Archives pour la catégorie Young Adult

Blacklistée, de Cole Gibsen

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Résumé : En apparence, Regan Flay a tout ce dont on peut rêver. A 17 ans, elle est populaire, étudie dans l’un des meilleurs lycées du monde, et ses parents ont les moyens de satisfaire le moindre de ses souhaits. Mais sa vie bascule le jour où, en arrivant en cours, Regan découvre ses textos et messages privés Facebook placardés sur les murs du lycée. Vacheries, mensonges, insultes, manipulations : tout est là, exposé aux yeux de chacun. En une seconde, elle passe du statut de princesse à celui de véritable paria. Ses amis lui tournent le dos, et les autres élèves du lycée commencent à lui faire vivre un véritable enfer. Elle trouve du soutien auprès de Nolan, un jeune homme plutôt beau garçon mais légèrement dysfonctionnel socialement. Ce dernier découvre vite que Regan est tout sauf la miss Parfaite qu’elle voulait bien montrer. Sous sa carapace, c’est une jeune fille angoissée, qui a du mal à supporter les exigences de sa mère concernant son avenir. Car rester toujours au top demande une sacrée dose d’énergie, et aucun échec n’est envisageable. Pourtant, la chute de Regan n’est qu’un début, et personne n’en sortira indemne…

Mon avis : Je n’attendais pas grand-chose de Blacklistée en raison des avis souvent divergents qui en ressortaient. Et j’ai bien fait de ne pas placer mes attentes trop haut, j’aurais pu être déçue ! En effet, si ce roman sur le harcèlement scolaire reste agréable à lire, il manque cruellement de tripes…

Ce qui fait que j’ai trouvé ce roman assez moyen, c’est avant tout en raison de ses personnages auxquels je n’ai pas du tout adhéré. Regan, qui passe de reine du lycée à paria, est un personnage que l’on prend assez vite en pitié. Bien avant d’être la risée de tous, elle n’était pas la pire des garces du lycée, alors forcément ça aide ! Il lui arrive quelques crasses, et on est bien content qu’elle apprenne de ses erreurs même si elle ne mérite pas tout ce qui lui arrive. L’aspect le plus intéressant est sans aucun doute la pression qu’elle subit de la part de sa mère qui ne pense qu’à sa carrière politique. Regan doit être constamment au top, physiquement et psychologiquement, et se doit être populaire au lycée. Cela a un gros impact sur la vie de Regan, qui vit dans une angoisse constante, et qui doit conjuguer les problèmes qu’elle a au lycée avec les difficultés relationnelles qu’elle entretient avec sa mère.

Sur la quatrième de couverture, il est fait mention de Nolan « un mystérieux garçon au charme trouble ». Bon, je ne vais pas tourner autour du pot, j’ai détesté ce personnage ! Immature, trop étrange pour être crédible, il est agaçant ! De plus la romance est bizarrement amenée et ne m’a pas convaincue du tout… Les autres personnages sont très effacés, et autant le dire très inutiles. J’aurais aimé que l’histoire ne se concentre pas uniquement sur Regan et Nolan. Cela met trop en avant la romance, au risque de noyer le thème central du livre.

Venons-en maintenant à ce qu’il y a de plus intéressant : le harcèlement scolaire. Pour le coup, je l’ai trouvé assez bien traité. Avec Blacklistée, on peut voir l’évolution et l’impact que certains faits peuvent avoir sur ceux qui subissent ce type de harcèlement. L’histoire m’a paru crédible et réaliste, et le message est clair : il faut demander de l’aide !

Si le roman se lit bien, je regrette malgré tout la fin trop prévisible. Certaines révélations arrivent trop facilement et je les avais vues venir… dès le début ! Certes ce n’est pas un roman à suspense, mais quand même…

Bilan : Un roman qui met en scène tous les aspects du harcèlement scolaire et les divers impacts sur ceux qui en sont victimes. Malgré des personnages peu attachants et une trame de fond trop simpliste, c’est un roman à lire.

Note : 7/10

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La Cave, de Natasha Preston

Résumé : Trèfle, un homme à la folie maniaque et meurtrière, séquestre Rose, Iris et Violette, trois filles, dans sa cave. Un jour, Summer croise la route de cet homme et ne rentre pas chez elle : il l’enferme dans sa cave et la rebaptise Lilas. Mais contrairement aux autres, Lilas ne compte pas accepter son sort jusqu’à faner.

Mon avis : La Cave est un thriller pour ados très divertissant. Je l’ai lu rapidement, car le récit est très prenant, mais c’est loin d’être un coup de cœur puisque j’ai trouvé qu’il manquait d’approfondissement sur bien des aspects…

Alors que Summer s’apprête à passer une soirée avec ses amies, voilà qu’elle est enlevée par un homme qui l’enferme ensuite dans une cave en compagnie de trois autres jeunes filles. Summer comprend très vite qu’elle doit suivre les conseils de Rose, Violette et Iris si elle veut survivre aux colères et aux sautes d’humeur de leur bourreau, qui se fait appeler Trèfle. Pour survivre, Summer devra devenir Lilas et se soumettre à la volonté de cet homme. Pourtant Summer n’est pas prête à le laisser la briser…

Le gros point positif du roman, c’est qu’il nous montre toutes les facettes d’un enlèvement. En effet, l’auteure a décidé de mettre en scène différents protagonistes et de leur accorder des chapitres de leur point de vue. Cette approche est très intéressante et nous permet d’être totalement impliqué que ce soit dans la captivité de Summer ou dans les recherches qui sont menées pour la retrouver.

Ce qui m’a dérangée, c’est le décalage entre la « voix » de Summer et les événements qui se déroulent dans la cave. En effet, la narration fait très adolescente et reste typique des romans Black Moon du genre. La plume de l’auteure est donc fluide mais manque un peu d’émotion. Je l’ai trouvé assez fade, ce qui engendre un contraste énorme par rapport aux atrocités dont sont victimes les filles. Dans La Cave, il y a certains passages très rudes, très violents, dignes de thrillers pour adultes, mais d’un côté avec un tel style d’écriture, cela faisait bizarre et n’a pas eu l’effet escompté sur moi.

Le gros point négatif de La Cave, c’est le cruel manque d’approfondissement dans la psychologie des personnages. Cette carence rend le récit vraiment trop « simple ». C’est vraiment dommage, car on a conscience de toutes les bonnes idées de l’auteure mais je pense qu’elles auraient été mieux mises en avant si la psychologie de Trèfle avait été plus soignée. Au final, j’ai plus eu l’impression qu’on nous livrait un psychopathe un peu grotesque, avec des justifications bancales sur le pourquoi du comment.

Toutefois, le récit reste rythmé par l’alternance de points de vue qui ajoute une certaine tension au roman. On est quand même plongé dans une atmosphère oppressante et angoissante, et on craint pour la vie des filles séquestrées. On observe une timide progression dans le roman, que ce soit par les actes de Trèfle ou par les recherches acharnées menées par le petit ami de Summer. La fin arrive malheureusement sans surprise ! J’aurais souhaité que l’auteure prenne davantage son temps, et ne nous livre pas sur un plateau une fin aussi convenue et expédiée. Je garderai malgré tout un bon souvenir de La Cave, qui reste un roman divertissant.

Bilan : Un bon moment à passer, malgré un aspect psychologique survolé et une écriture assez fade.

Note : 7.5/10

g11

Everything, Everything, de Nicola Yoon

Résumé : Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Mon avis : Everything, everything ne m’avait jusqu’alors jamais tentée. Il faut dire que je fuis un peu comme la peste ce genre de récit, avec des adolescents malades, car ils finissent par tous se ressembler. Mais comme ma sœur me l’a offert pour mon anniversaire, eh bien… Je l’ai lu ! Et c’est un franc succès, j’ai adoré !

Je tiens rapidement à mettre les choses au clair : Everything, everything n’est pas un ersatz de Nos étoiles contraires, il est très différent par bien des aspects. Son originalité et en même temps sa franche simplicité ont fait qu’on n’est pas passé loin d’un petit coup de cœur !

Le gros point fort du roman, c’est Madeline la narratrice. La jeune adolescente est contrainte de demeurer à son domicile, et ne peut en sortir sous aucun prétexte au risque de mettre sa vie en danger. Malgré sa maladie qui l’oblige à vivre recluse chez elle, c’est une jeune fille vive et pleine d’énergie, qui croque la vie à pleines dents. J’ai adoré lire ce roman de son point de vue, car sa voix est à la fois touchante et amusante. Maddy est un vrai petit rayon de soleil. Le personnage d’Olly est tout aussi intéressant. Très vite, j’ai été intriguée par le jeune homme et son histoire, et on s’attache très facilement à lui.

La relation entre les deux protagonistes est plus qu’agréable à suivre. On observe les deux adolescents se découvrir, s’apprivoiser et évoluer malgré la barrière que forme la maladie de Maddy. Ces deux-là m’ont fait passer un excellent moment ! Si Maddy est atteinte de la maladie dite de l’enfant-bulle, j’avais moi aussi l’impression d’évoluer dans une sorte de bulle à leurs côtés. Nicola Yoon est donc parvenue à me captiver du début à la fin, et je tournais les pages sans même m’en rendre compte. Le fait d’être totalement immergée dans le roman m’a fait sentir plus proche des personnages. J’ai adoré cette proximité !

Toutefois, ce roman n’est pas uniquement l’histoire d’un premier amour. C’est aussi le récit d’une jeune fille éprise de liberté, qui veut voir le monde, bouger, s’amuser, respirer, bref… qui veut vivre. La relation entre Maddy et sa mère est aussi très bien développée. On sent les sacrifices que chacune a dû faire pour le bien de l’autre, et leur complicité est très attendrissante.

Les chapitres d’Everything, everything sont très courts, ce qui donne extrêmement de rythme au livre. Les nombreux schémas et dessins apportent une touche de fraîcheur, d’humour et d’originalité bienvenue. L’intrigue est somme toute assez simple, et pourtant l’histoire va prendre une tournure plus sombre à un moment clé du roman. J’ai été assez étonnée par certains rebondissements (même si certains m’avaient traversée l’esprit). Ce qui fait que ce roman n’est pas un coup de cœur, c’est justement à ce sujet. Certains rebondissements auraient mérité d’être davantage développés. J’aurais souhaité que l’auteure s’appesantisse sur des sujets très graves et importants. Ce manque d’approfondissement a fait que j’ai malheureusement trouvé la fin trop précipitée ! Je n’aurais pas été contre 50 pages de plus, dommage !

Bilan : Un roman addictif avec des personnages attachants et des rebondissements qui surprennent le lecteur. A lire !

A découvert, d’Harlan Coben

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Résumé : Mickey est en colère. Des événements tragiques l’obligent à vivre temporairement chez son oncle Myron, qu’il croit au moins en partie responsable de sa situation. En plus, Ashley, sa nouvelle petite amie, n’est pas venue en cours depuis des jours et ne donne plus signe de vie. Pire, à l’adresse où elle habitait personne ne semble la connaître. Mickey, qui a déjà vécu trop de séparations douloureuses, refuse de se laisser faire encore une fois. Il découvre bientôt qu’Ashley n’était pas vraiment la jeune fille timide dont il était tombé amoureux et qu’elle fréquentait un milieux dangereux. Mais, comme son oncle, il est tenace et peu regardant sur sa propre sécurité, jusqu’au moment où ses recherches ébranlent tout ce qu’il croyait savoir sur sa famille et mettent au jour une machination qui dépasse de loin tout ce qu’il pouvait imaginer. Mickey va avoir besoin d’aide… mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Mon avis : J’étais à la recherche d’une lecture sans prise de tête, et ma sœur m’a chaudement recommandée A découvert. Je dois reconnaitre qu’elle a visé juste, ce roman d’Harlan Coben était pile poil ce qu’il me fallait pour passer un bon moment !

Dès le début, on sent que la vie de Mickey Bolitar ne sera pas de tout repos. Entre son père qui est mort sous ses yeux, sa mère alcoolique et droguée et son oncle très influent et dont tout le monde se méfie, le jeune garçon n’a pas une adolescence facile. J’ai rapidement accroché à sa personnalité, c’est un personnage sans trop de surprise, mais on le suit malgré tout tête baissée sans trop se poser de questions. Mickey va former une drôle d’équipe avec Ema et Spoon, deux lycéens étranges et exclus. Les trois protagonistes m’ont bien amusée, malgré leur manque d’approfondissement.

Bon ne nous le cachons pas, l’intrigue n’est pas des plus exceptionnelles. La petite amie de Mickey a mystérieusement disparu, et il décide de se lancer à sa recherche en compagnie ses deux nouveaux amis. La plupart des péripéties sont relativement improbables, mais ce n’est pas dérangeant. On a conscience de ne pas lire un chef-d’œuvre mais plutôt une lecture détente.

Le roman se laisse lire sans difficulté, grâce à un style fluide et agréable et à beaucoup d’action. Les rebondissements sont très présents, et l’intrigue va prendre une tournure assez inattendue pour un roman jeunesse. J’ai été étonnée de voir l’intrigue gagner en complexité et en maturité au fur et à mesure que les pages se tournaient, c’est donc avec une grande curiosité que je lirai la suite !

Bilan : Un roman jeunesse sans prise de tête, avec quelques passages improbables, mais qui nous offre malgré tout un bon moment de détente. A lire.

Note : 7.5/10

 

g11

Treize Raisons, de Jay Asher

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Résumé : Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

Mon avis : Depuis la diffusion de Thirteen Reasons Why qui fait beaucoup parler d’elle, j’avais bien envie de me lancer dans cette série mais avant je voulais me pencher sur le roman, qui trainait de toute façon dans ma PAL depuis des lustres. Je suis vraiment contente de l’en avoir sorti, même si je n’ai pas été emballée à 100%.

Tout d’abord, je dois dire que le concept est extrêmement séduisant. J’aime l’idée qu’Hannah Baker, une jeune adolescente en détresse, décide d’enregistrer des cassettes avec pour idée de les envoyer aux treize personnes qu’elle juge plus ou moins responsable de son suicide. C’est assez horrible quand on y pense, car on ne peut pas réellement rendre responsable autant de personnes pour un geste aussi personnel. Toutefois l’idée, aussi osée soit elle, m’a plu et j’avais vraiment envie de connaitre les treize raisons qui ont poussées Hannah à commettre cet acte terrible.

Ensuite, j’ai plutôt apprécié le personnage de Clay, le narrateur qui reçoit les cassettes. C’est un héros assez discret au final, on en sait peu sur lui au départ et on le découvre davantage au fil de l’écoute des cassettes laissées par Hannah. Le véritable personnage du roman est en réalité Hannah. C’est le personnage central, la colonne vertébrale du livre, et pourtant j’ai eu beaucoup de mal avec elle. Elle se place très souvent en victime, et je suis d’accord avec elle sur le fait que certaines situations étaient tout bonnement inacceptables. Mais au final, la moitié des raisons qu’elle invoquait pour justifier son suicide n’étaient pour moi pas suffisantes, pas crédibles. Elle reproche à certains personnages des faits mineurs, réalisés sans réfléchir et sans réelle volonté de la blesser. D’ailleurs, je ne comprends même pas ce qu’elle peut vraiment reprocher à certains ! Hannah parle de l’effet « boule de neige », et elle justifie son geste par cette accumulation de petits événements. Mais en même temps, elle s’était elle-même placée dans certaines situations. Je ne dis pas qu’elle l’a bien cherchée, bien sûr que non elle n’est pas responsable de la bêtise ou de la méchanceté de certains, mais je pense qu’elle aurait pu éviter quelques situations ou embrouilles.

C’est donc véritablement cela qui m’a dérangée, le fait qu’Hannah se place systématiquement en victime. C’est plutôt facile pour elle, puisque c’est elle qui enregistre les cassettes ! J’aurais aimé avoir la version des différents protagonistes et connaitre leur sentiment après l’audition des cassettes. Je pense qu’Hannah exagérait certains faits et diabolisait des personnages pour rien. Pour vous donner un exemple, j’ai trouvé cela ridicule d’inclure dans cette longue liste de responsables une de ses anciennes amies, au prétexte qu’elles s’étaient pris la tête au sujet d’un garçon. J’ai donc été assez septique en lisant la majorité des raisons, qui n’étaient pour moi pas suffisantes pour justifier un geste aussi grave. De plus, Hannah fait elle-même des choses inacceptables ! J’étais vraiment choquée sur la fin…

Néanmoins, en dépit de l’aspect un peu trop moralisateur, j’approuve le message délivré par l’auteur. Il faut faire attention à certains de nos actes ou à certaines de nos paroles, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur autrui.

Bilan : Un roman addictif en raison de la narration rythmée, mais une héroïne qui se place trop en victime… Je recommande cette lecture, au moins pour passer un bon moment, mais il ne faut pas trop en attendre.

Note : 7/10

g11

Pour aller plus loin :

Je viens tout juste de commencer Thirteen Reasons Why (j’ai visionné 5 épisodes), et je suis bien plus emballée que par ma lecture. Le personnage d’Hannah est bien moins égoïste, et cette fois elle a de vraies raisons de se sentir mal ! En effet, l’idée globale des raisons est conservée mais j’ai trouvé une dimension plus dramatique et plus grave aux événements. Cela nous permet de davantage comprendre l’acte d’Hannah, mais aussi de ressentir une grande empathie pour elle.

L’autre gros point positif de la série est qu’elle apporte le point de vue de tous les personnages. On a droit à quelques passages émouvants avec les parents d’Hannah mais je pense surtout à la réaction des autres impliqués dans les cassettes audio. On apprend à mieux les connaitre, à les comprendre d’une certaine façon et à les juger moins durement. Le jeu des acteurs est plutôt sympa pour une série destinée aux ados, et j’aime particulièrement ceux choisis pour interpréter Clay et Hannah.

Si je vous recommande malgré tout le roman de Jay Asher, je vous conseille plus volontiers la série qui est bien plus complète.

Celle dont j’ai toujours rêvé, de Meredith Russo

Résumé : Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir vraiment aux autres.

Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Alors qu’ils passent de plus en plus de temps ensemble, Amanda comprend qu’en se protégeant ainsi, elle passe à côté de sa vie. Elle sait qu’elle doit se faire violence et lui révéler qui elle est vraiment, mais elle est terrifiée à l’idée que cela le fasse fuir…

Mon avis : Bien avant sa sortie Celle dont j’ai toujours rêvé me faisait de l’œil. La couverture avec le regard impénétrable de la jeune fille, le résumé très intrigant avec cette chute où on découvre qu’Amanda s’appelait auparavant Andrew et les nombreuses critiques positives… Bref autant d’ingrédients qui m’ont convaincus d’acheter très rapidement ce roman. Je ne regrette pas mon achat, car j’ai bien aimé ce livre même si je m’étais attendue à autre chose.

Vous l’aurez donc compris, et c’est donc sans spoiler que je le dis, que ce roman YA traite de la transsexualité. C’est un sujet extrêmement peu traité dans la littérature, enfin surtout dans la littérature mise en avant sur les présentoirs de librairie. C’était donc avec beaucoup d’excitation que j’ai débuté ce court roman (à peine 300 pages). Pourtant le sujet de la transsexualité est assez effacé. Certes Amanda en parle tout le temps au travers de sa peur du regard des autres et d’être découverte dans sa nouvelle vie, mais qu’en est-il réellement de son sentiment d’acceptation envers elle-même ? Qu’en est-il des étapes qui l’ont conduite à devenir ce qu’elle était depuis toujours au fond d’elle ?

On ne peut pas dire que j’ai été déçue non, car au travers de son livre l’auteur délivre un très beau message de tolérance et d’acceptation. D’ailleurs ce roman ne traite pas uniquement de la transsexualité, mais il évoque aussi l’homosexualité, la bisexualité, le viol et même la religion. Et je pense que c’est là tout le problème du roman. Meredith Russo a voulu traiter de tous ces thèmes qui lui tiennent à cœur, mais dans un roman aussi court, ils sont forcément survolés, voire bâclés. J’aurais donc préféré que l’auteure s’en tienne à Amanda.

Plus concrètement, Amanda est une héroïne attachante. Sensible, touchante, elle n’en reste pas moins très forte. J’ai aimé sa force face à certaines situations, et même si parfois elle craque, elle se relève toujours.

Les personnages secondaires sont malheureusement très effacés. Bee et Grant ont bien évidement retenu toute mon attention mais je regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec eux, de ne pas les avoir davantage connus car on sent que ce sont deux personnages très complexes et très intéressants. Pour ce qui est des trois amies d’Amanda, elles sont malheureusement trop peu exploitées…

Le style de Meredith Russo est très agréable, fluide et se laisse lire sans difficulté. Les pages se tournent très rapidement, et on est pris dans une certaine spirale d’addictivité tant le quotidien d’Amanda nous intéresse. J’ai apprécié les chapitres qui se passaient quelques années auparavant, lorsqu’Amanda était encore Andrew. Cela nous permet d’entrevoir ce qu’elle ressentait à cette époque et de voir comment ses parents ont réagi face à cette situation. La fin quant à elle est un peu brutale, mais je dois reconnaitre qu’elle me plait même si elle nous laisse sur un gros point d’interrogation. C’est un peu à nous d’imaginer quel serait le prologue de cette histoire…

Bilan : Un roman très touchant, mais qui manque un peu de développement.

Note : 7.5/10

Sous la même étoile, de Kelley York

Résumé : Une fois le lycée terminé, Hunter et sa demi-sœur Ashlin décident de prendre une année sabbatique et d’emménager chez leur père. Là-bas, ils retrouvent Chance, un garçon fantastique avec qui ils passent tous leurs étés depuis l’enfance. Si le jeune homme les a toujours fascinés, Ashlin et Hunter éprouvent bientôt pour lui de tout autres sentiments. Mais ils comprennent aussi que les excentricités de Chance dissimulent une vérité bien plus noire…

Mon avis : J’ai offert ce livre à ma sœur pour Noël parce qu’on aime toutes les deux ce genre de romans sans prise de tête. Pourtant, parfois on tombe sur un YA qui nous touche plus qu’un autre et qui nous surprend. Et c’est absolument le cas avec Sous la même étoile !

Alors qu’Hunter et sa demi-sœur Ashlin décident de prendre une année sabbatique pour se retrouver et s’occuper de leur père, c’est aussi l’occasion pour eux de se rapprocher de leur meilleur ami Chance qu’ils voient chaque été. Pourtant Chance a indéniablement changé et se révèle encore plus mystérieux qu’auparavant. Mais il n’y a pas que leur ami d’enfance qui a changé, leurs sentiments envers lui ont aussi évolué…

Le roman est assez court (moins de 300 pages), autant vous dire qu’il se laisse donc lire à une vitesse éclair. Kelley York met en place une alternance de points de vue entre Hunter et Ashlin, et la voix des deux adolescents est vraiment touchante. Ils brillent tous les deux par leur simplicité, ce qui les rend encore plus attachants. Dans ce YA, l’auteure ne met pas en scène des adolescents dépravés ou des gosses de riche comme on peut en voir souvent dans ce type de romans. Au contraire, ils sont normaux et cette normalité fait du bien !

Hunter est naturellement le narrateur que j’ai le plus aimé. Il est assez ambiguë, tiraillé entre des sentiments contraires. Sa relation avec Chance est vraiment intrigante, j’avais sans cesse hâte de lire les prochaines rencontres entre ces deux protagonistes ! J’ai également beaucoup aimé son côté protecteur envers Ashlin. Si j’ai adoré le personnage d’Hunter, j’ai aussi apprécié celui de sa demi-sœur. Ashlin, qui est un peu à l’écart dans ce trio, est très touchante à sa manière. J’aime sa manière d’être et sa façon de penser. Bref, ce sont deux personnages auxquels on s’attache très rapidement et que l’on prend plaisir à accompagner au fil des pages.

La petite énigme de ce roman, le petit ovni, c’est Chance. Un personnage complexe, énigmatique et mystérieux et il est quasiment impossible de le percer à jour. Même à la fin, on ignore encore quoi penser de lui… Néanmoins c’est un personnage qui m’a captivé. Bien qu’on en sache au final très peu sur sa psychologie, je n’ai pas été frustrée pour autant. En effet, on se trouve dans la même position qu’Ashlin et Hunter ; on ignore ce que cache réellement cet étrange garçon…

Comme je vous le disais plus haut, le roman se lit très vite mais pas seulement parce qu’il est court ! En effet, malgré sa simplicité, il a quelque chose d’extrêmement hypnotique. Une fois entré dans l’histoire, le lecteur ne pourra plus en sortir avant d’avoir tourné la dernière page ! Le rythme s’accélère lorsque l’on approche le terme du récit, l’intrigue prend une tournure plus sombre et plus surprenante et l’angoisse monte crescendo.

Et la fin arrive. Brutale. Comme un uppercut. Tout s’arrête. J’ai lu beaucoup de chroniques qui montraient du doigt cette fin, telle un point noir qui vous ferait presque regretter d’avoir lu le roman. Mais ce n’est absolument pas le cas pour moi ! Certes, en tant que lectrice je suis frustrée de quitter les personnages de façon aussi expéditive, mais j’ai trouvé la fin très logique, voire parfaite vis-à-vis de l’histoire et de Chance. A vrai dire, je n’aurais pas vu de meilleure fin. Elle demeure néanmoins ouverte, et si une suite est envisageable, je trouve toutefois que c’est bien de finir sur une telle note.

Bilan : Un YA réaliste, mais qui se révèle plus complexe au fil des pages. Le tout se laisse lire avec une grande addictivité, notamment grâce aux deux narrateurs touchants et à l’énigmatique Chance.

Note : 8.5/10