave est un thriller pour ados très divertissant. Je l’ai lu rapidement, car le récit est très prenant, mais c’est loin d’être un coup de cœur puisque j’ai trouvé qu’il manquait d’approfondissement sur bien des aspects…

Alors que Summer s’apprête à passer une soirée avec ses amies, voilà qu’elle est enlevée par un homme qui l’enferme ensuite dans une cave en compagnie de trois autres jeunes filles. Summer comprend très vite qu’elle doit suivre les conseils de Rose, Violette et Iris si elle veut survivre aux colères et aux sautes d’humeur de leur bourreau, qui se fait appeler Trèfle. Pour survivre, Summer devra devenir Lilas et se soumettre à la volonté de cet homme. Pourtant Summer n’est pas prête à le laisser la briser…

Le gros point positif du roman, c’est qu’il nous montre toutes les facettes d’un enlèvement. En effet, l’auteure a décidé de mettre en scène différents protagonistes et de leur accorder des chapitres de leur point de vue. Cette approche est très intéressante et nous permet d’être totalement impliqué que ce soit dans la captivité de Summer ou dans les recherches qui sont menées pour la retrouver.

Ce qui m’a dérangée, c’est le décalage entre la « voix » de Summer et les événements qui se déroulent dans la cave. En effet, la narration fait très adolescente et reste typique des romans Black Moon du genre. La plume de l’auteure est donc fluide mais manque un peu d’émotion. Je l’ai trouvé assez fade, ce qui engendre un contraste énorme par rapport aux atrocités dont sont victimes les filles. Dans La Cave, il y a certains passages très rudes, très violents, dignes de thrillers pour adultes, mais d’un côté avec un tel style d’écriture, cela faisait bizarre et n’a pas eu l’effet escompté sur moi.

Le gros point négatif de La Cave, c’est le cruel manque d’approfondissement dans la psychologie des personnages. Cette carence rend le récit vraiment trop « simple ». C’est vraiment dommage, car on a conscience de toutes les bonnes idées de l’auteure mais je pense qu’elles auraient été mieux mises en avant si la psychologie de Trèfle avait été plus soignée. Au final, j’ai plus eu l’impression qu’on nous livrait un psychopathe un peu grotesque, avec des justifications bancales sur le pourquoi du comment.

Toutefois, le récit reste rythmé par l’alternance de points de vue qui ajoute une certaine tension au roman. On est quand même plongé dans une atmosphère oppressante et angoissante, et on craint pour la vie des filles séquestrées. On observe une timide progression dans le roman, que ce soit par les actes de Trèfle ou par les recherches acharnées menées par le petit ami de Summer. La fin arrive malheureusement sans surprise ! J’aurais souhaité que l’auteure prenne davantage son temps, et ne nous livre pas sur un plateau une fin aussi convenue et expédiée. Je garderai malgré tout un bon souvenir de La Cave, qui reste un roman divertissant.

Bilan : Un bon moment à passer, malgré un aspect psychologique survolé et une écriture assez fade.

Note : 7.5/10

g11

La Reine du Tearling, tome 1, d’Erika Johanson

Résumé : Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.

Mon avis : Attention les amis, je vais vous présenter un gros coup de cœur, voire même mon plus gros coup de cœur de cette année. J’ai l’impression d’avoir attendu ce roman toute ma vie ! Bon ok, j’exagère peut-être un peu mais j’avais vraiment rêvé d’un livre qui casse tous les clichés de la littérature YA. Et il l’a fait ! Il a jeté par la fenêtre tous ces fichus clichés, et puis bon accessoirement je reconnais que l’histoire était tout bonnement passionnante et que les personnages étaient fabuleux. Donc oui, GROS COUP DE CŒUR !

L’histoire et l’univers créé par Erika Johansen m’ont captivée de bout en bout et m’ont convaincu à 1 000%, pourtant ce sont les personnages qui m’ont le plus marquée. Pour ceux qui me suivent, vous avez sans doute déjà remarqué que les personnages sont très importants pour moi. Ils comptent pour 50, voire 60% dans un roman. S’ils me laissent de marbre, il y a de grandes chances que je n’apprécie pas du tout le livre que je suis en train de lire !

Dans La Reine du Tearling, je suis littéralement tombée sous le charme de l’héroïne, Kelsea. La jeune femme est une héroïne vraiment unique. Elle transpire le courage, la bonté, la justice. Elle est tellement faite pour être Reine, malgré tout ce qui lui reste encore à apprendre ! Kelsea va vivre énormément d’épreuves dans ce premier tome, elle va connaitre des victoires mais aussi des échecs cuisants qui vont l’endurcir. Kelsea évolue constamment et je suis plus que curieuse de découvrir ce que lui réserve le tome 2. Physiquement, la jeune Reine est décrite comme quelconque, peu séduisante et avec un peu d’embonpoint. Cette description la rend tellement plus réaliste à mes yeux ! Pourquoi faudrait-il que les héroïnes soient toutes belles et sans défaut ? De toute façon, le personnage de Kelsea n’a pas besoin de ça, tant elle possède un charisme impressionnant.

Ensuite, l’auteure m’a fait plaisir avec des personnages secondaires fabuleux. Immédiatement je pense à Lazarus sans qui ce roman n’aurait pas été le même. C’est un personnage très secret, froid et distant vis-à-vis de Kelsea, même si on le sent très impliqué dans son rôle de Capitaine de la Garde. C’est étrange, on sent qu’on peut lui faire confiance mais en même temps on ne sait rien de lui et on le sait prêt à commettre des atrocités à n’importe quel moment. J’ai plus que hâte de retrouver ce personnage, tant sa complexité m’épate et tant sa relation avec Kelsea me fascine. Je suis charmée par Lazarus ! Ensuite, il y a bien évidement Le Fetch qui a titillé ma curiosité. On ne sait pas sur quel pied dansé avec le Prince des voleurs, et je suis certaine que l’auteure lui a prévu un rôle plus important et central qu’il n’y paraît dans la trilogie. Je retiens également les membres de la Garde de la Reine, tous très différents et avec des personnalités très marquées et complexes.

Une fois de plus, Erika Johansen a cassé quelques clichés en attribuant aux différents protagonistes des âges réalistes. Si dans certains romans des adolescents de 16 à 18 ans ont des postes à responsabilité, avec plusieurs hommes à leur solde, ou présentent des compétences de combattants surentrainés, ici l’auteure met en scène des hommes mûrs dont l’âge moyen est de 40 ans.

Ce roman n’aurait pas été un coup de cœur sans cette écriture fluide et agréable. Les chapitres sont assez longs (entre 30 et 50 pages), et pourtant à aucun moment je n’ai trouvé le temps long ! J’étais tellement absorbée dans le récit que je ne voyais pas les pages tourner. Si la plume d’Erika Johansen n’avait pas été aussi captivante, l’effet n’aurait pas été le même. J’ai aussi apprécié le fait que certains chapitres soient du point de vue d’autres personnages, notamment de personnages détestables ; cela nous permet de mieux comprendre leurs motivations.

En ce qui concerne l’univers imaginé par l’auteure, c’est assez déconcertant. On se trouve dans un univers très médiéval, et pourtant… l’histoire se déroule dans le futur ! La Reine du Tearling est donc parsemé de références à notre monde, à notre technologie ou même à notre culture. L’univers manque encore un peu d’approfondissement, et beaucoup de mystères demeure quant à la Traversée qui n’est qu’évoquée. Toutefois, je n’en tiens pas rigueur à l’auteure car je sais qu’elle a délibérément voulu laisser son lecteur dans le flou pour le surprendre plus tard !

Pour ce qui est de l’intrigue en soi, suivre l’avènement d’une Reine fut passionnant. Le monde dans lequel débarque Kelsea est un monde brutal, sanglant mais c’est surtout un monde d’hommes où la femme n’a pas sa place. Les embûches sont donc nombreuses et ont rendu le roman imprévisible et passionnant. Le monde que l’on découvre dans ce premier volume est un monde de magie, de complots, de secrets et de violence. Et pourtant, on sent qu’il nous réserve tellement plus dans la suite ! J’ai donc plus que hâte de me jeter sur le deuxième opus, qui promet une véritable évolution des personnages et de l’univers si particulier qui fait tout le charme de la trilogie.

Bilan : Un roman mi-fantasy mi-dystopie qui brise les clichés, des personnages merveilleusement travaillés qui fascinent, un univers complexe, dur et mystérieux, une écriture fluide et addictive… C’est un gros coup de cœur !

Note : 10/10

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Everything, Everything, de Nicola Yoon

Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Mon avis : Everything, everything ne m’avait jusqu’alors jamais tentée. Il faut dire que je fuis un peu comme la peste ce genre de récit, avec des adolescents malades, car ils finissent par tous se ressembler. Mais comme ma sœur me l’a offert pour mon anniversaire, eh bien… Je l’ai lu ! Et c’est un franc succès, j’ai adoré !

Je tiens rapidement à mettre les choses au clair : Everything, everything n’est pas un ersatz de Nos étoiles contraires, il est très différent par bien des aspects. Son originalité et en même temps sa franche simplicité ont fait qu’on n’est pas passé loin d’un petit coup de cœur !

Le gros point fort du roman, c’est Madeline la narratrice. La jeune adolescente est contrainte de demeurer à son domicile, et ne peut en sortir sous aucun prétexte au risque de mettre sa vie en danger. Malgré sa maladie qui l’oblige à vivre recluse chez elle, c’est une jeune fille vive et pleine d’énergie, qui croque la vie à pleines dents. J’ai adoré lire ce roman de son point de vue, car sa voix est à la fois touchante et amusante. Maddy est un vrai petit rayon de soleil. Le personnage d’Olly est tout aussi intéressant. Très vite, j’ai été intriguée par le jeune homme et son histoire, et on s’attache très facilement à lui.

La relation entre les deux protagonistes est plus qu’agréable à suivre. On observe les deux adolescents se découvrir, s’apprivoiser et évoluer malgré la barrière que forme la maladie de Maddy. Ces deux-là m’ont fait passer un excellent moment ! Si Maddy est atteinte de la maladie dite de l’enfant-bulle, j’avais moi aussi l’impression d’évoluer dans une sorte de bulle à leurs côtés. Nicola Yoon est donc parvenue à me captiver du début à la fin, et je tournais les pages sans même m’en rendre compte. Le fait d’être totalement immergée dans le roman m’a fait sentir plus proche des personnages. J’ai adoré cette proximité !

Toutefois, ce roman n’est pas uniquement l’histoire d’un premier amour. C’est aussi le récit d’une jeune fille éprise de liberté, qui veut voir le monde, bouger, s’amuser, respirer, bref… qui veut vivre. La relation entre Maddy et sa mère est aussi très bien développée. On sent les sacrifices que chacune a dû faire pour le bien de l’autre, et leur complicité est très attendrissante.

Les chapitres d’Everything, everything sont très courts, ce qui donne extrêmement de rythme au livre. Les nombreux schémas et dessins apportent une touche de fraîcheur, d’humour et d’originalité bienvenue. L’intrigue est somme toute assez simple, et pourtant l’histoire va prendre une tournure plus sombre à un moment clé du roman. J’ai été assez étonnée par certains rebondissements (même si certains m’avaient traversée l’esprit). Ce qui fait que ce roman n’est pas un coup de cœur, c’est justement à ce sujet. Certains rebondissements auraient mérité d’être davantage développés. J’aurais souhaité que l’auteure s’appesantisse sur des sujets très graves et importants. Ce manque d’approfondissement a fait que j’ai malheureusement trouvé la fin trop précipitée ! Je n’aurais pas été contre 50 pages de plus, dommage !

Bilan : Un roman addictif avec des personnages attachants et des rebondissements qui surprennent le lecteur. A lire !

Animale : La Malédiction de Boucle-d’Or, de Victor Dixen

Résumé : 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

Mon avis : Alors que le très sympathique Victor Dixen dédicaçait mon tome 3 de Phobos aux Imaginales, je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter le premier tome d’Animale tant celui-ci me faisait de l’œil depuis des années !

J’ai très rapidement été conquise par cette réécriture du conte de Boucle-d’Or. Je ne suis pas une grande fan de réécriture de contes, bien que j’ai adoré Les Chroniques Lunaires, de Marissa Meyer. J’ai cependant apprécié que Dixen prenne comme base un conte qui n’a jamais été réécrit jusqu’alors. Si je redoutais l’aspect « jeunesse » du roman, les premiers chapitres m’ont très vite détrompée ! Dixen nous embarque dans un univers bien sombre et glaciale, ce qui fait qu’Animale peut être lu par des jeunes lecteurs ou par des lecteurs plus murs.

Très rapidement, j’ai apprécié le personnage de Blonde. C’est une héroïne assez décalée, fragile et un peu perdue. Elle détonne énormément par rapport aux autres pensionnaires du couvent dans lequel elle réside, ce qui n’a fait qu’accentuer son étrangeté. On ressent immédiatement une grosse sympathie pour cette jeune fille qui n’a pas une vie facile. Tout au long du roman le personnage de Blonde va gagner en complexité et va s’affirmer. J’ai beaucoup aimé son évolution.

L’autre personnage marquant du roman est celui de Gabrielle. L’approche proposée par Dixen pour nous faire découvrir ce personnage est des plus originales : on ne connait la jeune femme que par le biais de lettres qu’elle a laissées, ou bien par le biais de compte-rendu ou de témoignages. Au final, Gabrielle est également l’héroïne d’Animale tant elle est aussi importante que Blonde.

Pour ce qui est des autres personnages, c’est un peu plus décevant. Aucun ne m’a paru assez développé, et on peut même dire qu’ils m’ont paru très creux. Gaspard n’est pas un protagoniste qui tient ses promesses. J’en attendais beaucoup de sa part, mais au final il se révèle être très fade. Sa relation avec Blonde est stéréotypée au possible, ennuyante mais également improbable. Plusieurs passages m’ont fait lever les yeux au ciel.

Le style d’écriture de Dixen est très plaisant. Je le trouve relativement neutre, si bien que le roman peut être lu par des lecteurs de tout âge. J’ai apprécié qu’il jongle entre différentes formes littéraires, en passant par le récit épistolaire ou encore par le journal intime. Cela a su rendre la lecture plus vivante.

Le gros souci d’Animale est pour moi son rythme assez décousu. Autant j’ai été subjuguée durant les 150 premières pages, autant le récit traine en longueur ensuite. Je n’ai pas compris certains choix de l’auteur. Pour moi, certaines aventures vécues par Blonde auraient pu être supprimées tant elles n’apportent rien à l’histoire ni au personnage. J’ai perdu l’intérêt que j’avais pour le livre à force de détours et de passages inutiles. C’est triste à dire mais j’avais hâte d’en finir, alors que j’appréciais malgré tout ce que je lisais… La plupart des péripéties sont très prévisibles et sans doute trop convenues. Il m’a manqué une bonne dose de surprise pour réellement apprécier cette lecture. La fin ne m’a donc aucunement surprise, mais elle a le mérite de clore l’histoire de Blonde. Je ne lirai pas le tome 2, puisque je n’en vois pas l’intérêt et que je ne souhaite pas prendre le risque d’être déçue.

Bilan : Un très bon départ, mais une lecture qui s’essouffle et des personnages qui manquent de caractère. Une lecture sympathique, mais qui sera vite oubliée pour ma part.

Note : 7/10

Rose Morte, tome 1 : La floraison, de Céline Landressie

Résumé : France, fin du XVIe siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…

Mon avis : J’ai dégoté les trois premiers tomes de Rose Morte un peu par hasard, pour seulement 8€ ! Alors forcément j’ai sauté sur l’occasion, surtout que cette saga me faisait de l’œil depuis un moment sans que je connaisse réellement l’histoire.

Dans ce premier tome, Céline Landressie pose les bases de son univers. C’est donc davantage un tome introductif pour moi ; toutefois ce n’est pas un point négatif ! On prend le temps de connaitre le personnage de Rose, ainsi que les autres protagonistes principaux, mais surtout on prend conscience de l’ampleur du contexte historique qui imprègne ce roman. J’ai été véritablement bluffée par le travail de titan réalisé par l’auteure, car le moindre dialogue, le moindre détail respire le XVIème siècle. J’ai vraiment eu l’impression d’évoluer à cette époque, et c’est fabuleux ! Vous l’aurez donc compris la plume de l’auteure est donc très riche, mais à aucun moment je ne l’ai trouvée pesante ou lourde. Le tout se laisse lire avec une grande fluidité.

Pour ce qui est des personnages, Céline Landressie a avant tout misé sur deux protagonistes : Rose et Artus de Janlys. J’ai très rapidement adhéré à l’héroïne, qui est une jeune femme forte. Son caractère buté et têtu dérange dans cette société où la femme n’a guère son mot à dire. J’ai donc adoré son côté buté ! Tout au long du roman, Rose va évoluer et gagner en maturité. Je suis curieuse de voir comment l’auteure peut encore faire évoluer ce personnage. Si le personnage féminin central du roman m’a pleinement convaincue, ce n’est pas encore le cas d’Artus. On a affaire à un homme sûre de lui, extrêmement secret et mystérieux. Malgré son magnétisme, j’avoue avoir encore des réserves. Certains de ses comportements sont inexplicables, et toutes les zones d’ombres qui gravitent autour de lui me laissent méfiante.

Les personnages secondaires m’ont quant à eux bien plu. J’ai adoré l’amie de Rose, Charlotte. Cette demoiselle a une personnalité moins inattendue que son amie, mais elle possède une pêche et une innocence bienvenues dans cet univers sombre et gothique. Le second personnage qui m’a marquée est celui d’Adelphe. Il est placé dans une position assez inconfortable vis-à-vis d’Artus et Rose, ce qui a forcément titillé ma curiosité. Je pense qu’il y a matière à faire des choses très intéressantes avec Adelphe dans les prochains tomes !

Le rythme du roman est assez lent, et comporte très peu d’action. Les éléments fantastiques surviennent très tardivement, il faut savoir être patient ! Même lorsque la part de fantastique apparait, elle demeure timide tant l’auteure est avare d’informations. D’un côté, je comprends qu’elle ait voulu nous placer dans la même situation floue et obscure que Rose, mais d’un autre côté c’est absolument rageant ! Toutefois, le peu d’éléments qui nous sont fournis dans ce premier volume laissent présager une mythologie riche et mûrement réfléchie. Vers la toute fin du livre, les enjeux se dessinent timidement mais nous donnent très envie de nous jeter sur le tome 2, Trois Epines.

Bilan : La Floraison est donc un long tome d’introduction, passionnant malgré quelques passages à vide. On apprend à connaitre Rose et à apprivoiser son caractère tempétueux. La mythologie, bien que seulement esquissée, est passionnante et nous met l’eau à la bouche. Je n’attendrai pas très longtemps avant de me jeter sur la suite !

Note : 8/10

 

Bilan #22 : Janvier à Mai 2017

Mon podium :

1. Falling Kingdoms, book 5 : Crystal Storm, by Morgan Rhodes

2. The Raven Cycle, book 3 : Blue Lily, Lily Blue, by Maggie Stiefvater

3. Tu tueras le père, de Sandrone Dazieri

 

J’ai adoré :

                    

 

J’ai aimé :

                                         

J’ai été déçue par :

      

Conclusion :

Normalement, je fais un bilan livresque tous les deux mois, mais ces derniers temps je n’avais pas véritablement la tête à écrire des articles et au cours de ces cinq mois je n’ai pas énormément lu, la faute à des études de plus en plus chronophages !

Je suis malgré tout satisfaite de ce beau bilan, avec 27 lectures. On est bien loin des comptes habituels, mais on connait tous des hauts et des bas dans notre vie de lecteur et nous lisons avant tout pour le plaisir et pas pour battre des records !

Pour les vacances qui se profilent à l’horizon, mon objectif premier est de faire baisser ma PAL à tout prix ! Je planifie donc de terminer certaines de mes séries en cours (I Hunt Killers, The Raven Cycle, Hush Hush), d’en continuer d’autres (Le livre perdu des sortilèges, Entre chiens et loups, Gardiens des cités perdues, Le jeu du maître, etc…) J’espère faire baisser ma PAL de moitié au moins !

En attendant de vous retrouver sur la toile, je vous souhaite à tous d’excellentes lectures !