Archives pour la catégorie Fantastique

Animale : La Malédiction de Boucle-d’Or, de Victor Dixen

Résumé : 1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les sœurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

Mon avis : Alors que le très sympathique Victor Dixen dédicaçait mon tome 3 de Phobos aux Imaginales, je n’ai pas pu résister à la tentation d’acheter le premier tome d’Animale tant celui-ci me faisait de l’œil depuis des années !

J’ai très rapidement été conquise par cette réécriture du conte de Boucle-d’Or. Je ne suis pas une grande fan de réécriture de contes, bien que j’ai adoré Les Chroniques Lunaires, de Marissa Meyer. J’ai cependant apprécié que Dixen prenne comme base un conte qui n’a jamais été réécrit jusqu’alors. Si je redoutais l’aspect « jeunesse » du roman, les premiers chapitres m’ont très vite détrompée ! Dixen nous embarque dans un univers bien sombre et glaciale, ce qui fait qu’Animale peut être lu par des jeunes lecteurs ou par des lecteurs plus murs.

Très rapidement, j’ai apprécié le personnage de Blonde. C’est une héroïne assez décalée, fragile et un peu perdue. Elle détonne énormément par rapport aux autres pensionnaires du couvent dans lequel elle réside, ce qui n’a fait qu’accentuer son étrangeté. On ressent immédiatement une grosse sympathie pour cette jeune fille qui n’a pas une vie facile. Tout au long du roman le personnage de Blonde va gagner en complexité et va s’affirmer. J’ai beaucoup aimé son évolution.

L’autre personnage marquant du roman est celui de Gabrielle. L’approche proposée par Dixen pour nous faire découvrir ce personnage est des plus originales : on ne connait la jeune femme que par le biais de lettres qu’elle a laissées, ou bien par le biais de compte-rendu ou de témoignages. Au final, Gabrielle est également l’héroïne d’Animale tant elle est aussi importante que Blonde.

Pour ce qui est des autres personnages, c’est un peu plus décevant. Aucun ne m’a paru assez développé, et on peut même dire qu’ils m’ont paru très creux. Gaspard n’est pas un protagoniste qui tient ses promesses. J’en attendais beaucoup de sa part, mais au final il se révèle être très fade. Sa relation avec Blonde est stéréotypée au possible, ennuyante mais également improbable. Plusieurs passages m’ont fait lever les yeux au ciel.

Le style d’écriture de Dixen est très plaisant. Je le trouve relativement neutre, si bien que le roman peut être lu par des lecteurs de tout âge. J’ai apprécié qu’il jongle entre différentes formes littéraires, en passant par le récit épistolaire ou encore par le journal intime. Cela a su rendre la lecture plus vivante.

Le gros souci d’Animale est pour moi son rythme assez décousu. Autant j’ai été subjuguée durant les 150 premières pages, autant le récit traine en longueur ensuite. Je n’ai pas compris certains choix de l’auteur. Pour moi, certaines aventures vécues par Blonde auraient pu être supprimées tant elles n’apportent rien à l’histoire ni au personnage. J’ai perdu l’intérêt que j’avais pour le livre à force de détours et de passages inutiles. C’est triste à dire mais j’avais hâte d’en finir, alors que j’appréciais malgré tout ce que je lisais… La plupart des péripéties sont très prévisibles et sans doute trop convenues. Il m’a manqué une bonne dose de surprise pour réellement apprécier cette lecture. La fin ne m’a donc aucunement surprise, mais elle a le mérite de clore l’histoire de Blonde. Je ne lirai pas le tome 2, puisque je n’en vois pas l’intérêt et que je ne souhaite pas prendre le risque d’être déçue.

Bilan : Un très bon départ, mais une lecture qui s’essouffle et des personnages qui manquent de caractère. Une lecture sympathique, mais qui sera vite oubliée pour ma part.

Note : 7/10

Rose Morte, tome 1 : La floraison, de Céline Landressie

Résumé : France, fin du XVIe siècle. C’est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l’Angleterre élisabéthaine.
Eileen, seule enfant du comte, est une jeune femme vive et de caractère. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier. Et c’est en faisant tout pour éviter cette terrible obligation à l’aide de sa fidèle amie Charlotte que Rose fera connaissance d’Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux comte l’entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l’existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle…

Mon avis : J’ai dégoté les trois premiers tomes de Rose Morte un peu par hasard, pour seulement 8€ ! Alors forcément j’ai sauté sur l’occasion, surtout que cette saga me faisait de l’œil depuis un moment sans que je connaisse réellement l’histoire.

Dans ce premier tome, Céline Landressie pose les bases de son univers. C’est donc davantage un tome introductif pour moi ; toutefois ce n’est pas un point négatif ! On prend le temps de connaitre le personnage de Rose, ainsi que les autres protagonistes principaux, mais surtout on prend conscience de l’ampleur du contexte historique qui imprègne ce roman. J’ai été véritablement bluffée par le travail de titan réalisé par l’auteure, car le moindre dialogue, le moindre détail respire le XVIème siècle. J’ai vraiment eu l’impression d’évoluer à cette époque, et c’est fabuleux ! Vous l’aurez donc compris la plume de l’auteure est donc très riche, mais à aucun moment je ne l’ai trouvée pesante ou lourde. Le tout se laisse lire avec une grande fluidité.

Pour ce qui est des personnages, Céline Landressie a avant tout misé sur deux protagonistes : Rose et Artus de Janlys. J’ai très rapidement adhéré à l’héroïne, qui est une jeune femme forte. Son caractère buté et têtu dérange dans cette société où la femme n’a guère son mot à dire. J’ai donc adoré son côté buté ! Tout au long du roman, Rose va évoluer et gagner en maturité. Je suis curieuse de voir comment l’auteure peut encore faire évoluer ce personnage. Si le personnage féminin central du roman m’a pleinement convaincue, ce n’est pas encore le cas d’Artus. On a affaire à un homme sûre de lui, extrêmement secret et mystérieux. Malgré son magnétisme, j’avoue avoir encore des réserves. Certains de ses comportements sont inexplicables, et toutes les zones d’ombres qui gravitent autour de lui me laissent méfiante.

Les personnages secondaires m’ont quant à eux bien plu. J’ai adoré l’amie de Rose, Charlotte. Cette demoiselle a une personnalité moins inattendue que son amie, mais elle possède une pêche et une innocence bienvenues dans cet univers sombre et gothique. Le second personnage qui m’a marquée est celui d’Adelphe. Il est placé dans une position assez inconfortable vis-à-vis d’Artus et Rose, ce qui a forcément titillé ma curiosité. Je pense qu’il y a matière à faire des choses très intéressantes avec Adelphe dans les prochains tomes !

Le rythme du roman est assez lent, et comporte très peu d’action. Les éléments fantastiques surviennent très tardivement, il faut savoir être patient ! Même lorsque la part de fantastique apparait, elle demeure timide tant l’auteure est avare d’informations. D’un côté, je comprends qu’elle ait voulu nous placer dans la même situation floue et obscure que Rose, mais d’un autre côté c’est absolument rageant ! Toutefois, le peu d’éléments qui nous sont fournis dans ce premier volume laissent présager une mythologie riche et mûrement réfléchie. Vers la toute fin du livre, les enjeux se dessinent timidement mais nous donnent très envie de nous jeter sur le tome 2, Trois Epines.

Bilan : La Floraison est donc un long tome d’introduction, passionnant malgré quelques passages à vide. On apprend à connaitre Rose et à apprivoiser son caractère tempétueux. La mythologie, bien que seulement esquissée, est passionnante et nous met l’eau à la bouche. Je n’attendrai pas très longtemps avant de me jeter sur la suite !

Note : 8/10

 

Caraval, tome 1, de Stephanie Garber

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Résumé : Bienvenue à Caraval ! Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu… Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n’est qu’illusions. Alors prenez garde à ne pas trop vous laisser emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l’on ne se réveille pas…

Mon avis : Caraval est l’une des sorties que j’attendais avec le plus d’impatience cette année, et pourtant je ne savais pas réellement de quoi parlait ce roman. Je me suis seulement laissée tenter par la couverture mystérieuse et superbe et par la phrase d’accroche. J’ai très rapidement imaginé un univers fait de faux-semblants, de pièges, de magie… Et je dois dire que Caraval ne m’a pas déçue ! C’est un roman qui tient ses promesses et qui a su m’embarquer dans son monde très particulier 😉

J’ai commencé ma lecture sans lire le résumé, je ne l’ai fait qu’après avoir tourné la dernière page. Je ne regrette pas du tout d’avoir fait ça, car après coup je trouve que celui-ci en dit beaucoup trop et révèle certains événements qui ne surviennent qu’une fois un bon quart du roman passé.

C’est donc avec un œil totalement neutre que j’ai pu observer Scarlett évoluer dans son monde. L’auteure développe au final assez peu le monde où vivent Scarlett et sa sœur, et on ignore même tout de la période où pourrait se dérouler l’histoire. Mais au final, ce n’est pas très grave car la seule chose qui importe réellement c’est l’univers de Caraval. Et quel univers fascinant ! Que de mystères, de tours de magie et de duperies ! C’est un monde magique, à la fois effrayant et fascinant où la frontière entre réalité et rêve est parfois très mince.

J’ai aimé me perdre dans la contemplation de Caraval, me faire tromper par ses personnages tous plus étranges et rocambolesques les uns que les autres. J’ai conscience que les personnages ne sont pas en soi très travaillés, qu’ils manquent sans aucun doute un peu d’étoffe MAIS ce n’est pas un point négatif dans ce roman. Est-ce la magie de Caraval qui veut ça ? En tout cas, le fait d’en savoir aussi peu sur ces personnages nous forcent à leur faire confiance (ou à faire preuve de prudence) sans avoir trop d’éléments sur eux. Le lecteur se met donc à la place de Scarlett qui doit suivre son instinct et faire confiance à certaines personnes, au risque de se tromper lourdement.

Les protagonistes principaux sont absolument adorables. Je suis généralement assez dure avec les héroïnes, mais je dois dire que je n’ai pas grand-chose à reprocher à Scarlett. Elle a bien ses petits défauts et peut agacer par moment, mais j’ai aimé son caractère contradictoire : prudent et intrépide à la fois. J’ai particulièrement aimé son histoire et le lien qui l’unissait à sa sœur Donatella. Le second personnage marquant de Caraval est bien évidement Julian. Il est très présent dans le roman mais en dépit de ses nombreuses apparitions, il demeure mystérieux et insaisissable. C’est un personnage aux multiples facettes et j’ai vraiment aimé suivre cette aventure à ses côtés. C’est un chouette personnage ! Bien évidemment, il y a d’autres personnages hauts-en-couleurs tout aussi intrigants, tels que Légende, Aïko ou encore Dante, mais je vous laisse tout le loisir de les découvrir par vous-même !

L’écriture de l’auteure est très agréable et sert très bien l’intrigue. Je lui ai trouvé un style très enchanteur et j’ai particulièrement aimé ses descriptions de Caraval. L’auteure est parvenue à partager beaucoup d’émotions au travers de sa plume, des émotions pas toujours très joyeuses ! En effet, ce roman s’est révélé assez dur par moment.

L’intrigue de Caraval n’est pas très complexe au final, mais on ne peut s’empêcher de tourner les pages avec avidité pour connaitre la suite des (mes)aventures de Scarlett. On entre rapidement dans une spirale d’addictivité, à croire que Caraval et son maître nous ont ensorcelés ! En tout cas, j’ai aimé être surprise avec les nombreux rebondissements qui surviennent au cours de la lecture. Je suis charmée par la fin que nous livre l’auteure, mais en même temps je rage un peu contre cet épilogue qui nous laisse clairement sur une note frustrante ! A quand la suite ?!

Bilan : Un univers enchanteur où les apparences sont trompeuses, des personnages aux multiples facettes, une écriture superbe… Qu’attendez-vous pour céder à Caraval ?

Note : 8.5/10

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The Raven Cycle, book 3 : Blue Lily, Lily Blue, by Maggie Stiefvater

Résumé : (traduction personnelle) Rêver est dangereux. Mais être éveillé peut être encore plus dangereux. Pour la première fois de sa vie, Blue Sargent a des amis en qui elle peut faire confiance, un groupe auquel elle appartient. Les Raven Boys l’ont accepté comme l’une d’entre eux. Leurs problèmes sont devenus les siens, et ses problèmes les leur. Mais le souci avec les choses que l’on trouve, c’est qu’elles peuvent être facilement perdues. Les amis peuvent trahir.  Les mères peuvent disparaitre. Les visions peuvent mentir. Les certitudes peuvent se défaire…

Mon avis : Voilà maintenant trois ans que j’attends désespérément la sortie du tome 3 de Glendower en français. Je sais bien que la saga n’a jamais réellement trouvé son public, mais Black Moon pourrait au moins avoir la décence de dire qu’ils ne publieront JAMAIS la suite. J’ai donc décidé de me jeter sur cette suite en VO, et honnêtement je ne regrette pas ! Les couvertures sont mille fois plus belles et fidèles à l’univers, et je me suis rendue compte que la traduction dénaturait énormément le récit de Maggie Stiefvater…

Je crois déjà que je ne saurais pas décrire tout le bonheur que j’ai ressenti entre retrouvant tous ces personnages absolument fabuleux ! Je suis toujours aussi fan de Blue, qui est bien loin de ces héroïnes niaises et dont le cœur balance entre les différents beaux gosses qui l’entourent. Au contraire, Blue est imprévisible et surtout, elle dit ce qu’elle pense ! Elle entretient une relation très particulière avec chacun des garçons, et cela rend leur amitié encore plus fabuleuse et captivante. Dans Blue Lily, Lily Blue, la jeune fille va beaucoup évoluer et reprendre une place assez centrale par rapport au dernier tome, où Ronan était davantage mis en avant. Ici, Blue va se heurter à certains secrets du passé qui risquent de bousculer son avenir…

L’autre gros plaisir du roman ? Retrouvez les Raven Boys ! J’adore le lien qui les unit, chacun entretenant une relation assez étrange avec l’autre. Tout d’abord il y a Gansey, le leader. Aaaah Gansey, vraiment j’adore ce personnage ! J’aime sa façon de voir les choses, j’aime comment il agit avec Blue, j’aime sa façon d’être présents auprès de ses amis lorsqu’ils ont besoin de lui… Bref, c’est un personnage que j’adore ! Dans ce tome, Adam se cherche. Il ne semble toujours pas trouver sa place parmi eux, ni même au sein de la quête. Et pourtant, il a un rôle crucial à jouer, voire fondamental. L’évolution du personnage d’Adam est sans aucun doute la plus importante de ce troisième volume et risque de changer beaucoup de choses dans la personnalité du garçon et dans ses actes. Pour ce qui est de Ronan, bien qu’il soit un peu plus en retrait, ses apparitions n’en restent pas moins très intéressantes et son humour toujours aussi noir et mordant !

La plume de l’auteure est absolument fabuleuse, et la traduction française ne lui rendait définitivement pas hommage. J’ai donc redécouvert le style enchanteur de Maggie, très poétique ! Certains passages n’en sont que plus poignants. En tout cas, je n’ai eu de cesse d’être émerveillée face à sa plume !

La quête en elle-même avance à pas de géant. On sent que le dénouement est proche. Mais plus on semble se rapprocher de la fin tant attendue, plus l’angoisse monte. Ce tome est semé d’embûches, le moral de nos personnages est mis à rude épreuve et leurs vies semblent plus en danger que jamais. Je suis curieuse de savoir s’ils resteront unis jusqu’au bout ou si cette quête aura eu raison de leur amitié. En effet, il ne faut pas oublier qu’une fois qu’ils auront retrouvé Glendower, ils ne pourront lui demander qu’un seul vœu. Or cela a de quoi créer des frictions entre les quatre amis !

Cela ne se ressent probablement pas assez dans ma chronique, mais cette saga je l’aime vraiment ! Elle fait sans aucun doute partie de mes sagas chouchoutes, celles que l’on chérit parce que les personnages nous fascinent, nous font vibrer et nous surprennent. L’intrigue en soi n’est pas des plus compliquées. Et pourtant, Maggie Stiefvater a su créer un univers original, très développé et bourré de détails, ce qui le rend absolument crédible. Je suis totalement fan de la magie qui s’en dégage et je pourrais rester plongée dans cet univers trèèèès longtemps sans que je parvienne à m’en lasser. J’ai extrêmement hâte de lire The Raven King, mais en même temps je ne suis pas pressée de quitter l’univers et la quête qui m’ont tant fait vibrer, ainsi que des personnages aussi attachants…

Bilan : Avec un style enchanteur, une intrigue extrêmement bien ficelée et des personnages toujours aussi captivants et très développés, Maggie ne fait que confirmer ce que je savais déjà : cette saga fait partie de mes préférées ! En tout cas, ce tome est un coup de cœur ♥

Note : 9.5/10

Les Anges Déchus, tome 3: Silence, de Becca Fitzpatrick

Résumé: Quand elle se réveille dans le cimetière où repose son père depuis des années, Nora est perdue. Que fait-elle ici en pleine nuit ? Et qui est cet étrange personnage vêtu de noir dont l’image la poursuit ? Sous le choc, la jeune fille va comprendre qu’elle a disparu depuis plusieurs mois et qu’elle ne garde aucun souvenir de cette période.

Alors qu’elle tente de reprendre une vie normale, Nora est hantée par des visions surréalistes des habitants de son passé dont elle avait oublié l’existence. Parmi eux, l’énigmatique Jev, qui semble en savoir beaucoup plus sur son compte qu’il ne veut bien l’admettre. En allant à la recherche de son histoire, Nora ignore qu’elle s’engage dans un conflit séculaire dont il lui sera difficile de sortir indemne.

Mon avis : Le second tome des Anges Déchus m’avait agréablement surprise, puisque ce n’était pas passé loin du coup de cœur ! J’avais passé un agréable moment de lecture aux côtés de Patch et Nora, l’histoire avait considérablement avancé, et la fin m’avait laissée sur le derrière ! Autant vous dire que j’étais impatiente de me plonger dans la suite. Pourtant, Silence ne tient pas toutes ses promesses. S’il se laisse toujours avec plaisir, il reste un tome de transition où il ne se passe pas grande chose… Dommage !

Alors qu’elle venait de découvrir que Hank était son véritable père, mais également un puissant néphilim, voilà que Nora se réveille en plein cœur d’un cimetière sans aucun souvenir des derniers mois. La jeune fille, d’abord effrayée par le véritable trou noir de ses souvenirs, va rapidement vouloir connaître la vérité. Nora sent qu’on lui cache de terribles choses, et elle sera prête à tout pour les découvrir. Pourtant sa quête de vérité semble la mettre encore plus danger…

J’ai toujours particulièrement aimé le personnage de Nora. C’est une adolescente qui n’a pas sa langue dans sa poche, elle se retrouve sans cesse des situations rocambolesques, presque comiques, et pourtant elle garde la pêche et son humour tranchant. Ici, elle m’a plutôt agacée, mais c’était sans doute dû au fait qu’elle ne se souvenait de rien. On repart de zéro avec le personnage, il y a donc des redites par rapport aux tomes précédents lorsqu’elle découvre la vérité sur les anges et les néphilims. Cette redécouverte fut plutôt laborieuse et n’apporte pas grand-chose de plus à l’héroïne.

Pour ce qui est des personnages secondaires, Vee est presque absente la totalité du tome et c’est regrettable ! Vee est une véritable bouffée d’air frais dans l’univers d’Hush Hush et sans elle, ce tome m’a paru plus fade. En ce qui concerne Patch, je ne sais pas trop quoi en penser. C’est un personnage que je n’ai jamais réussi à cerner et dans ce troisième tome, on le découvre sous un angle très différent. Je ne saurais pas encore dire si je l’apprécie ou pas ! Par contre, s’il y en a bien un que j’ai été contente de retrouver c’est Scott ! Son personnage prend un tournant assez intéressant et sa relation avec Nora est toujours aussi amusante. J’ai hâte de voir ce que lui réserve Becca Fitzpatrick dans Finale.

Ce qui fait de ce tome une légère déception par rapport aux deux précédents, c’est le fait qu’il soit plutôt mou durant les 3/4 du récit. Il y a bien un peu d’action par-ci par-là, mais tout ce que Nora découvre sur le monde de néphilims et des anges m’a paru trop long. En effet, on disposait déjà de toutes ces informations, du coup on s’ennuie un peu pendant que Nora recouvre sa mémoire !

Heureusement, le dernier quart du roman tient ses promesses. Il y a beaucoup d’action, l’histoire avance bien mais surtout on a droit à des retournements de situation assez inattendus ! Certes ils étaient un peu précipités à mon goût, mais n’empêche qu’ils sont là et redonnent du peps à la saga qui s’essoufflait avec ce troisième tome. J’ai donc plus que hâte de lire le quatrième et dernier tome, qui promet d’être plein d’énergie et de surprises !

Bilan : Silence est un tome de transition, un peu longuet et par moment sans intérêt. Toutefois les 100 dernières pages relèvent le niveau et nous offrent de l’action et des cliffhangers dignes de ce nom !

Note : 7/10

Les Anges Déchus, tome 2: Crescendo, de Becca Fitzpatrick

Attention ! Risque de spoilers sur le tome précédant !

Résumé: Après une année tourmentée, Nora peut enfin savourer le bonheur dans les bras de Patch, son âme soeur, son ange gardien. Mais le meutre de son père revient la hanter et Nora est à la recherche de réponses. Alors même que Patch est de plus en plus énigmatique, et distant… Et si le père de Nora était une victime du conflit ancestral oppposant anges déchus et Néphilims ? Et si Patch était lié de près à sa mort ?
Secrets, dissimulation, ambivalence… Nora est seule face aux zones d’ombre qui l’entourent et lever le voile sur la vérité peut parfois se révéler fatal…

Mon avis : Voilà presque un an jour pour jour que j’ai commencé la saga très connue des Anges Déchus. J’avais pris beaucoup de plaisir lors de cette première lecture, mais j’ai vraiment trainé pour lire Crescendo ! Quel dommage, car j’ai adoré cette suite !

Depuis que Patch est devenu l’ange gardien de Nora en refusant son sacrifice, la jeune fille n’y voit que du positif : cela va consolider sa relation avec l’ancien déchu ! Pourtant, Patch se montre assez distant et ne répond pas à toutes ses interrogations… Lui cache-t-il encore de sombres secrets ? Alors que Nora est en plein doute, voilà que l’assassinat de son père refait surface…

Nora et Patch m’avaient presque manqué ! En tout cas, j’ai vraiment été heureuse de retrouver notre héroïne pleine de peps ! Nora est un personnage que l’on suit avec plaisir, et auquel on s’attache très facilement. Elle est loin d’être parfaite, à vrai dire elle est même bourrée de défauts ! Pourtant c’est ce qui fait son charme. Dans Crescendo, la jeune fille doit faire face à son passé et doit batailler avec ses émotions. J’ai vraiment aimé la voir à la fois combative et désemparée. Ce qui n’a par contre pas changé depuis le tome 1, c’est son humour et son répondant que j’apprécie toujours autant !

Patch, quant à lui, se fait légèrement plus discret dans cette suite. Il a tendance à agir dans l’ombre, et on le voit surgir à des moments où on ne s’y attend pas ! Patch reste une fois de plus très mystérieux quant à son passé et ses réelles intentions. Je ne peux pas vraiment me prononcer sur ce personnage qui cache encore trop de choses ! Ceci dit, Becca Fitzpatrick sait rendre le personnage attrayant et plus complexe au fil des pages, et c’est une excellente chose !

Du côté des autres personnages, j’ai été plus qu’heureuse de retrouver Vee ! La meilleure amie de Nora est toujours aussi amusante et pleine de bons conseils (enfin presque…). J’adore sa pêche et son humour : c’est un vrai rayon de soleil ! Si la place que prend Vee est un vrai plaisir, j’ai été plus que surprise de voir que Marcie commençait à prendre plus d’importance dans Crescendo. Je me souvenais assez mal de son personnage, mais je crois que Marcie n’était qu’une peste sans intérêt dans Hush Hush. Pourtant, on va la voir plus régulièrement et on va commencer à se poser de sérieuses questions sur son compte ! En tout cas, je suis curieuse de voir ce que lui réserve la suite… Celui qui a contribué à rendre ma lecture très plaisante est le petit nouveau de la saga : Scott. J’adore son humour, et je trouve qu’il se complète plutôt bien avec la répartie de Nora. Ils forment un duo inattendu et électrisant, j’ai hâte de voir cette évolution !

La plume de Becca Fitzpatrick demeure simple et sans fioriture, mais elle a le mérite d’être fluide et agréable. Elle possède également cette petite pointe d’humour que certains romans YA n’ont pas, sans doute à cause du personnage de Nora. En tout cas, j’ai pris énormément de plaisir à suivre cette narratrice !

Je reprochais un peu au premier opus son manque d’originalité, mais dans Crescendo, je dois reconnaître que j’ai été surprise par la tournure de certains événements. Sans vouloir vous en dire trop, l’intrigue se complexifie et s’oriente vers quelque chose que je n’imaginais même pas ! Du coup, ça me met l’eau à la bouche et j’ai vraiment plus que hâte d’en savoir plus sur cette mystérieuse Main Noire. La mythologie en soi n’est pas très développée, mais j’ai bien compris qu’il ne fallait pas trop en demander non plus ! Mais finalement le manque de détails ne me perturbe pas plus que cela, donc je ne lui en tiens pas rigueur.

Crescendo nous réserve pas mal de frissons en tout cas, des rebondissements et quelques révélations croustillantes. Mais vous savez ce qui est le plus atroce ? Se retrouver confronté à une fin pareille sans avoir le tome 3 sous la main ! Autant vous dire que je ne vais pas patienter un an avant de lire !

Bilan: Une saga rafraichissante que l’on prend plaisir à lire ! L’intrigue se complexifie, et les personnages s’étoffent au fil des tomes pour nous offrir de bons moments ! J’ai adoré, c’est presque un coup de cœur!

Note: 9/10

Le Livre Perdu des Sortilèges, tome 1, de Deborah Harkness

Résumé: Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Mon avis : Il me semble que Le Livre Perdu des Sortilèges est une série qui n’est plus à présenter. Terminée depuis quelques temps maintenant, elle a connu un gros succès dès sa sortie. Oui oui, je sais ce que vous vous dites, j’en ai mis du temps avant de me lancer ! En même temps je dois dire que le résumé ne m’intriguait pas beaucoup… Mais quand je l’ai trouvé à un bon prix dans une boutique de seconde main, j’ai voulu tenter l’expérience ! Et quelle surprise ! Ce livre est à mille lieux de ce à quoi je m’attendais…

En toute honnêteté, je m’attendais à trouver un livre destiné à un public très ado, en raison de la présence de sorcières et de vampires. Préjugé quand tu nous tiens… Au lieu de cela, Deborah Harkness nous offre une sacrée brique de plus de 800 pages, à l’univers développé et davantage destiné à des lecteurs plus mûrs.

Dans un premier temps, j’ai été étonnée de la complexité de l’univers créé par l’auteure, mais également de la fascination qu’il engendrait. En effet, j’ai absolument adhéré à l’idée que la Terre soit peuplée de quatre espèces : les humains, les sorciers, les vampires et les démons. Chacune a ses propres caractéristiques et dégage un côté mystérieux et dangereux. Les sorciers et les vampires sont clairement au centre de ce premier volume, mais j’ai plus que hâte d’en savoir sur les démons !

Ensuite, j’ai été vraiment surprise de me retrouver face à des personnages aussi matures. Exit la jeune ado transie devant un vampire au charme irrésistible, Diana se révèle être une jeune femme forte, pleine de convictions et qui est une travailleuse acharnée. Diana est historienne, ce qui fait qu’elle en a plus dans la caboche que certaines héroïnes ! C’est un personnage auquel on se lie facilement, j’ai aimé son entêtement à refuser sa véritable nature de sorcière, son courage à toute épreuve mais également ses gros « craquages » qui la rendent plus humaine, et donc plus proche de nous.

Matthew est lui aussi bien différent de l’image que je m’étais faite de lui. Certes, il possède quelques caractéristiques classiques du vampire, mais l’auteure va réussir à s’approprier le mythe de cette créature pour en faire quelque chose de plutôt original. En effet, les pouvoirs de Matthew sont assez inutiles dans Le Livre Perdu des Sortilèges et ce qui compte davantage, c’est son passé, son vécu en tant qu’être immortel. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à lui au départ, mais au fur et à mesure du roman il va se révéler plus sensible et touchant.

Du côté des personnages secondaires, Deborah Harkness nous livre une palette bien remplie et hétérogène ! Qu’il s’agisse de Ysabeau, la mère de Matthew avec son caractère rigide et glaciale, ou encore Marcus, le jeune vampire très attachant, les vampires présents dans le roman sont tous très différents et éloignés du mythe originel. Je suis vraiment tombée sous le charme d’Ysabeau, j’ai hâte de la retrouver par la suite ! Du côté des sorcières, les tantes de Diana se révèlent à la hauteur de leurs concurrents vampires. En effet, j’ai adoré leur pêche, leur caractère bien trempé et leur franc parler ! Les démons se font plus timides dans ce tome 1 et sont représentés par des personnages qui manquent encore de charisme. Mais le deuxième tome promet d’introduire des démons forts intéressants ! Les humains, quant à eux, sont inexistants. J’ai trouvé cela dommage, après tout il y a quatre espèces dans l’univers de Deborah Harkness !

L’écriture de l’auteure est vraiment dense. Sur plus de 800 pages, je dois dire que ça blablate beaucoup ! Mais je ne me suis pas endormie sur le livre, donc tout va bien ! Son style est franc, fidèle au personnage de Diana. Lors de quelques chapitres, l’auteure cède la narration à un autre personnage ce qui surprend au départ, mais qui a le mérite d’expliquer certaines petites choses.

Comme je vous le disais plus haut, je recommande ce livre à des lecteurs plus mûrs. En effet, il y a un côté très historique et scientifique présent dans Le Livre Perdu des Sortilèges. S’il est beaucoup question d’alchimie, il est également question d’ADN, de sciences modernes et d’événements historiques précis ! On sent vraiment que l’auteure est passionnée d’histoire, qu’elle s’y connait. Il y a pas mal de références à des personnages historiques, et ça m’a vraiment plu. L’École de la Nuit promet d’être une suite intéressante, car il semblerait qu’elle en contienne encore davantage !

Si j’ai vraiment adoré ce livre, je dois reconnaître qu’il y a quelques petits éléments qui me font revoir ma note à la baisse. Tout d’abord, il y a des passages à vide, où il ne se passe RIEN et qui m’ont un tantinet ennuyée, disons-le clairement. Je pense que le roman aurait gagné en qualité s’il avait compté 100, voire 150 pages en moins. Je pense qu’avec 700 pages, l’auteure aurait pu nous pondre un roman de qualité, digne de la complexité de cet univers sans pour autant nous assommer avec des chapitres bien moins utiles. Ensuite, c’est la romance qui ne m’a pas enchantée. Elle n’est pas cucul la praline (enfin, pas trop, devrais-je dire), mais j’ai malgré tout eu du mal avec cet amour qui prend des proportions euh… disproportionnées ? C’est un peu rapide, et presque peu crédible…

Je ressors donc de cette lecture un peu éprouvée par toutes ses heures passées à le lire, mais finalement conquise ! Je lirai la suite bien volontiers !

Bilan : Un premier roman très dense qui pose les bases d’un univers riche, complexe et fascinant. Les personnages sont très développés, et attachants pour la plupart. On déplore un manque d’action et des passages trop longuets. Sinon, chapeau bas pour toutes ces références historiques et scientifiques !

Note : 7.5/10