Archives pour la catégorie Fantasy

La Passe-Miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel, de Christelle Dabos

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Résumé : Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Mon avis : La Passe-Miroir est une saga que j’apprécie beaucoup, et je prends toujours un grand plaisir à me plonger dans l’imaginaire de Christelle Dabos. C’est donc avec une joie non dissimulée, et une grande excitation, que je me suis jetée sur La Mémoire de Babel ! Pourtant, ce tome 3 est loin de remporter mon adhésion et est celui que j’ai le moins aimé de la saga…

J’avais vraiment hâte de retrouver Ophélie, surtout deux ans et demi après la disparition de Thorn. J’ai été un peu déboussolée de découvrir qu’elle avait passé son temps à se morfondre et à ne rien faire ! Moi qui pensais que la jeune fille se serait démenée pour partir à sa recherche ! Heureusement, Ophélie va rapidement se remettre en selle, et partir à la quête aux informations sur Dieu sur une nouvelle Arche : Babel.

Si beaucoup de lecteurs ont applaudi l’évolution considérable du personnage d’Ophélie, ce n’est pas mon cas. Certes, elle reste amusante avec ses maladresses et sa timidité mais j’aurais voulu qu’elle s’affirme davantage ! J’étais frustrée qu’elle agisse comme une enfant… Toutefois, vers la fin du tome 3, Ophélie va subir une vraie métamorphose et grandir. J’ai adoré cette nouvelle Ophélie et j’espère de tout cœur la retrouver dans le quatrième et dernier opus.

S’il y a bien un point où Christelle Dabos ne me déçoit jamais, c’est bien sur les personnages ! Dans cette suite, la tante Roseline, Berenilde et Archibald sont mis de côté au profit de nouveaux protagonistes tout aussi intrigants et passionnants. Je suis très vite tombée sous le charme d’Ambroise dont la gentillesse et la maladresse m’ont attendri. Octavio, quant à lui, m’a très vite intriguée et m’a ensuite prouvée qu’il était un personnage digne d’intérêt. Il est plein de surprise, et je suis curieuse de savoir ce que lui réserve la suite. Enfin, il y a Blasius, dont la maladresse et la malchance ne sont pas sans rappeler celles d’Ophélie. J’ai adoré cette belle panoplie de nouveaux personnages, tous très bien travaillés et très utiles, que ce soit pour l’évolution de l’héroïne ou pour l’intrigue principale.

J’aimerais également beaucoup, beaucoup vous parler du personnage de Thorn mais je préfère vous laisser l’entière surprise ! En tout cas, son évolution est également considérable, et la saga sera tellement plus fade sans lui. Je suis vraiment ultra fan de ce personnage !

Pour ce qui est de l’écriture de l’auteure, si elle est toujours aussi fluide et agréable, je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois un peu brouillonne. Certains chapitres (surtout ceux avec la fille de Berenilde) sont très flous et il m’a été assez difficile de les comprendre et d’en saisir le message. Dommage !

Autant j’avais adoré le Pôle, autant j’ai eu plus de mal avec Babel. Si la complexité de l’Arche, ainsi que ses coutumes sont saisissantes, je reconnais être restée davantage de marbre. J’ai été moins enthousiasmée par l’atmosphère que dégageaient l’Arche et le Mémorial. La première partie de ce troisième tome ne m’a pas convaincue. Je ne dirais pas que je me suis ennuyée, mais presque ! Les deux premiers tomes étaient tellement forts et hauts-en-couleurs que j’ai trouvé ce début très terne. J’ai été très vite lassée par les mesquineries et les coups bas (dignes d’enfants) que subissaient sans broncher Ophélie. Heureusement, la seconde partie fait considérablement avancer les choses, que ce soit au niveau de la relation Thorn – Ophélie que de l’histoire avec Dieu. Certains mystères sont enfin levés, d’autres demeurent toujours. Avec ce troisième tome, l’auteure complexifie encore son intrigue et je ne parviens pas encore à déterminer si j’aime la direction que prend l’histoire ou pas. Je suis toutefois curieuse de savoir ce que nous réserve la suite et fin, mais je ne me consumerai pas d’impatience en attendant de la tenir entre mes mains.

Bilan : Une suite en dessous des deux tomes précédents. Le personnage d’Ophélie peine à évoluer (sauf vers la fin), certaines explications sont brouillonnes et peu compréhensibles et la première moitié du livre m’a globalement moins plu. Heureusement, la suite était captivante et les personnages sont toujours aussi fabuleux !

Note : 7/10

g11

 

Shades of Magic, tome 1, de V.A. Schwab

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Résumé : Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell, un chien fou tout juste sorti de l’adolescence, pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille du nom de Lila la lui subtilise. Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard ! 

Mon avis : Shades of Magic me faisait de l’œil depuis sa sortie en VO, c’est-à-dire depuis un sacré moment ! Il faut dire qu’en plus d’avoir un résumé très attractif, les avis sont presque unanimement positifs et les coups de cœur et les éloges pleuvent ! J’aime autant vous dire que j’étais certaine d’adorer, et j’avais donc placé mes attentes très haut. Trop peut-être ? Car oui, si j’ai apprécié cette lecture, elle est loin d’être le coup de cœur tant espéré…

Dans l’univers de Shades of Magic, il y a quatre Londres très différents :

– le Londres gris, sans magie et sans saveur, dans lequel évolue Lila.

– le Londres rouge de Kell, prospère, riche et où la magie est la norme.

– le Londres blanc, dangereux, glacial et effrayant.

– le Londres noir, univers de ténèbres, avec lequel tout lien a été coupé.

L’idée de ces quatre univers parallèles, avec différents types de magie, était à la base très séduisante et m’est apparue comme très mature. Pourtant, très rapidement, je me suis rendue compte que ces univers étaient très peu développés et pas très bien expliqués. Le début est un peu brouillon, pour ne pas dire carrément fouillis, et il faut s’accrocher pour comprendre les différences entre les différents Londres. J’aurais vraiment voulu un univers complexe plus maitrisé et des explications plus claires. Je suis un peu déçue de ce côté, même si j’ai adoré voyager d’un Londres à l’autre. J’espère que la suite saura apporter plus de clarté et de stabilité à cet univers encore fragile.

Le personnage de Kell ne m’a pas entièrement convaincue. Il est le fils adoptif de la famille royale du Londres rouge, et pourtant il mène une vie de voyou. Le véritable intérêt de ce personnage est sa capacité à voyager entre les différents Londres, ce qui est extrêmement rare. Si je suis mitigée quant à ce personnage, c’est parce que j’ai trouvé qu’il lui manquait un peu de charisme. Plus on avance dans le roman, plus cela s’arrange mais j’en attends encore beaucoup de sa part. Lila, la jeune voleuse, m’a bien plus séduite. Elle est forte, têtue et n’a pas sa langue dans sa poche. Elle apporte beaucoup de fraicheur au roman, et compense le manque de caractère de Kell. Leur duo fonctionne plutôt bien, mais je les vois davantage comme deux amis plutôt que d’éventuels amoureux. Je suis curieuse de voir l’évolution de Lila dans le deuxième tome, car c’est un personnage très intrigant et assez mystérieux.

Les personnages secondaires quant à eux sont malheureusement trop survolés. C’est dommage car on sent un immense potentiel chez eux, notamment chez Holland. Cela ne fait que confirmer le manque de maturité du roman, c’est dommage !

Ce premier tome est assez rythmé. Il y a de l’action et on ne s’ennuie pas une seconde. On suit bien volontiers les héros dans leurs aventures, et pourtant à aucun moment je n’ai été véritablement surprise. J’ai donc pris beaucoup de plaisir lors de ma lecture, mais ce n’est pas un roman qui révolutionne le genre. On peut deviner sans trop de difficultés la suite des événements. Je lirai avec plaisir la suite, même si je suis forcément déçue de ne pas avoir trouvé l’univers complexe et fascinant, ainsi que les personnages fabuleux qu’on m’avait promis.

Pour terminer, je voulais seulement applaudir la couverture VF absolument magnifique et fidèle à l’esprit du livre. La couverture VO, plus sobre et plus mature, m’avait induite en erreur tandis que cette couverture met les points sur les i : ce livre est clairement destiné aux ados et non aux lecteurs qui s’attendent à un récit plus adulte.

Bilan : Une lecture agréable et sympathique, mais sans véritable surprise. Les personnages sont tout aussi sympathiques, mais Kell manque encore de charisme. L’univers quant à lui ne s’est pas révélé aussi complexe et travaillé que prévu, dommage ! Je recommande toutefois à ceux qui recherchent une lecture sans prise de tête.

Note : 7.5/10

g11

La Reine du Tearling, tome 2 : L’Invasion du Tearling, d’Erika Johansen

Résumé : Au fil des jours, Kelsea Glynn apprend à assumer ses nouvelles responsabilités de souveraine. Mais en stoppant les livraisons d’esclaves au royaume de Mortmesne, elle a provoqué la colère de la tyrannique Reine Rouge, qui tire son pouvoir de la magie noie. En représailles, son armée attaque le Tearling pour s’emparer de ce qui, selon elle, lui revient de droit. Rien ne peut arrêter l’invasion. Mais pour la Reine du Tearling, face aux hordes noires qui menaces de déferler sur sa cité et sur son peuple, le temps manque.

Mon avis : Après le très gros coup de cœur que j’avais eu pour le premier tome de La Reine du Tearling, j’avais vraiment hâte de me jeter sur la suite. Après avoir tant aimé l’univers, les personnages et l’intrigue, j’avais placé mes espérances très haut ! Et je dois reconnaitre que je ne suis pas déçue, tant l’auteure est parvenue à me surprendre tout au long de L’Invasion du Tearling !

J’avais grand hâte de retrouver Kelsea dans sa position de souveraine. Très rapidement, on se rend compte qu’elle n’est plus la jeune fille que l’on avait quittée, mais qu’elle est réellement devenue une femme prête à gouverner son royaume. La Kelsea de ce deuxième opus est plus sombre et plus brutale. C’est un véritable changement qui s’est opéré ! J’ai été très surprise par son évolution, mais qu’est-ce que je l’ai adorée ! Dans cette suite, Kelsea est dangereuse et imprévisible, et ça m’a plu.

Les relations entre Kelsea et les autres protagonistes ont également beaucoup évolué. Si Pen était un personnage plutôt effacé jusqu’à maintenant, il gagne en importance et les liens qui l’unissent à la Reine du Tearling sont très intéressants. Toutefois, le duo qui fonctionne le mieux selon moi, c’est celui que forment Kelsea et Lazarus. Il y a une véritable alchimie entre ces deux protagonistes et je ne me lasse jamais de leurs conversations ! Dans cette suite, on en apprend enfin plus sur le passé de Lazarus et certaines choses s’expliquent enfin. L’Invasion du Tearling n’a fait que confirmer que j’adorais ce personnage ! La suite promet d’être passionnante pour lui.

Là où l’auteure a fait très très fort, c’est sur l’énorme bond en avant que l’on fait dans l’histoire. Le seul petit reproche que je pouvais faire au premier tome, c’était les explications quant à l’univers et à la Traversée que je trouvais encore un peu floues. Et bien ici, Erika Johansen commence à nous fournir son lot de réponses, et ce par le biais de Lily, une jeune femme de l’ère pré-traversienne ! J’ai été vraiment étonnée, pour ne pas dire chamboulée, d’être transportée trois siècles en arrière, dans une époque quasi semblable à la nôtre. Si j’ai été un peu choquée, j’approuve totalement le choix de l’auteure qui a su surprendre et relancer son intrigue comme jamais. Le point de vue de Lily apporte un vrai plus au roman et lève le voile sur certains mystères. Ses chapitres sont toutefois assez durs psychologiquement, tant la vie de Lily n’est pas facile. On ne peut s’empêcher de faire le parallèle entre Lily et Kelsea dont la force et la volonté sont semblables. J’ai donc adoré cette prise de risque de la part d’Erika Johansen !

L’intrigue avance donc à pas de géant dans cette suite, aussi bien en raison des points de vue de Lily que des initiatives prises par Kelsea. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et on apprécie chaque moment. La fin m’a vraiment chamboulée par contre. Totalement imprévisible, elle redistribue les cartes et l’avenir des personnages n’a jamais été aussi incertain… J’ai plus que hâte de tenir entre mes mains le troisième et dernier tome de cette merveilleuse trilogie !

Bilan : Un deuxième tome qui n’est pas un tome de transition. Au contraire, il permet de renforcer les relations qu’entretient Kelsea avec les autres protagonistes, de faire évoluer la situation du royaume du Tearling et surtout c’est un tome qui permet d’apporter un bon nombre de réponses quant à la Traversée. J’ai adoré !

Note : 9/10

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La Reine du Tearling, tome 1, d’Erika Johanson

Résumé : Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle diabolique a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde dévouée l’escorte de son repaire à la capitale, où elle devra reconquérir la place qui lui revient de droit et devenir Reine du Tearling.
Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente et déchaîne la vengeance de la Reine rouge.
La quête de Kelsea pour sauver son royaume et aller vers son destin ne fait que commencer. Long périple semé d’embûches, empli de bruit et de fureur, de trahisons et de combats farouches. Une épreuve du feu, qui forgera sa légende… ou la détruira.

Mon avis : Attention les amis, je vais vous présenter un gros coup de cœur, voire même mon plus gros coup de cœur de cette année. J’ai l’impression d’avoir attendu ce roman toute ma vie ! Bon ok, j’exagère peut-être un peu mais j’avais vraiment rêvé d’un livre qui casse tous les clichés de la littérature YA. Et il l’a fait ! Il a jeté par la fenêtre tous ces fichus clichés, et puis bon accessoirement je reconnais que l’histoire était tout bonnement passionnante et que les personnages étaient fabuleux. Donc oui, GROS COUP DE CŒUR !

L’histoire et l’univers créé par Erika Johansen m’ont captivée de bout en bout et m’ont convaincu à 1 000%, pourtant ce sont les personnages qui m’ont le plus marquée. Pour ceux qui me suivent, vous avez sans doute déjà remarqué que les personnages sont très importants pour moi. Ils comptent pour 50, voire 60% dans un roman. S’ils me laissent de marbre, il y a de grandes chances que je n’apprécie pas du tout le livre que je suis en train de lire !

Dans La Reine du Tearling, je suis littéralement tombée sous le charme de l’héroïne, Kelsea. La jeune femme est une héroïne vraiment unique. Elle transpire le courage, la bonté, la justice. Elle est tellement faite pour être Reine, malgré tout ce qui lui reste encore à apprendre ! Kelsea va vivre énormément d’épreuves dans ce premier tome, elle va connaitre des victoires mais aussi des échecs cuisants qui vont l’endurcir. Kelsea évolue constamment et je suis plus que curieuse de découvrir ce que lui réserve le tome 2. Physiquement, la jeune Reine est décrite comme quelconque, peu séduisante et avec un peu d’embonpoint. Cette description la rend tellement plus réaliste à mes yeux ! Pourquoi faudrait-il que les héroïnes soient toutes belles et sans défaut ? De toute façon, le personnage de Kelsea n’a pas besoin de ça, tant elle possède un charisme impressionnant.

Ensuite, l’auteure m’a fait plaisir avec des personnages secondaires fabuleux. Immédiatement je pense à Lazarus sans qui ce roman n’aurait pas été le même. C’est un personnage très secret, froid et distant vis-à-vis de Kelsea, même si on le sent très impliqué dans son rôle de Capitaine de la Garde. C’est étrange, on sent qu’on peut lui faire confiance mais en même temps on ne sait rien de lui et on le sait prêt à commettre des atrocités à n’importe quel moment. J’ai plus que hâte de retrouver ce personnage, tant sa complexité m’épate et tant sa relation avec Kelsea me fascine. Je suis charmée par Lazarus ! Ensuite, il y a bien évidement Le Fetch qui a titillé ma curiosité. On ne sait pas sur quel pied dansé avec le Prince des voleurs, et je suis certaine que l’auteure lui a prévu un rôle plus important et central qu’il n’y paraît dans la trilogie. Je retiens également les membres de la Garde de la Reine, tous très différents et avec des personnalités très marquées et complexes.

Une fois de plus, Erika Johansen a cassé quelques clichés en attribuant aux différents protagonistes des âges réalistes. Si dans certains romans des adolescents de 16 à 18 ans ont des postes à responsabilité, avec plusieurs hommes à leur solde, ou présentent des compétences de combattants surentrainés, ici l’auteure met en scène des hommes mûrs dont l’âge moyen est de 40 ans.

Ce roman n’aurait pas été un coup de cœur sans cette écriture fluide et agréable. Les chapitres sont assez longs (entre 30 et 50 pages), et pourtant à aucun moment je n’ai trouvé le temps long ! J’étais tellement absorbée dans le récit que je ne voyais pas les pages tourner. Si la plume d’Erika Johansen n’avait pas été aussi captivante, l’effet n’aurait pas été le même. J’ai aussi apprécié le fait que certains chapitres soient du point de vue d’autres personnages, notamment de personnages détestables ; cela nous permet de mieux comprendre leurs motivations.

En ce qui concerne l’univers imaginé par l’auteure, c’est assez déconcertant. On se trouve dans un univers très médiéval, et pourtant… l’histoire se déroule dans le futur ! La Reine du Tearling est donc parsemé de références à notre monde, à notre technologie ou même à notre culture. L’univers manque encore un peu d’approfondissement, et beaucoup de mystères demeure quant à la Traversée qui n’est qu’évoquée. Toutefois, je n’en tiens pas rigueur à l’auteure car je sais qu’elle a délibérément voulu laisser son lecteur dans le flou pour le surprendre plus tard !

Pour ce qui est de l’intrigue en soi, suivre l’avènement d’une Reine fut passionnant. Le monde dans lequel débarque Kelsea est un monde brutal, sanglant mais c’est surtout un monde d’hommes où la femme n’a pas sa place. Les embûches sont donc nombreuses et ont rendu le roman imprévisible et passionnant. Le monde que l’on découvre dans ce premier volume est un monde de magie, de complots, de secrets et de violence. Et pourtant, on sent qu’il nous réserve tellement plus dans la suite ! J’ai donc plus que hâte de me jeter sur le deuxième opus, qui promet une véritable évolution des personnages et de l’univers si particulier qui fait tout le charme de la trilogie.

Bilan : Un roman mi-fantasy mi-dystopie qui brise les clichés, des personnages merveilleusement travaillés qui fascinent, un univers complexe, dur et mystérieux, une écriture fluide et addictive… C’est un gros coup de cœur !

Note : 10/10

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Falling Kingdoms, book 5 : Crystal Storm, by Morgan Rhodes

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Attention ! Risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé (traduction personnelle) : AMARA s’est emparé du trône de Mytica, mais alors qu’elle se bat pour libérer la puissante magie de l’unique gemme qu’elle possède, ses ennemis se rapprochent – à commencer par Ashur, le frère qu’elle pensait avoir tué.

JONAS est de retour à Mytica avec son groupe de rebelles et prévoit de reverser Amara, mais le destin en décide autrement : il va tomber sur la princesse Lucia et décide de la rejoindre dans son voyage périlleux.

LUCIA a échappé à l’emprise du Dieu du feu, mais ses pouvoirs déclinent, et le temps est compté pour réaliser la prophétie écrite pour elle et l’enfant qu’elle porte.

MAGNUS et CLEO doivent mettre à l’épreuve leur amour et se faire confiance, alors que Gaius est de retour à Mytica affirmant qu’il a changé et qu’il est à la recherche de rédemption.

Alors qu’une tempête se prépare et que les ténèbres s’abattent sur les royaumes, une terrible épreuve décidera de l’avenir de Mytica.

Mon avis : Frustrée de devoir attendre une traduction qui n’arrivera sans doute jamais, j’ai décidé de poursuivre cette saga en VO. Et quel plaisir de replonger dans un univers aussi merveilleux ! J’ai à la fois dévoré et savouré ce cinquième opus, qui ne fait que confirmer une certitude déjà acquise : The Falling Kingdoms fait partie de mes sagas favorites, incontournables et qui jamais ne me déçoivent ! Ce tome 5 est un véritable coup de cœur !

J’avais tellement hâte de retrouver les personnages qui m’avaient tant fait vibrer durant quatre volumes, mais en même temps j’avais de grandes attentes envers eux dans cet avant dernier tome ! Mais je vous rassure d’emblée, ils ont tous tenu leurs promesses et même plus encore. Commençons tout d’abord par les quatre personnages principaux que l’on suit depuis le tout début.

Si j’ai toujours grandement apprécié le personnage de Jonas, je trouvais malheureusement qu’il n’était plus indispensable à la saga. Toutefois, l’auteure a réussi à me prouver le contraire dans Crystal Storm. Jonas retrouve une place plus importante, de nouveaux enjeux gravitent autour de lui, pour mon plus grand plaisir ! C’est toujours avec un immense plaisir que je lis les points de vue de Jonas, tant j’aime son côté très terre-à-terre, et même parfois sarcastique ! C’est un personnage qui a fait du chemin depuis le tome 1, et dans ce tome 5 Jonas n’est plus le garçon que l’on avait connu, il est véritablement devenu un homme. Ses chapitres sont pleins de surprises et de rebondissements, je suis tellement curieuse et impatiente de savoir ce que lui réserve Morgan Rhodes dans le dernier volume !

Bon, s’il y avait bien un personnage que je n’avais pas hâte de retrouver, c’est bien celui de Lucia. Elle et moi, cela n’a jamais fonctionné. Une fois de plus, la jeune enchanteresse a mis mes nerfs à rude épreuve MAIS je dois reconnaitre que sur la fin, elle a commencé à davantage me plaire et à m’intéresser. L’auteure réussira-t-elle l’impossible dans le tome 6 ? Me faire apprécier le personnage si particulier de Lucia ?

Il est temps désormais d’évoquer le duo que j’attendais tant, qui fait battre mon cœur de plaisir et d’excitation. Dans ce tome 5, Cleo et Magnus sont mis à rude épreuve. Morgan Rhodes ne les ménage pas, et c’est tant mieux ! C’est dans l’adversité que je les apprécie encore plus. Le lien qui les unit va être extrêmement développé dans cette suite, et l’auteure nous réserve de magnifiques scènes. Les chapitres du point de vue de Cleo et de Magnus sont tout bonnement géniaux. (Comprenez que je fais un effort surhumain pour ne pas hurler et sauter partout telle une véritable fangirl !)

Pour ce qui est des personnages plus secondaires, je suis là aussi comblée. Amara a gagné en complexité, on a du mal à cerner ses véritables intentions mais c’est un personnage qui intrigue énormément. Gaius, le Roi du Sang, est de plus en plus ambigu et totalement déstabilisant ! Je ne sais vraiment pas quoi penser de lui, mais cela ne m’empêche pas de saluer son évolution constante et captivante. D’autres personnages se font plus discrets dans ce tome 5, tels que Felix, Nic ou encore Ashur mais leur présence fait du bien.

L’écriture de Morgan Rhodes est totalement captivante. J’ai toujours aimé son style fluide et agréable, mais ici je l’ai trouvé bien plus vif et plus prenant. Est-ce la version originale qui veut cela ? Je l’ignore, tout ce que je sais c’est que j’étais sous l’emprise de sa plume du début à la fin.

En ce qui concerne l’intrigue, elle a bien évolué. Les enjeux se font toujours plus grands, les sacrifices toujours plus terribles. L’univers créé par Morgan Rhodes n’a de cesse de m’éblouir à chaque fois, je m’émerveille devant tant de complexité et de maîtrise. L’auteure tire les ficelles de son intrigue d’une main de maître, n’hésitant pas à user de rebondissements tous plus inattendus les uns que les autres. Dans Crystal Storm, notre cœur de lecteur est mis à rude épreuve par une multitude d’émotions. Mon cœur a bien failli lâcher plus d’une fois au détour d’une page, lorsqu’un suspense immense survient, ou au détour d’une phrase tellement belle qu’elle nous coupe le souffle. Ce tome est rempli de péripéties, de retournements de situation insoupçonnables et d’alliances improbables, alors forcément il était impossible pour moi de le lâcher ne serait-ce qu’une seule seconde. Et pourtant, l’inévitable est arrivé : il a bien fallu refermer ce livre à la toute fin. Et quelle fin ! Quelle superbe et abominable fin ! J’en viens sérieusement à me questionner sur l’auteure : a-t-elle un cœur pour nous abandonner aussi lâchement à un tel moment ?

Bilan : Crystal Storm est un véritable coup de cœur. Je crois que je tombe un peu plus amoureuse de cette saga à chacun des tomes ♥ Morgan Rhodes confirme une fois de plus qu’elle maîtrise parfaitement l’art de manipuler son lecteur, de le surprendre jusqu’à la dernière ligne. Elle nous offre des personnages tous différents les uns des autres, avec des qualités et des défauts qui les rendent tellement humains. Vivement la suite et fin en décembre !

Note : 10/10

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Young Elites, tome 3 : L’Étoile de Minuit, de Marie Lu

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Attention ! Risque de spoilers sur les tomes précédents !

Résumé : Adelina a tourné le dos à ceux qui l’ont trahie et elle s’est vengée une dernière fois. Le règne du Loup Blanc est un triomphe, mais seulement par la cruauté dont fait preuve la reine. La noirceur qu’elle porte au plus profond de son cœur échappe à tout contrôle… Jusqu’au jour où un nouveau danger se manifeste. Adelina voit ses vieux démons se réveiller lorsque ses compagnons sont menacés. Pour préserver son empire, Adelina et les Roses doivent s’allier aux Dagues et s’engager dans une quête périlleuse. Cette alliance contre nature signera-t-elle leur mort à tous ?

Mon avis : Fraichement sorti, le troisième et dernier tome de Young Elites est rapidement passé à la casserole ! C’est une trilogie pour laquelle je n’attendais pas grand-chose, le premier tome ne m’avait d’ailleurs pas convaincue à 100%. Pourtant, La confrérie de la Rose m’avait agréablement surprise, et on n’était pas passé loin du coup de cœur ! C’est donc avec une grande impatience, et une certaine appréhension il faut le dire, que je me suis jetée sur cette conclusion, que j’ai tout bonnement trouvé magistrale !

Adelina a obtenu ce qu’elle recherchait tant : sa vengeance envers ses anciens alliés et une victoire écrasante contre le pouvoir qui a tant malmené les malfetto au cours des dernières années. Adelina règne donc impitoyablement sur son royaume et lance ses armées aux quatre coins du monde pour conquérir encore et toujours plus de terres. Mais Adelina est seule. Terriblement seule. En dépit de l’amitié indéfectible que lui voue Magiano, Adelina souffre de l’absence de Violetta et de ses démons qui ne la quittent jamais. Adelina, conquérante et sanguinaire, semble sombrer dans la folie. Jusqu’au jour où Raffaele lui fait une étrange proposition…

Tout d’abord, chapeau bas à l’auteure qui a eu le courage d’écrire une trilogie centrée sur une anti-héroïne aussi sombre et glaçante ! C’était un pari risqué, la preuve puisque certains lecteurs n’ont jamais pu accrocher avec le personnage d’Adelina, mais pour moi la jeune femme est tellement aboutie, tellement époustouflante que je n’ai pu qu’adhérer à ce personnage. L’évolution d’Adelina au cours des tomes est fascinante. On l’a connu en pleine faiblesse, puis têtue et acharnée, puis totalement folle et là on la redécouvre en souveraine. Adelina, dans son rôle de reine, est fabuleuse. Enfin, on ne peut pas dire qu’elle soit la souveraine la plus douce qui soit ! Mais je dois reconnaitre que sa personnalité et sa posture ont totalement changé. Elle est froide, voire glaciale, et met ses émotions de côté. Pourtant, on ressent toujours cette pointe d’humanité lorsqu’elle se trouve en présence de Magiano ou lorsqu’elle pense à Violetta. Dans L’étoile de minuit, le personnage d’Adelina atteint son apogée. C’est un personnage qui n’aura eu de cesse de me surprendre et qui m’aura pris aux tripes jusqu’au bout. Marie Lu est parvenu à nous offrir un personnage des plus complexes et des plus insaisissables, à la personnalité extrêmement travaillée. Adelina est un vrai coup de cœur, je ne suis pas prête de l’oublier !

Du côté des personnages secondaires, certains seront davantage effacés tandis que d’autres se révèleront totalement dans ce troisième et dernier opus. Je pense notamment à Violetta qui a su au fil des pages me séduire. Cette jeune Elite est à l’opposé de sa sœur, et c’est ce qui est justement intéressant. Elle est à la fois la meilleure part et la faiblesse d’Adelina. Violetta est donc un personnage indispensable au développement de l’héroïne, mais j’ai trouvé dans ce tome qu’elle avait su exister par elle-même. La grosse surprise de ce tome 3 est sans aucun doute Teren. Jusque-là, je méprisais réellement son personnage, le trouvant idiot de se laisser manipuler par Giulietta et n’appréciant pas du tout sa vision des choses. Pourtant, il va se révéler dans cette conclusion. Libéré de l’emprise nocive de Giulietta, sa véritable personnalité va apparaitre et on comprend enfin le pourquoi de certaines choses. J’ai adoré la conclusion que l’auteure a apporté à son personnage. Je ne m’étendrai pas davantage sur les personnages, si ce n’est pour dire que Magiano a une fois de plus su conquérir mon cœur 😉

L’intrigue de ce tome 3 se révèle assez différente de celles des deux autres tomes. L’aspect mythologique est davantage présent, et quel bonheur ! Marie Lu nous offre les réponses à nos questions, et nous livre des passages de toute beauté. La première partie du récit est très mouvementée. J’ai adoré ce début corrosif, où le monde des Elites tombe un peu en lambeaux. La seconde partie est bien plus mystérieuse. J’aimerais en parler davantage mais je ne souhaiterais pas non plus vous gâcher le plaisir de découvrir tous les rebondissements et les révélations que réserve l’auteure ! En tout cas, impossible de s’ennuyer tant on est absorbé par la quête des personnages. J’ai trouvé la fin absolument superbe, dans tous les sens du terme. D’une part, elle était très émouvante (j’ai versé ma petite larme à plusieurs reprises !), j’ai trouvé la façon dont Marie Lu avait tourné les choses très belle et poétique. D’autre part, la fin est cohérente vis-à-vis d’Adelina et de l’univers. Que du positif !

Bilan : Une trilogie qui ne paie pas de mine au départ, mais qui a su se faire une place parmi mes lectures incontournables. Je ne suis pas prête d’oublier Adelina, cette anti-héroïne si sombre et pourtant si touchante, ni les autres protagonistes qui apportent tous leur pierre à l’édifice. Un troisième tome qui conclut à merveille l’histoire enchanteresse de Marie Lu. Un presque coup de cœur !

Note : 8,5/10

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Gardiens des Cités Perdues, tome 1, de Shannon Messenger

Résumé : Depuis des années, Sophie sait qu’elle n’est pas comme tout le monde. Elle se sent à part à l’école, où elle n’a pas besoin d’écouter les cours pour comprendre. La raison ? Elle est dotée d’une mémoire photographique… Mais ce n’est pas tout : ce qu’elle n’a jamais révélé à personne, c’est qu’elle entend penser les autres comme s’ils lui parlaient à voix haute. Un casque vissé sur la tête pour empêcher ce bruit de fond permanent de la rendre folle, elle se promène un matin avec sa classe au musée d’Histoire naturelle quand un étrange garçon l’aborde.

Dès cet instant, la vie qu’elle connaissait est terminée : elle n’est pas humaine et doit abandonner son existence entière pour rejoindre un autre univers, qu’elle a quitté douze ans plus tôt. L’y attendent une pléiade de nouveaux condisciples, amis et ennemis, et une question obsédante : qui est-elle ? Pourquoi l’a-t-on cachée dans le monde des humains ? Pourquoi n’a-t-elle que des souvenirs partiels de son passé ? 

Mon avis : Cela fait très longtemps que l’envie de découvrir Les Gardiens des Cités Perdues me démangeait. Quand j’ai vu que le tome 5 venait tout juste de sortir, je me suis dit qu’il était temps de rattraper mon retard ! La majorité des lecteurs compare cette saga à Harry Potter, donc forcément mes attentes étaient très élevées ! Pourtant, il en est loin, clairement… Et pour moi, il ne mérite pas tous les éloges qu’il reçoit. Mais ne vous méprenez pas, j’ai malgré tout aimé ma lecture !

Ce qui est assez déconcertant, c’est que l’on plonge très rapidement dans l’univers. A peine le temps de faire connaissance avec la jeune Sophie, que quelques pages après, elle se voit propulsée dans un nouveau monde, qu’on lui apprend qu’elle est une elfe avec des pouvoirs et que désormais elle ne reverra plus sa famille. Bon, vous l’aurez compris j’ai été abasourdie devant tant de facilité, surtout que Sophie accepte son nouvel environnement sans trop broncher. Toutes ces facilités m’ont fait tiquer, car j’estime que ce n’est pas parce que c’est un roman jeunesse qu’on ne peut pas complexifier un peu les choses !

Bref, une fois cette introduction rapide, on doit s’acclimater à un nouvel univers assez déconcertant. Avant de débuter ma lecture, je ne m’attendais pas à trouver des elfes, des gobelins, des trolls ou encore des créatures fantastiques toutes plus improbables les unes que les autres ! J’avoue que j’ai eu du mal à m’y faire. J’ai dû me raccrocher à ce qui m’intéressait vraiment, c’est-à-dire au personnage de Sophie et à tout le mystère qui l’entourait.

Sophie est une héroïne facile à suivre, attachante bien que parfois un peu agaçante. Elle n’a que 12 ans, mais elle a su faire preuve d’une certaine maturité face à des situations difficiles, voire dangereuses. L’intrigue tourne essentiellement autour du mystère de sa naissance, et de ses pouvoirs bien plus puissants que les autres elfes. C’est donc extrêmement passionnant ! J’espère seulement que son côté guimauve va disparaitre, ou au moins diminuer, parce qu’elle rougit toutes les trois pages dès qu’un garçon lui parle ou la regarde.

Pour ce qui est des personnages secondaires, il y en a à foison ! Le premier que l’on rencontre est Fitz, et on ne peut pas dire qu’il m’ait fait bonne impression. Au bout de 80 pages à peine, j’avais déjà envie de l’étrangler ! Heureusement par la suite on le voit un peu moins, ce qui permet d’apprécier davantage ses apparitions. Dex quant à lui m’a totalement séduite. J’aime sa personnalité un peu fantasque et son côté protecteur envers Sophie. Je suis curieuse de voir ce que lui réserve l’auteure. En ce qui concerne Keefe et Biana, je ne peux pas réellement me prononcer. On sent qu’ils deviendront des personnages importants, mais pour le moment leurs apparitions sont encore trop peu nombreuses pour que je me fasse un réel avis.

Shannon Messenger a également introduit une flopée de personnages adultes, qui ne m’avaient pas séduite au départ. En effet, je les trouvais tous trop beaux et trop gentils, et les seuls « méchants » se résumaient à des professeurs qui distribuaient de mauvaises notes. Heureusement, ils vont gagner en relief au fil du roman et je ne doute pas que l’auteure introduira dans sa suite de nouveaux protagonistes plus sombres pour pimenter le tout.

Comme je le dis plus haut, j’ai eu un peu de mal au début de ma lecture. Pourtant plus j’avançais dans le roman, plus je devenais accro en dépit de tous les défauts du livre ! En effet l’écriture de Shannon Messenger n’en reste pas moins très addictive et les événements qui s’y déroulent sont captivants. Les mystères s’accumulent, nos questions aussi, et je suis réellement curieuse d’en apprendre plus sur le mystérieux Cygne Noir et le Projet Colibri. Je dois reconnaitre que le dernier quart était vraiment excellent, tant au niveau suspense qu’au niveau frisson ! C’est donc sur une excellente note que j’ai refermé ce premier tome, qui me donne déjà envie de lire le deuxième.

Si pour moi ce n’est clairement pas le nouveau Harry Potter, Les Gardiens des Cités Perdues peut s’apparenter à un Tara Duncan (à ses débuts) amélioré, ou à une sorte d’Oksa Pollock. Toutefois Shannon Messenger, même si elle reprend les codes classiques de la littérature jeunesse, a su créer un univers bien à elle.

Bilan : Malgré quelques défauts, cette lecture n’en reste pas moins addictive, et je la recommande aux lecteurs de tout âge !

Note : 7.5/10