Tous les articles par DarkToy

Le Chaos en Marche, tome 2 : Le Cercle et la Flèche, de Patrick Ness

512bvdfn3xrl-_sx342_bo1204203200_

Résumé : En voulant fuir une armée implacable, Todd et Viola sont séparés. Emprisonné, maintenu sous l’emprise de son pire ennemi, Todd est-il prêt à se soumettre et perdre Viola à jamais ? Et qui se cache derrière la mystérieuse Flèche ? Mêlés à un conflit qui les dépasse, Todd et Viola n’ont qu’un seul but : se rejoindre. Leur lien sera-t-il plus fort que le pouvoir ? Mais, tandis qu’ils sont entraînés dans des camps adverses, peuvent-ils encore se faire confiance ?

Mon avis : Après le très gros coup de cœur que j’avais eu pour La Voix du Couteau, je n’ai pas hésité bien longtemps avant de me jeter avec la plus grande avidité sur Le Cercle et la Flèche. Et je suis 100% satisfaite, voire même au-delà ! Ce deuxième tome confirme le coup de cœur que j’avais eu, ainsi que l’immense talent de l’auteur. J’ai plus qu’adoré !

Alors que l’on quittait Todd et Viola sur un immense suspense : l’un capturé par son pire ennemi, et l’autre entre la vie et la mort, on les retrouve exactement là où on les avait quittés. Très rapidement, Patrick Ness nous replonge dans l’horreur de son univers et on tremble d’effroi et de peur pour nos personnages favoris et ce, dès les premières lignes.

Dans cette suite, le personnage de Todd a beaucoup changé. S’il avait tout du jeune garçon têtu et parfois inconscient, Todd a bien évolué et est devenu un homme. Il est plus posé, plus réfléchi, bref son personnage a beaucoup mûri et a pris de ses erreurs. Pourtant, Todd n’aura eu de cesse de me surprendre au cours de cette lecture. J’adore son courage, son dévouement et sa sensibilité mais j’aime tout autant son imprévisibilité et son côté sauvage. Je suis certaine que notre « héros », qui n’en est pas réellement un, n’est pas au bout de ses peines et que le troisième et dernier opus lui réserve encore de bonnes (et de mauvaises) surprises.

Dans Le Cercle et la Flèche, on prend conscience de la véritable importance du personnage de Viola. Si la jeune fille était déjà un protagoniste central de l’histoire, elle devient un élément indispensable au roman. Patrick Ness a introduit le point de vue la jeune fille, et j’ai vraiment adoré la voix de Viola. Cela a permis d’apporter une nouvelle fraicheur au livre, ainsi qu’une autre vision des choses. Viola est forte, combative, rebelle dans l’âme. Je l’ai adorée autant que Todd.

Le petit reproche que je pouvais faire au premier tome était peut-être le manque d’approfondissement des personnages secondaires. Ici, ils sont enfin développés et nous apparaissent dans toute leur complexité. Maire Prentiss est absolument effrayant, glaçant, insaisissable. C’est un personnage extrêmement travaillé, ambigu et assez unique. Je le déteste mais il n’en reste pas moins très intrigant. L’une des plus grosses surprises de ce tome 2 est le personnage de Davy, le fils du Maire. Assez effacé dans La Voix du Couteau, il sera bien plus présent dans cette suite. Je l’ai immédiatement détesté, et pourtant… Pourtant. L’auteur a su le faire évoluer et a presque réussi (je dis bien ‘’presque’’) à me le faire apprécier. Patrick Ness introduit également d’autres protagonistes, tous plus captivants les uns que les autres. J’ai particulièrement hâte de revoir Mrs Coyle et Lee.

Pour ce qui est de l’écriture, je suis bouche bée. C’est toujours aussi brutal, bouleversant et choquant. L’auteur sait manier les mots et les émotions à tel point qu’on a l’impression de ressentir avec exactitude ce que ressentent Viola et Todd. La « voix » de Viola est plus posée et plus calme, tandis que celle de Todd est plus perturbée, plus sauvage et plus tranchante. Il y a toujours la même syntaxe bancale, les mêmes fautes d’orthographe dans les chapitres consacrés à Todd, mais je n’y ai même plus fait attention tant elles incarnent à merveille le personnage de Todd. Je suis vraiment charmée !

En ce qui concerne l’intrigue en général, on se rend finalement compte que le premier tome n’était qu’un prélude. La véritable intrigue, la véritable guerre, commence avec ce deuxième opus. Autant vous dire que l’action y est omniprésente ! On ne s’ennuie jamais, il n’y a aucun temps mort et on est sans cesse surpris par les multiples rebondissements de situation. On ne sait pas à qui se fier, on doute de tout et de tout le monde. J’ai adoré cette atmosphère de suspicion qui règne dans Le Cercle et la Flèche. Certaines questions trouvent enfin leurs réponses, tandis que d’autres énigmes apparaissent. L’auteur a su également faire évoluer les Spackle, qui m’intriguaient énormément mais qui restaient un véritable mystère. Et la fin… Oh la fin ! Patrick Ness serait-il un spécialiste des cliffhangers ?! J’aime autant vous dire que La Guerre du Bruit ne va pas rester très longtemps dans ma PAL…

Bilan : Un deuxième tome plus qu’à la hauteur. Un style qui demeure toujours aussi percutant, une intrigue qui évolue considérablement, tout comme les personnages de Todd et Viola. Un véritable coup de cœur !

Note : 9/10

g83

Publicités

La Passe-Miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel, de Christelle Dabos

couv7225099

Résumé : Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Mon avis : La Passe-Miroir est une saga que j’apprécie beaucoup, et je prends toujours un grand plaisir à me plonger dans l’imaginaire de Christelle Dabos. C’est donc avec une joie non dissimulée, et une grande excitation, que je me suis jetée sur La Mémoire de Babel ! Pourtant, ce tome 3 est loin de remporter mon adhésion et est celui que j’ai le moins aimé de la saga…

J’avais vraiment hâte de retrouver Ophélie, surtout deux ans et demi après la disparition de Thorn. J’ai été un peu déboussolée de découvrir qu’elle avait passé son temps à se morfondre et à ne rien faire ! Moi qui pensais que la jeune fille se serait démenée pour partir à sa recherche ! Heureusement, Ophélie va rapidement se remettre en selle, et partir à la quête aux informations sur Dieu sur une nouvelle Arche : Babel.

Si beaucoup de lecteurs ont applaudi l’évolution considérable du personnage d’Ophélie, ce n’est pas mon cas. Certes, elle reste amusante avec ses maladresses et sa timidité mais j’aurais voulu qu’elle s’affirme davantage ! J’étais frustrée qu’elle agisse comme une enfant… Toutefois, vers la fin du tome 3, Ophélie va subir une vraie métamorphose et grandir. J’ai adoré cette nouvelle Ophélie et j’espère de tout cœur la retrouver dans le quatrième et dernier opus.

S’il y a bien un point où Christelle Dabos ne me déçoit jamais, c’est bien sur les personnages ! Dans cette suite, la tante Roseline, Berenilde et Archibald sont mis de côté au profit de nouveaux protagonistes tout aussi intrigants et passionnants. Je suis très vite tombée sous le charme d’Ambroise dont la gentillesse et la maladresse m’ont attendri. Octavio, quant à lui, m’a très vite intriguée et m’a ensuite prouvée qu’il était un personnage digne d’intérêt. Il est plein de surprise, et je suis curieuse de savoir ce que lui réserve la suite. Enfin, il y a Blasius, dont la maladresse et la malchance ne sont pas sans rappeler celles d’Ophélie. J’ai adoré cette belle panoplie de nouveaux personnages, tous très bien travaillés et très utiles, que ce soit pour l’évolution de l’héroïne ou pour l’intrigue principale.

J’aimerais également beaucoup, beaucoup vous parler du personnage de Thorn mais je préfère vous laisser l’entière surprise ! En tout cas, son évolution est également considérable, et la saga sera tellement plus fade sans lui. Je suis vraiment ultra fan de ce personnage !

Pour ce qui est de l’écriture de l’auteure, si elle est toujours aussi fluide et agréable, je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois un peu brouillonne. Certains chapitres (surtout ceux avec la fille de Berenilde) sont très flous et il m’a été assez difficile de les comprendre et d’en saisir le message. Dommage !

Autant j’avais adoré le Pôle, autant j’ai eu plus de mal avec Babel. Si la complexité de l’Arche, ainsi que ses coutumes sont saisissantes, je reconnais être restée davantage de marbre. J’ai été moins enthousiasmée par l’atmosphère que dégageaient l’Arche et le Mémorial. La première partie de ce troisième tome ne m’a pas convaincue. Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, mais presque ! Les deux premiers tomes étaient tellement forts et hauts-en-couleurs que j’ai trouvé ce début très terne. J’ai été très vite lassée par les mesquineries et les coups bas (dignes d’enfants) que subissaient sans broncher Ophélie. Heureusement, la seconde partie fait considérablement avancer les choses, que ce soit au niveau de la relation Thorn – Ophélie que de l’histoire avec Dieu. Certains mystères sont enfin levés, d’autres demeurent toujours. Avec ce troisième tome, l’auteure complexifie encore son intrigue et je ne parviens pas encore à déterminer si j’aime la direction que prend l’histoire ou pas. Je suis toutefois curieuse de savoir ce que nous réserve la suite et fin, mais je ne me consumerai pas d’impatience en attendant de la tenir entre mes mains.

Bilan : Une suite en dessous des deux tomes précédents. Le personnage d’Ophélie peine à évoluer (sauf vers la fin), certaines explications sont brouillonnes et peu compréhensibles et la première moitié du livre m’a globalement moins plu. Heureusement, la suite était captivante et les personnages sont toujours aussi fabuleux !

Note : 7/10

g11

 

Shades of Magic, tome 1, de V.A. Schwab

couv40964622

Résumé : Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise. Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard ! 

Mon avis : Shades of Magic me faisait de l’œil depuis sa sortie en VO, c’est-à-dire depuis un sacré moment ! Il faut dire qu’en plus d’avoir un résumé très attractif, les avis sont presque unanimement positifs et les coups de cœur et les éloges pleuvent ! J’aime autant vous dire que j’étais certaine d’adorer, et j’avais donc placé mes attentes très haut. Trop peut-être ? Car oui, si j’ai apprécié cette lecture, elle est loin d’être le coup de cœur tant espéré…

Dans l’univers de Shades of Magic, il y a quatre Londres très différents :

– le Londres gris, sans magie et sans saveur, dans lequel évolue Lila.

– le Londres rouge de Kell, prospère, riche et où la magie est la norme.

– le Londres blanc, dangereux, glacial et effrayant.

– le Londres noir, univers de ténèbres, avec lequel tout lien a été coupé.

L’idée de ces quatre univers parallèles, avec différents types de magie, était à la base très séduisante et m’est apparue comme très mature. Pourtant, très rapidement, je me suis rendue compte que ces univers étaient très peu développés et pas très bien expliqués. Le début est un peu brouillon, pour ne pas dire carrément fouillis, et il faut s’accrocher pour comprendre les différences entre les différents Londres. J’aurais vraiment voulu un univers complexe plus maitrisé et des explications plus claires. Je suis un peu déçue de ce côté, même si j’ai adoré voyager d’un Londres à l’autre. J’espère que la suite saura apporter plus de clarté et de stabilité à cet univers encore fragile.

Le personnage de Kell ne m’a pas entièrement convaincue. Il est le fils adoptif de la famille royale du Londres rouge, et pourtant il mène une vie de voyou. Le véritable intérêt de ce personnage est sa capacité à voyager entre les différents Londres, ce qui est extrêmement rare. Si je suis mitigée quant à ce personnage, c’est parce que j’ai trouvé qu’il lui manquait un peu de charisme. Plus on avance dans le roman, plus cela s’arrange mais j’en attends encore beaucoup de sa part. Lila, la jeune voleuse, m’a bien plus séduite. Elle est forte, têtue et n’a pas sa langue dans sa poche. Elle apporte beaucoup de fraicheur au roman, et compense le manque de caractère de Kell. Leur duo fonctionne plutôt bien, mais je les vois davantage comme deux amis plutôt que d’éventuels amoureux. Je suis curieuse de voir l’évolution de Lila dans le deuxième tome, car c’est un personnage très intrigant et assez mystérieux.

Les personnages secondaires quant à eux sont malheureusement trop survolés. C’est dommage car on sent un immense potentiel chez eux, notamment chez Holland. Cela ne fait que confirmer le manque de maturité du roman, c’est dommage !

Ce premier tome est assez rythmé. Il y a de l’action et on ne s’ennuie pas une seconde. On suit bien volontiers les héros dans leurs aventures, et pourtant à aucun moment je n’ai été véritablement surprise. J’ai donc pris beaucoup de plaisir lors de ma lecture, mais ce n’est pas un roman qui révolutionne le genre. On peut deviner sans trop de difficultés la suite des événements. Je lirai avec plaisir la suite, même si je suis forcément déçue de ne pas avoir trouvé l’univers complexe et fascinant, ainsi que les personnages fabuleux qu’on m’avait promis.

Pour terminer, je voulais seulement applaudir la couverture VF absolument magnifique et fidèle à l’esprit du livre. La couverture VO, plus sobre et plus mature, m’avait induite en erreur tandis que cette couverture met les points sur les i : ce livre est clairement destiné aux ados et non aux lecteurs qui s’attendent à un récit plus adulte.

Bilan : Une lecture agréable et sympathique, mais sans véritable surprise. Les personnages sont tout aussi sympathiques, mais Kell manque encore de charisme. L’univers quant à lui ne s’est pas révélé aussi complexe et travaillé que prévu, dommage ! Je recommande toutefois à ceux qui recherchent une lecture sans prise de tête.

Note : 7.5/10

g11

Tu Tueras l’Ange, de Sandrone Dazieri

couv27577188

Résumé : La mort rôde, aussi belle que fatale. Serez-vous sa prochaine victime ? Lorsque le TGV Milan-Rome arrive à quai, la police fait une macabre découverte : tous les passagers de la classe affaires sont retrouvés morts. Si les premiers indices orientent l’enquête vers un attentat, la commissaire adjointe Colomba Caselli, muscles d’acier et âme fragile, est persuadée du contraire. Pour elle, seul Dante Torre, l’« Homme du silo », est capable d’y voir clair dans ce brouillard de mensonges et de fausses pistes. Très vite, ils découvrent que ce massacre n’est que l’énième épisode d’une longue série de carnages, sur laquelle plane l’ombre d’une mystérieuse figure féminine. Elle ne laisse aucune trace, juste un nom : Giltiné, l’ange lituanien des morts.

Mon avis : Après le coup de cœur que j’avais eu avec Tu tueras le père, j’avais vraiment hâte de lire ce tome 2 et de retrouver le duo improbable et détonnant formé par Dante et Colomba. Et je dois dire que je ne suis pas déçue, j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir durant ma lecture !

Un an après la fin de l’affaire sur le Père, Colomba et Dante ne se fréquentent plus guère. Pourtant, Colomba va devoir faire appel à lui lorsque tous les passagers de la classe affaire d’un train à destination de Rome sont retrouvés mystérieusement morts. Les voilà de nouveau embarqués dans une affaire qui va les mener dans les recoins les plus sombres de l’humanité…

Quel délice de retrouver Dante ! Je suis vraiment sous le charme de ce personnage imaginé par Sandrone Dazieri. Je le trouve véritablement abouti, très complexe et totalement imprévisible. Dante m’a une fois de plus charmée, et je le trouve de plus en plus attachant malgré ses nombreux défauts. Dans cette suite, Dante est encore plus en proie à des sauts d’humeur, à de gros épisodes psychotiques et il n’a jamais autant consommé de pilules, de drogue et d’alcool (et de café !). Je suis fan ! Le personnage de Colomba a quant à lui bien évolué également. Elle tente de contrôler ses crises de panique et de rester du bon côté de la loi (même si ça ne va pas durer très longtemps…). J’ai beaucoup aimé son côté protecteur envers Dante. Dans ce deuxième volume, Sandrone Dazieri met l’accent sur la relation entre ses deux protagonistes et je suis vraiment curieuse de voir comment tout cela va évoluer !

Les personnages secondaires sont toujours plus en retrait face à l’imposante personnalité de Colomba et au charisme indéniable de Dante. Toutefois, on retrouve avec grand plaisir le jeune Alberti, toujours aussi naïf et idéaliste. On fait la connaissance avec de nouveaux protagonistes dans Tu tueras l’ange, et je retiens particulièrement la jeune Brigitte qui m’a beaucoup plu. Je ne pense pas qu’on la reverra dans la suite, mais je ne serais pas contre !

Le style de l’auteur est toujours aussi fluide et agréable à lire. Les quelques chapitres qui se passent dans le passé sont très mystérieux et on peine à faire le lien avec l’enquête menée par Colomba et Dante. Les chapitres du point de vue du « méchant » nous glacent quant à eux le sang, et ajoutent une grosse tension au roman.

Dès le départ j’ai senti qu’en dépit du duo formidable que l’on retrouve, l’intrigue allait être moins forte que celle du premier volume. Elle se base sur un fait d’actualité qui ne m’intéresse pas vraiment, alors forcément j’étais un peu déçue. Pourtant, l’intrigue va prendre une tournure véritablement inattendue ! A partir de ce moment-là, je suis rentrée pleinement dans l’histoire et j’ai adoré ! L’auteur a su me surprendre et me captiver. Il y a de nombreux rebondissements de situation et une bonne dose d’action, bref tous les ingrédients que j’attendais pour me faire aimer cette suite. Et puis paf ! On se prend la fin en pleine face ! Imprévisible, scotchante, elle m’a laissée sur le derrière ! Mais quelle fin atroce ?!!! Vivement la suite !

Bilan : Une suite à la hauteur de Tu tueras le père. Le duo formé par Colomba et Dante est plus que jamais fascinant, et l’enquête est vraiment très intéressante et n’a eu de cesse de me surprendre. J’ai adoré !

Note : 8.5/10

g13

Le Chaos en Marche, tome 1: La Voix du Couteau, de Patrick Ness

couv15914154

Résumé : C’est l’année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d’hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais…

Mon avis : Cela fait vraiment très trèèès longtemps que La Voix du Couteau prend la poussière sur mes étagères. On ne va pas se mentir, je n’ai jamais eu envie de le lire et l’idée de le troquer m’a souvent traversée l’esprit. Mais quelle erreur j’aurais fait ! Ce livre est vraiment un feuttu bon bouquin, et c’est même un coup de cœur !

Autant évoquer le sujet sensible immédiatement : le style d’écriture. On peut lire partout sur la toile que le style est vraiment très particulier, qu’il dérange. En gros, ça passe ou ça casse ! Au début c’est un peu déboussolant de se retrouver face à des fautes d’orthographe, une syntaxe déstructurée mais cela apporte un tel charme au roman ! Patrick Ness a pris un énorme risque, mais j’ai adhéré à 100%. Son audace a payé, et m’a permise de m’immerger totalement dans l’univers de Todd et de m’attacher à son personnage.

Les protagonistes du Chaos en Marche sont nombreux, mais en même temps pas du tout. Ce premier tome se concentre essentiellement sur Todd et Viola, mais d’autres personnages gravitent autour d’eux tout au long du livre. Todd, le « héros » de l’histoire, est un véritable coup de cœur. Il est bourré de défauts, têtu et un tantinet imbécile mais qu’est-ce qu’il est attachant ! Tout au long du livre, il va évoluer et trouver sa voie. J’ai adoré suivre l’histoire de son point de vue. Viola, très différente de Todd (pour ne pas dire son opposée), m’a également beaucoup charmée. Courageuse, forte, mais aussi têtue, j’ai trouvé qu’elle apportait énormément à l’intrigue. Le duo formé par les deux adolescents fonctionne du tonnerre et n’a eu de cesse de me surprendre. J’ai aussi adoré Manchee, le chien de Todd, qui est trop mignon et adorable !

Les autres protagonistes sont nécessairement moins travaillés que les deux « héros », mais ce n’est pas pour autant un reproche. Patrick Ness a posé les bases de son univers et mis en place ses premiers pions. On devine que la suite sera l’occasion d’exploiter davantage tous ces personnages, notamment le maire Prentiss et son fils.

En tout cas, s’il y a bien une chose qui m’a bluffée, c’est l’univers imaginé par Patrick Ness ! Je n’ai jamais rien lu de tel, tout est absolument original mais surtout captivant d’un bout à l’autre ! La quatrième de couverture révèle au final assez peu de choses, et c’est tant mieux. J’ai vraiment apprécié découvrir la complexité de l’univers au fur et à mesure de ma lecture. Le Bruit, ce brouhaha incessant formé par les pensées des hommes, m’a à la fois horrifiée et fascinée. Beaucoup de mystères demeurent, ce qui ne donne qu’une seule envie : se jeter sur la suite au plus vite !

Pour finir, je dirais que je n’ai pas eu le même ressenti que certains lecteurs. En effet, certains ont reproché au livre d’être trop répétitif mais ce n’est pas mon cas. Au contraire, j’ai trouvé que l’intrigue rebondissait sans cesse et que l’action était omniprésente. En somme, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! On dévore les pages avec avidité, on se laisse surprendre avec plaisir par les multiples rebondissements, si bien qu’on arrive à la fin (et quelle fin ! ) sans qu’on l’ait vu venir.

Bilan : Un style percutant et inimitable, un personnage principal unique et attachant, un univers passionnant et complexe… Ce premier tome est un coup de cœur !

Note : 9/10

g83

Blacklistée, de Cole Gibsen

couv34110197

Résumé : En apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l’un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits. Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer. Elle trouve du soutien auprès de Nolan, un jeune homme plutôt beau garçon mais légèrement dysfonctionnel socialement. Ce dernier découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu’elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c’est une jeune fille angoissée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère concernant son avenir. Car rester toujours au top demande une sacrée dose d’énergie, et aucun échec n’est envisageable. Pourtant, la chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne…

Mon avis : Je n’attendais pas grand-chose de Blacklistée en raison des avis souvent divergents qui en ressortaient. Et j’ai bien fait de ne pas placer mes attentes trop haut, j’aurais pu être déçue ! En effet, si ce roman sur le harcèlement scolaire reste agréable à lire, il manque cruellement de tripes…

Ce qui fait que j’ai trouvé ce roman assez moyen, c’est avant tout en raison de ses personnages auxquels je n’ai pas du tout adhéré. Regan, qui passe de reine du lycée à paria, est un personnage que l’on prend assez vite en pitié. Bien avant d’être la risée de tous, elle n’était pas la pire des garces du lycée, alors forcément ça aide ! Il lui arrive quelques crasses, et on est bien content qu’elle apprenne de ses erreurs même si elle ne mérite pas tout ce qui lui arrive. L’aspect le plus intéressant est sans aucun doute la pression qu’elle subit de la part de sa mère qui ne pense qu’à sa carrière politique. Regan doit être constamment au top, physiquement et psychologiquement, et se doit être populaire au lycée. Cela a un gros impact sur la vie de Regan, qui vit dans une angoisse constante, et qui doit conjuguer les problèmes qu’elle a au lycée avec les difficultés relationnelles qu’elle entretient avec sa mère.

Sur la quatrième de couverture, il est fait mention de Nolan « un mystérieux garçon au charme trouble ». Bon, je ne vais pas tourner autour du pot, j’ai détesté ce personnage ! Immature, trop étrange pour être crédible, il est agaçant ! De plus la romance est bizarrement amenée et ne m’a pas convaincue du tout… Les autres personnages sont très effacés, et autant le dire très inutiles. J’aurais aimé que l’histoire ne se concentre pas uniquement sur Regan et Nolan. Cela met trop en avant la romance, au risque de noyer le thème central du livre.

Venons-en maintenant à ce qu’il y a de plus intéressant : le harcèlement scolaire. Pour le coup, je l’ai trouvé assez bien traité. Avec Blacklistée, on peut voir l’évolution et l’impact que certains faits peuvent avoir sur ceux qui subissent ce type de harcèlement. L’histoire m’a paru crédible et réaliste, et le message est clair : il faut demander de l’aide !

Si le roman se lit bien, je regrette malgré tout la fin trop prévisible. Certaines révélations arrivent trop facilement et je les avais vues venir… dès le début ! Certes ce n’est pas un roman à suspense, mais quand même…

Bilan : Un roman qui met en scène tous les aspects du harcèlement scolaire et les divers impacts sur ceux qui en sont victimes. Malgré des personnages peu attachants et une trame de fond trop simpliste, c’est un roman à lire.

Note : 7/10

g11

La Reine du Tearling, tome 2 : L’Invasion du Tearling, d’Erika Johansen

Résumé : Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d’esclaves au royaume de Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine Rouge, qui tire son pouvoir de la magie noie. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s’emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l’invasion. Mais pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menaces de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.

Mon avis : Après le très gros coup de cœur que j’avais eu pour le premier tome de La Reine du Tearling, j’avais vraiment hâte de me jeter sur la suite. Après avoir tant aimé l’univers, les personnages et l’intrigue, j’avais placé mes espérances très haut ! Et je dois reconnaitre que je ne suis pas déçue, tant l’auteure est parvenue à me surprendre tout au long de L’Invasion du Tearling !

J’avais grand hâte de retrouver Kelsea dans sa position de souveraine. Très rapidement, on se rend compte qu’elle n’est plus la jeune fille que l’on avait quittée, mais qu’elle est réellement devenue une femme prête à gouverner son royaume. La Kelsea de ce deuxième opus est plus sombre et plus brutale. C’est un véritable changement qui s’est opéré ! J’ai été très surprise par son évolution, mais qu’est-ce que je l’ai adorée ! Dans cette suite, Kelsea est dangereuse et imprévisible, et ça m’a plu.

Les relations entre Kelsea et les autres protagonistes ont également beaucoup évolué. Si Pen était un personnage plutôt effacé jusqu’à maintenant, il gagne en importance et les liens qui l’unissent à la Reine du Tearling sont très intéressants. Toutefois, le duo qui fonctionne le mieux selon moi, c’est celui que forment Kelsea et Lazarus. Il y a une véritable alchimie entre ces deux protagonistes et je ne me lasse jamais de leurs conversations ! Dans cette suite, on en apprend enfin plus sur le passé de Lazarus et certaines choses s’expliquent enfin. L’Invasion du Tearling n’a fait que confirmer que j’adorais ce personnage ! La suite promet d’être passionnante pour lui.

Là où l’auteure a fait très très fort, c’est sur l’énorme bond en avant que l’on fait dans l’histoire. Le seul petit reproche que je pouvais faire au premier tome, c’était les explications quant à l’univers et à la Traversée que je trouvais encore un peu floues. Et bien ici, Erika Johansen commence à nous fournir son lot de réponses, et ce par le biais de Lily, une jeune femme de l’ère pré-traversienne ! J’ai été vraiment étonnée, pour ne pas dire chamboulée, d’être transportée trois siècles en arrière, dans une époque quasi semblable à la nôtre. Si j’ai été un peu choquée, j’approuve totalement le choix de l’auteure qui a su surprendre et relancer son intrigue comme jamais. Le point de vue de Lily apporte un vrai plus au roman et lève le voile sur certains mystères. Ses chapitres sont toutefois assez durs psychologiquement, tant la vie de Lily n’est pas facile. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre Lily et Kelsea dont la force et la volonté sont semblables. J’ai donc adoré cette prise de risque de la part d’Erika Johansen !

L’intrigue avance donc à pas de géant dans cette suite, aussi bien en raison des points de vue de Lily que des initiatives prises par Kelsea. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et on apprécie chaque moment. La fin m’a vraiment chamboulée par contre. Totalement imprévisible, elle redistribue les cartes et l’avenir des personnages n’a jamais été aussi incertain… J’ai plus que hâte de tenir entre mes mains le troisième et dernier tome de cette merveilleuse trilogie !

Bilan : Un deuxième tome qui n’est pas un tome de transition. Au contraire, il permet de renforcer les relations qu’entretient Kelsea avec les autres protagonistes, de faire évoluer la situation du royaume du Tearling et surtout c’est un tome qui permet d’apporter un bon nombre de réponses quant à la Traversée. J’ai adoré !

Note : 9/10

g13