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La Reine du Tearling, tome 2 : L’Invasion du Tearling, d’Erika Johansen

Résumé : Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d’esclaves au royaume de Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine Rouge, qui tire son pouvoir de la magie noie. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s’emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l’invasion. Mais pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menaces de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.

Mon avis : Après le très gros coup de cœur que j’avais eu pour le premier tome de La Reine du Tearling, j’avais vraiment hâte de me jeter sur la suite. Après avoir tant aimé l’univers, les personnages et l’intrigue, j’avais placé mes espérances très haut ! Et je dois reconnaitre que je ne suis pas déçue, tant l’auteure est parvenue à me surprendre tout au long de L’Invasion du Tearling !

J’avais grand hâte de retrouver Kelsea dans sa position de souveraine. Très rapidement, on se rend compte qu’elle n’est plus la jeune fille que l’on avait quittée, mais qu’elle est réellement devenue une femme prête à gouverner son royaume. La Kelsea de ce deuxième opus est plus sombre et plus brutale. C’est un véritable changement qui s’est opéré ! J’ai été très surprise par son évolution, mais qu’est-ce que je l’ai adorée ! Dans cette suite, Kelsea est dangereuse et imprévisible, et ça m’a plu.

Les relations entre Kelsea et les autres protagonistes ont également beaucoup évolué. Si Pen était un personnage plutôt effacé jusqu’à maintenant, il gagne en importance et les liens qui l’unissent à la Reine du Tearling sont très intéressants. Toutefois, le duo qui fonctionne le mieux selon moi, c’est celui que forment Kelsea et Lazarus. Il y a une véritable alchimie entre ces deux protagonistes et je ne me lasse jamais de leurs conversations ! Dans cette suite, on en apprend enfin plus sur le passé de Lazarus et certaines choses s’expliquent enfin. L’Invasion du Tearling n’a fait que confirmer que j’adorais ce personnage ! La suite promet d’être passionnante pour lui.

Là où l’auteure a fait très très fort, c’est sur l’énorme bond en avant que l’on fait dans l’histoire. Le seul petit reproche que je pouvais faire au premier tome, c’était les explications quant à l’univers et à la Traversée que je trouvais encore un peu floues. Et bien ici, Erika Johansen commence à nous fournir son lot de réponses, et ce par le biais de Lily, une jeune femme de l’ère pré-traversienne ! J’ai été vraiment étonnée, pour ne pas dire chamboulée, d’être transportée trois siècles en arrière, dans une époque quasi semblable à la nôtre. Si j’ai été un peu choquée, j’approuve totalement le choix de l’auteure qui a su surprendre et relancer son intrigue comme jamais. Le point de vue de Lily apporte un vrai plus au roman et lève le voile sur certains mystères. Ses chapitres sont toutefois assez durs psychologiquement, tant la vie de Lily n’est pas facile. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre Lily et Kelsea dont la force et la volonté sont semblables. J’ai donc adoré cette prise de risque de la part d’Erika Johansen !

L’intrigue avance donc à pas de géant dans cette suite, aussi bien en raison des points de vue de Lily que des initiatives prises par Kelsea. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et on apprécie chaque moment. La fin m’a vraiment chamboulée par contre. Totalement imprévisible, elle redistribue les cartes et l’avenir des personnages n’a jamais été aussi incertain… J’ai plus que hâte de tenir entre mes mains le troisième et dernier tome de cette merveilleuse trilogie !

Bilan : Un deuxième tome qui n’est pas un tome de transition. Au contraire, il permet de renforcer les relations qu’entretient Kelsea avec les autres protagonistes, de faire évoluer la situation du royaume du Tearling et surtout c’est un tome qui permet d’apporter un bon nombre de réponses quant à la Traversée. J’ai adoré !

Note : 9/10

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Red Queen, tome 3 : King’s Cage, de V. Aveyard

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Attention ! Risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé : Mare Barrow a échangé sa liberté contre celle de ses amis. Retenue prisonnière par l’homme qu’elle aimait autrefois et désormais roi, Maven, elle est dans l’incapacité d’utiliser son pouvoir et subit maintes humiliations et mauvais traitements.

Pendant ce temps, la rébellion continue de s’organiser, de s’entraîner et d’étendre son influence, plus que jamais décidée à lutter contre l’oppresseur. Mais en l’absence de la faiseuse d’éclairs, qui mènera cette armée au bout de son ambition ?

Mon avis : Après le final explosif de Glass Sword, j’attendais avec la plus grande impatience la sortie de King’s Cage. Avec un titre aussi évocateur, une couverture glaçante représentant une couronne faite d’os, le ton est très rapidement donné. On sait que ce tome mettra à l’épreuve le personnage de Mare, et qu’il va morfler !

Alors que Mare a vu son frère Shade mourir sous ses yeux, elle a accepté de se livrer à Maven, désormais Roi de Norta, afin d’épargner la vie de ses amis. Mare est donc emprisonnée, torturée et pourtant elle ne perd pas espoir de pouvoir un jour échapper aux griffes du jeune roi. Pendant ce temps-là, la Garde Ecarlate rassemble ses forces et tente de rallier à sa cause un maximum de sangs-neufs pour renverser Maven.

Dans ce tome 3, Victoria Aveyard introduit d’autres points de vue que celui de Mare, pour mon plus grand plaisir ! Si celui de Mare reste comme toujours aussi percutant, notamment à cause de son caractère dur et brut, il était nécessaire de l’alterner avec d’autres protagonistes pour faire progresser l’intrigue. Les chapitres en compagnie de Mare demeurent les plus nombreux, et restent très passionnants. En soi, il ne se passe pas énormément de choses avec elle, surtout durant les deux tiers du livre, mais c’est très intéressant d’un point de vue psychologique. Le personnage de Mare doit encaisser pas beaucoup, cela l’affaiblit, mais d’un autre côté cela l’endurcit. Ses confrontations avec Maven sont extrêmement intéressantes. Si Maven était demeuré assez transparent jusque-là, on découvre enfin les rouages de son esprit torturé. J’aime beaucoup le personnage complexe de cet enfant-roi, et au final le titre de ce tome s’applique tout aussi bien à lui. En effet, Maven s’est enfermé lui-même dans une sorte de cage. C’est un personnage très seul, et malgré ses actes horribles, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une certaine pitié pour lui. Je suis curieuse de savoir ce que peut encore lui réserver la suite.

Dans King’s Cage, l’auteure va donner la parole à Cameron, une sang-neuve que l’on avait rencontré brièvement dans le tome 2. J’ai tout de suite accroché à sa personnalité rentre-dedans. La jeune femme n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à se confronter à plus fort qu’elle. Le point de vue de Cameron est d’autant plus intéressant qu’elle n’est pas totalement en accord avec la Garde Ecarlate. Toutefois, le point de vue qui reste le plus surprenant pour moi est celui d’Evangeline. Je ne m’y attendais absolument pas ! Jusque-là, c’était un personnage que je n’avais pas réellement remarqué, une sorte de méchante sans réelle personnalité et sans grand rôle. Pourtant, on va la découvrir pleinement dans ce tome 3 et elle va se révéler bien plus complexe que cela ! On en apprend plus sur sa famille, leurs motivations mais aussi sur ce qu’elle ressent. Au final, son point de vue est une agréable surprise et apporte une nouvelle dimension à la saga.

Ce qui m’a un peu déçue, c’est la mise à l’écart de certains protagonistes. Kilorn est presque absent de tout le tome, alors que c’est un personnage ambigu qui me plait beaucoup et qui peut encore réserver quelques surprises. Farley, en dépit de ses quelques apparitions, reste elle aussi en retrait alors qu’elle demeure une figure important de la Garde Ecarlate. Mais ce qui m’a le plus frustrée, c’est le personnage de Cal que j’ai trouvé trop effacé. Il revient sur le devant de la scène vers la fin du livre, mais c’est malheureusement trop tardif…

King’s Cage est un sacré pavé de 600 pages. Je dirais que les 400 premières pages sont assez calmes, et pourtant ce sont celles que j’ai préférées. Ensuite, je commençais à sérieusement saturer ! Le roman aurait gagné en qualité s’il n’avait pas été aussi gros. A trop vouloir en faire, l’auteure nous perd un peu. Personnellement je me suis un peu ennuyée sur la fin. Victoria Aveyard a introduit de nouveaux personnages, qui ne servent pas à grand-chose pour moi. Elle a aussi complexifié son intrigue, les relations diplomatiques entre les différents royaumes ainsi qu’entre les différentes familles Argents. Sur la fin, alors que j’étais déjà gavée d’avoir englouti autant de pages, je peinais à me concentrer pour tout comprendre. Les 100 dernières pages sont très brouillonnes, et c’est dommage ! J’espère que l’auteure saura se ressaisir et ne me décevra pas dans le quatrième et dernier tome.

Bilan : Un tome intéressant qui fait évoluer les personnages de Mare et de Maven. Passionnant, mais trop long et on regrette la fin brouillonne…

Note : 7.5/10

g11

The Curse, tome 1, de Marie Rutkoski

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Résumé : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.

Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ?

Mon avis : Malgré un résumé plutôt obscur et brouillon, j’étais curieuse de découvrir The Curse après tous les avis excellents que j’ai pu lire sur lui. Alors forcément quand ma sœur a décidé de se l’offrir et me l’a chaudement recommandé après l’avoir rapidement dévoré, j’étais encore plus impatiente ! Au final, j’ai passé un bon très moment même si ce n’est pas un coup de cœur phénoménal comme pour beaucoup.

L’univers que nous dépeint Marie Rutkoski est assez simple et comprend au final assez peu d’éléments. Ceci dit, il n’est pas pour autant survolé ou bâclé. J’ai aimé cette simplicité, sans doute parce que je n’avais pas envie de me prendre la tête avec un nouvel univers trop complexe. L’auteure a toutefois su créer deux peuples avec des coutumes bien ancrées, ce qui nous permet de nous immerger complétement dans l’histoire. De ce côté-là, je n’ai donc rien à reprocher à ce premier tome qui pose les bases solides d’un univers intéressant.

J’attendais énormément des personnages. Quand on se trouve face à un univers assez simple, on s’attend à ce que les personnages en jettent davantage ! Si je reconnais que je me suis facilement attachée à Kestrel et Arin, je reconnais aussi qu’ils ne m’ont pas convaincue à 100%… Ils ont tous les deux un caractère bien trempé, mais cela n’était parfois pas très crédible. Quant aux personnages secondaires, ils sont pour ainsi dire inexistants tant ils sont effacés par rapport aux deux protagonistes principaux ! C’est vraiment dommage, surtout que certains avaient l’air très intéressants…

La romance (je ne vous cache rien, puisqu’on la voit venir avant même de débuter le roman) est vraiment très bien. J’avais peur qu’elle prenne le pas sur l’intrigue en général, mais elle reste assez discrète et a même su me surprendre !

La première moitié du roman est plutôt calme et sans surprise. C’est avec plaisir que l’on suit Kestrel au quotidien, entre ses discussions avec son père influent et ses approches timides avec Arin. Cette première moitié introductive est donc très agréable à lire, mais j’espérais secrètement que l’intrigue décolle enfin. Et c’est chose faite ! Dans la seconde moitié, des événements viennent bouleverser le rythme du roman. Le suspense monte crescendo, des rebondissements de situation bouleversent nos certitudes, et c’est tant mieux ! L’auteure a su faire rebondir son intrigue et elle nous offre un final de toute beauté qui nous donne extrêmement envie de lire la suite !

Bilan : Un premier tome qui pose les bases d’un univers simple mais intéressant, avec des personnages attachants. Vivement la suite !

Note : 8/10

g11

Inhuman, tome 1, de Kat Falls

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Résumé : Un virus destructeur a transformé une partie de la population en animaux et contraint à séparer les Etats-Unis en deux zones. Lane vit à l’ouest, dans la zone saine, et se voit confier une mission : passer dans la zone contaminée pour rapporter une photo et ainsi sauver son père. Lors de son périple, elle trouve des alliés et le moyen de combattre le virus…

Mon avis : Lorsque ma sœur m’a offert Inhuman, j’ai sauté de joie. J’avais repéré il y a quelques temps déjà ce roman aux nombreux éloges, mais je l’avais un peu perdu de vue. J’ai donc démarré ma lecture avec la certitude qu’il serait un coup de cœur ou presque ! Mais malheureusement, la magie n’a pas opéré avec moi. Je lui ai trouvé trop de défauts, malgré une trame de fond intéressante…

Depuis une vingtaine d’années, les Etats-Unis sont partagés en deux parties par un long Mur infranchissable. D’un côté, l’Ouest où vit Lane et son père dans une société qui ne manque de rien, et de l’autre l’Est également appelé « Zone sauvage », là où le virus du ferrae a transformé les humains en animaux. Lane mène une vie d’adolescente plutôt normale, jusqu’au jour elle est contrainte à passer de l’autre côté du Mur pour sauver son père d’une mort certaine. La jeune fille doit donc survivre et mener à bien sa mission dans un univers impitoyable, où les hommes sont parfois plus meurtriers que les bêtes…

Le concept du virus qui s’est malencontreusement échappé d’un laboratoire avant de contaminer une partie de la population n’est pas une idée nouvelle. Ceci dit le concept de la transformation en animal est intéressante, car il ne me semble pas que cela ait déjà été exploité. Malheureusement, en dehors de l’évolution de la maladie qui est relativement bien explicitée, on ne sait absolument rien de l’état du monde ! Le reste du monde est-il lui aussi touché par le ferrae ? Cela ne concerne-t-il que les Etats-Unis ? Bref autant de questions auxquelles l’auteure n’apporte aucune réponse. Comme je le disais plus haut, le concept de la transformation animale est intéressant. Ceci dit j’ai été extrêmement troublée par certaines descriptions. Impossible pour moi d’imaginer à quoi ressemble un mix entre une taupe et un chimpanzé meurtrier, ou un enfant mi-singe mi-renard. J’ai eu de gros blocage vis-à-vis de toutes les descriptions des manimaux, et j’ai souvent eu le sentiment que Kat Falls en faisait trop. Certains passages en devenaient ridicules et risibles !

L’autre gros point négatif pour moi, ce sont les personnages plus clichés tu meurs : entre Rafe, le garçon ultra beau gosse dont le côté taquin et agaçant cache en réalité un gros cœur et un passé triste à pleurer, et Everson, le gros dur au cœur tendre. Lane m’a quant à elle paru bien fade. Elle a une mission à suivre, elle se doit d’être badass mais non ! Elle pousse bien quelques coups de gueule de temps en temps et se rebelle quand il le faut, mais toujours en ayant un regard sur le torse tellement musclé de Rafe ou sur le visage si parfait d’Everson. Je n’ai absolument rien contre les triangles amoureux, et si c’est bien amené je dois même reconnaitre que j’adore ça. Mais ici, c’était d’un cliché et d’un lourd ! En plus, j’ai détesté la personnalité de Rafe. Je ne l’ai pas trouvé drôle, son humour est bien trop lourd et vaseux. Vers la fin, le personnage s’assagit mais ce n’est pas pour autant qu’il est remonté dans mon estime. Seul Everson a trouvé grâce à mes yeux, c’est un personnage un minimum censé, droit dans ses bottes.

J’ai lu de nombreuses fois que l’écriture était envoutante, mais on ne doit pas avoir lu le même livre ! L’écriture est tout ce qu’il y a de plus banal. Un style fluide, mais parfois désagréable en raison d’une surabondance de points d’exclamation. A croire que Lane ne peut penser qu’en s’exclamant sur tout et n’importe quoi. Et même si c’est sûrement dû à un souci de traduction, je dois dire que j’ai été gênée par l’emploi incessant du tutoiement. Lane croise un roi, une maire, des adultes mais peu importe elle tutoie tous ces inconnus qui sont de trente ans son aîné sans souci ! Ça rend forcément le personnage assez malpoli et ne permet pas de redorer son image…

Bon, vous vous demandez sûrement pourquoi je n’ai pas abandonné alors que rien ne me plaisait jusque-là ! Je dois dire que le seul point positif de ce roman est que l’on VEUT savoir la fin. La quête de la jeune fille est quand même très prenante et l’univers créé par l’auteure totalement imprévisible. On se demande si elle parviendra à survivre malgré tous les dangers auxquels elle s’expose. L’aventure de Lane est très addictive et relativement passionnante, en raison du rythme assez soutenu des événements. Vers le dernier tiers, les choses s’accélèrent et j’ai commencé seulement à entrer pleinement dans l’histoire. Lane m’a moins agacée, tout comme Rafe qui s’est adouci (je n’espérais plus). L’univers impitoyable de la Zone sauvage nous apparait de manière flagrante et on veut connaitre l’issue de tout cela. La fin de Inhuman m’a convaincue, bien qu’elle ne soit pas une réelle surprise (j’avais prédit globalement ce qui allait se passer…).

Kat Falls ne semble pas pressée de sortir le tome 2 de sa trilogie, cela fait trois ans que les lecteurs l’attendent avec impatience. Je ne vous cache pas que si la suite ne sort jamais je ne mourrai pas de chagrin. Toutefois, si elle sort et si elle est traduite, je me laisserai tenter en espérant que tous les défauts que j’ai pointés du doigt soient corrigés !

Bilan : Une lecture qui ne tient pas ses promesses. Une écriture passable, des personnages superficiels, un triangle amoureux cliché… Heureusement que le rythme et les rebondissements sont présents pour faire d’Inhuman une lecture pas si mauvaise que ça.

Note : 5/10

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Elia, la Passeuse d’Âmes, de Marie Vareille

Résumé: “Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

Mon avis : Je sais que ce n’est pas bien de juger un livre sur sa couverture, mais je dois reconnaitre que celle d’Elia, la Passeuse d’Ames ne m’avait pas donné envie de lire le résumé. Ce n’est pas que je ne la trouvais pas jolie, mais elle est vraiment adaptée à un récit fantasy et plus jeunesse. C’est quand ma sœur se l’est offert que j’ai commencé à m’y intéresser et à me dire que finalement, il n’avait pas l’air si mal que ça ! Et j’ai bien fait de lui laisser sa chance puisque j’ai adoré, et qu’il n’est passé loin du coup de cœur !

Dans le monde où vit Elia, les Kornésiens sont au sommet de la hiérarchie, gouvernent, édictent les lois et restreignent au maximum les libertés des habitants de Tasma. Car la liberté conduit à l’égoïsme, et l’égoïsme à la déchéance de l’humanité. Tout en bas de cette hiérarchie dictatoriale se trouvent les Nosobas, population opprimée contrainte de travailler durement dans les mines de Phosnium et de vivre dans des conditions misérables. Elia, née du bon côté, est une jeune Passeuse d’âmes. Cette activité consiste à mettre fin à la vie de personnes inutiles à la société, telles que les vieillards ou les opposants. Lorsqu’on lui demande d’euthanasier un jeune Nosoba, la jeune fille hésite. C’est à partir de ce moment que sa vie en sera éternellement bouleversée…

Ce qui ressort de ce court roman de 300 pages, c’est la simplicité de l’univers. Marie Vareille ne se perd pas en détails inutiles, mais nous fournit malgré tout le minimum vital pour comprendre le fonctionnement de Tasma et de sa société. Je reconnais que j’aime que les univers soient approfondis et très développés, mais étrangement ça ne m’a posé de problèmes avec Elia la Passeuse d’âmes. Cette simplicité n’est pas un défaut, et se révèle presque au contraire être une qualité pour le roman ! En effet, il va se laisser lire avec une fluidité déconcertante et c’est vraiment ce que j’ai adoré avec ce livre : on ne se prend pas la tête, on savoure uniquement !

Pour ce qui est des personnages, ils sont bien plus fouillés que l’univers de Tasma. L’héroïne, Elia, m’a vraiment séduite et ce, dès les premières lignes. C’est un personnage fascinant, et pas seulement parce que c’est une Passeuse d’âmes ! On sent que plusieurs mystères planent autour d’elle, ce qui la rend très énigmatique. Elia est le personnage qui a le plus évolué entre le début du roman et la fin. Cette évolution est captivante et la nouvelle Elia me plait encore plus ! J’ai plus que hâte de la retrouver dans le tome 2.

En ce qui concerne les autres protagonistes, Marie Vareille a fait très fort car je les ai tous adorés ! Tim est vraiment attendrissant, comment ne pas tomber sous le charme ? Si j’ai eu un petit coup de cœur pour Tim, je reconnais que le personnage de Solstan ne me laisse pas indifférente, loin de là ! Il est plus mystérieux, impulsif et je suis charmée par le duo détonant qu’il forme avec Elia. Le personnage d’Arhia apparait moins souvent, mais je suis vraiment intriguée par la jeune fille ! Je me demande bien ce que leur réserve la suite… Le quatuor qu’ils forment est très sympa à suivre, tant ils se complètent à merveille. Chacun possède ses qualités et ses défauts, ce qui les rend encore plus humains et réalistes à mes yeux.

Outre la simplicité de l’univers dystopique, l’intrigue en soi n’est pas des plus complexes. Certains éléments se devinent bien avant les révélations finales, mais ce n’est pas dérangeant non plus. Le récit se laisse lire avec une telle facilité, que dis-je une vraie addictivité, qu’on ne fait même pas attention à ce genre de détails. On est pris dans le feu de l’action, et d’ailleurs, quelle action ! On peut rarement reprendre notre souffle, et franchement mon cœur a raté plus d’un battement face à certains passages à suspense ! Pour ce qui est de la chute finale, hum… Elle donne tellement envie de lire la suite que c’en est presque criminel ! MAIS OU EST CETTE FICHUE SUITE ?!!!

Bilan: Un univers pas ultra développé mais qui n’en est pas moins intrigant, des personnages fabuleux, une écriture addictive… En somme, Elia la Passeuse d’âmes est une excellente lecture qui en séduira plus d’un !

Note: 8.5/10

Red Queen, tome 2: Glass Sword, de Victoria Aveyard

Attention! Risque de spoilers sur le tome précédant!

Résumé: Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l’argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l’électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre.
Alors qu’elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l’a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n’est pas seule. D’autres Rouges, comme elle, cachent l’étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l’aube, plus rapide qu’un éclair d argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours.
Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

Mon avis: Après le gros coup de cœur qu’avait été Red Queen, j’attendais avec impatience le retour de Mare ! Les premiers avis tombant, j’ai été un peu effrayée de voir que beaucoup étaient déçus par cette suite… Mais finalement, j’ai dévoré ce second opus qui s’est révélé presque aussi bon que le premier !

Après la cuisante trahison du prince Maven qu’elle prenait pour son ami, Mare est contrainte de suivre la Garde Ecarlate pour fuir l’endroit où elle allait assurément trouver la mort. Mare est bouleversée de s’être laissée si facilement duper par l’âme sombre du jeune prince, et elle ne sait pas non plus quoi penser de ses nouveaux alliés. Qui sont-ils réellement ? Peut-elle leur faire confiance ? Peut-elle faire confiance à Shade, son précieux frère qu’elle croyait mort au front ? Avec pour seul allié Cal, un prince Argent perdu et le cœur à vif, Mare sait que les apparences sont trompeuses et que n’importe qui peut trahir n’importe qui… Elle doit plus que jamais se méfier de tout et de tout le monde, à commencer par elle…

Dès les premières lignes, on replonge dans le récit là où l’avait quitté. C’est assez perturbant de devoir se remettre dans le bain aussi rapidement, mais ça m’a fait l’effet d’une douche glacée ! En tout cas, on se remémore rapidement les terribles événements qui ont rendus la fin du tome 1 si explosive, et au final il ne m’a pas été si difficile que ça de me réadapter à l’univers et à l’atmosphère.

J’avais presque oublié à quel point l’écriture de Victoria Aveyard était tranchante, brutale et violente. Elle ne ménage pas ses lecteurs, et encore moins ses personnages ! En tout cas les chapitres se laissent lire sans peine, tant on est pris dans une sorte de spirale d’addictivité.

L’autre chose qui m’a fait un bien fou, c’est de retrouver les personnages si particuliers de la saga, à commencer par Mare. Mare, j’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune héroïne comme toi ! Tu es unique, dans le sens où tu es presque une anti-héroïne. Tu fais de mauvais choix, tu te trompes, tu as de mauvaises pensées et pourtant te voir si imparfaite m’a comblée ! ♥ Lire ton point de vue est déroutant, mais tellement jouissif !

Pour ce qui est des personnages secondaires, on prend plaisir à connaître Cal. Si on avait un aperçu de la personnalité du prince argent, il se révèle assez différent dans Glass Sword. La haine qu’il éprouve pour son frère le métamorphose complétement et on le sent vraiment perdu dans cette rébellion qui n’est pas la sienne. Grosse frustration du côté de Maven, assez absent du roman. Ceci dit, ça ne l’empêche pas de hanter chaque page du roman et de nous faire frisonner d’effroi ! J’ai bien évidement hâte de le retrouver, ce jeune Roi m’intrigue toujours autant…

On fait davantage connaissance avec les autres personnages, tels que Farley qui est une révélation ! J’ai aimé sa force et son caractère déterminé ! Shade est attendrissant et plutôt conforme à l’image que je m’étais faite de lui. Kilorn est plus présent lui aussi, et si j’ignore encore quels sont mes sentiments pour lui, je suis curieuse de voir ce que lui réserve la suite. L’auteure intègre également de nouveaux personnages, mais j’avoue encore avoir du mal à distinguer qui est qui…

L’univers qu’a su créer Victoria est si sombre, si terrifiant et presque sans espoir… J’aime vraiment la maturité qui s’en dégage et la cruelle réalité : le monde de Red Queen est impitoyable, il ne faut donc pas s’attendre à beaucoup d’événements joyeux dans cette suite ! Je suis sous le charme de cette atmosphère oppressante, dérangeante et angoissante ! On tremble du début jusqu’à la fin en se demandant quelle crasse l’auteure a bien pu imaginer pour nos personnages préférés, quel retournement de situation va nous laisser une fois de plus bouche bée…

Ce second tome est bien différent du premier. Glass Sword se concentre davantage sur la fameuse liste de Julian, c’est-à-dire sur les sang-neuf, ceux qui sont comme Mare. Toutefois, j’ai été assez étonnée car il ne prend pas la route que je redoutais : une rébellion classique où le meneur amène ses troupes dans un endroit pour les entrainer avant de lancer l’assaut final et d’en sortir victorieux. Glass Sword détonne des autres dystopies du genre, et prend une direction radicalement différente. Et honnêtement ? Ça me plait beaucoup !

Bon, la fin m’a moins surprise que celle du tome 1 qui m’avait décrochée la mâchoire tant j’étais scotchée. Forcément, Victoria nous a montrés toute l’étendue de son pouvoir de surprise (et de cruauté !) en nous offrant un final où Maven se révèle être un pur psychopathe. Je m’attendais donc à une fin assez similaire. Et effectivement, la fin est déroutante à souhait ! La suite promet mille et une bonnes choses, et j’ai hââââte de m’y replonger ! (Bon en vérité, je rage quand même de cette fin !)

Bilan: Un second opus à la hauteur de mes espérances et une saga qui confirme son excellence. A lire!

Note: 8.5/10

The Book of Ivy, tome 2: The Revolution of Ivy, d’Amy Engel

Résumé: J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime. Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.
Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Mon avis: Dès la sortie de l’ultime tome de The Book of Ivy, j’ai eu envie de connaître le fin mot de l’histoire. Alors que le tome 1 avait été une agréable surprise, j’attendais de The Revolution of Ivy le même résultat : une lecture paisible, douce et prenante. Et c’est exactement ce que j’ai eu !

Alors qu’Ivy avait été exclue de Westfall après la « tentative d’assassinat » de Bishop, elle doit désormais survivre par elle seule. Cela implique de trouver rapidement un point d’eau et des vivres, un endroit où dormir et d’éviter tous les individus susceptibles de lui nuire. Mais outre ces dangers, Ivy va devoir se forger un nouveau caractère bien à elle et oublier Bishop dont le souvenir menace de la consumer jusqu’à la folie…

Ivy est un personnage qui m’a toujours été fort sympathique. J’aimais sa trempe, sa force mais aussi ses faiblesses. Dans ce tome-là, on découvre une toute nouvelle Ivy. Une Ivy différente de celle qui était formatée par son père et sa sœur Callie et de celle qui se découvrait amoureuse de Bishop. Ivy ne survit ici que pour elle, elle est enfin prête à devenir elle-même. Cette nouvelle Ivy m’a beaucoup plu car enfin on découvre qui elle est réellement ! Et c’est sans nul doute la meilleure version d’elle-même !

Dans ce tome 2, on fait la connaissance de nouveaux personnages tels qu’Ash et Caleb qui sont tout bonnement adorables. J’ai adoré leur complicité et leur relation naissante avec Ivy. Ils apportent une touche de nouveauté à l’univers créé par l’auteure pour mon plus grand plaisir ! Avant de débuter ma lecture, j’espérais retrouver le personnage de Mark (souvenez-vous du détestable violeur et assassin qu’il est…). Et effectivement il va faire son apparition dans le roman, ce qui va ajouter énormément de piquant et de danger dans le quotidien déjà plus que précaire de la jeune Ivy. Bishop est également présent, rassurez-vous, mais je ne souhaite pas trop m’étendre sur lui pour vous laisser l’entière surprise des retrouvailles. En tout cas, j’ai été satisfaite de ce qu’en a fait l’auteure, il a lui aussi beaucoup mûri et sa relation avec Ivy s’est complexifiée et intensifiée.

L’écriture d’Amy Engel est toujours aussi fluide et agréable. Elle n’a rien de sensationnelle mais sa plume a une simplicité touchante qui ne fait que renforcer notre empathie envers le personnage d’Ivy. Les chapitres s’enchainent avec facilité et douceur, on veut connaître le fin mot de l’histoire et de la relation délicate et pourtant puissante entre les deux héros.

L’intrigue diffère de celle du tome 1. Toute la première partie se déroule avec lenteur, mais j’ai aimé ces passages où l’action laisse place aux sentiments d’Ivy et à sa recherche de sa véritable identité. Voir comment elle s’adaptait à sa nouvelle existence fut pour moi le point fort de ce tome 2. Le rythme et le cordon sont définitivement coupés avec la ville de Westfall et enfin on peut voir ce qui se passe au dehors. On se rend compte que notre vision était véritablement obstruée dans le tome 1 et que le monde extérieur se révèle certes bien plus dangereux et incertain mais terriblement plus riche de découvertes et de rencontres. La seconde partie, ou plutôt le dernier tiers, est plus différent. Le titre prend enfin tout son sens et le dénouement nous laisse sur le derrière ! Malgré son côté doux et tranquille, la duologie se révèle enfin et dévoile son côté plus sauvage et tempétueux. La conclusion tant attendue n’est pas une surprise en soi mais je l’apprécie à sa juste valeur, car c’était pour moi la seule fin concevable pour The Book of Ivy.

Bilan: En conclusion cette duologie ne paye pas de mine mais elle a ce petit quelque chose qui fait que l’on tombe irrémédiablement sous le charme de l’univers et du personnage d’Ivy. Je la recommande donc à tous ceux qui souhaitent passer un moment de détente !

Note: 8.5/10