Elia, la Passeuse d’Âmes, de Marie Vareille

Résumé: “Les prophéties ne s’accomplissent que si quelqu’un a suffisamment de courage pour les réaliser”
Elia vit dans une dictature divisée en deux catégories : l’élite, les Kornésiens, et la classe exploitée, réduite en esclavage : les Nosoba. Elia est une Kornésienne. À quinze ans à peine, elle exerce en tant que passeuse d’âmes à l’hôpital de la capitale du pays : elle euthanasie tous ceux qui seraient considérés comme inutiles ou dangereux pour la communauté. Un jour, un jeune Nosoba, de la caste des intouchables parvient à la convaincre de l’aider à s’échapper, alors même qu’elle avait ordre de l’exécuter. Accusée de trahison, Elia s’enfuit…

Mon avis : Je sais que ce n’est pas bien de juger un livre sur sa couverture, mais je dois reconnaitre que celle d’Elia, la Passeuse d’Ames ne m’avait pas donné envie de lire le résumé. Ce n’est pas que je ne la trouvais pas jolie, mais elle est vraiment adaptée à un récit fantasy et plus jeunesse. C’est quand ma sœur se l’est offert que j’ai commencé à m’y intéresser et à me dire que finalement, il n’avait pas l’air si mal que ça ! Et j’ai bien fait de lui laisser sa chance puisque j’ai adoré, et qu’il n’est passé loin du coup de cœur !

Dans le monde où vit Elia, les Kornésiens sont au sommet de la hiérarchie, gouvernent, édictent les lois et restreignent au maximum les libertés des habitants de Tasma. Car la liberté conduit à l’égoïsme, et l’égoïsme à la déchéance de l’humanité. Tout en bas de cette hiérarchie dictatoriale se trouvent les Nosobas, population opprimée contrainte de travailler durement dans les mines de Phosnium et de vivre dans des conditions misérables. Elia, née du bon côté, est une jeune Passeuse d’âmes. Cette activité consiste à mettre fin à la vie de personnes inutiles à la société, telles que les vieillards ou les opposants. Lorsqu’on lui demande d’euthanasier un jeune Nosoba, la jeune fille hésite. C’est à partir de ce moment que sa vie en sera éternellement bouleversée…

Ce qui ressort de ce court roman de 300 pages, c’est la simplicité de l’univers. Marie Vareille ne se perd pas en détails inutiles, mais nous fournit malgré tout le minimum vital pour comprendre le fonctionnement de Tasma et de sa société. Je reconnais que j’aime que les univers soient approfondis et très développés, mais étrangement ça ne m’a posé de problèmes avec Elia la Passeuse d’âmes. Cette simplicité n’est pas un défaut, et se révèle presque au contraire être une qualité pour le roman ! En effet, il va se laisser lire avec une fluidité déconcertante et c’est vraiment ce que j’ai adoré avec ce livre : on ne se prend pas la tête, on savoure uniquement !

Pour ce qui est des personnages, ils sont bien plus fouillés que l’univers de Tasma. L’héroïne, Elia, m’a vraiment séduite et ce, dès les premières lignes. C’est un personnage fascinant, et pas seulement parce que c’est une Passeuse d’âmes ! On sent que plusieurs mystères planent autour d’elle, ce qui la rend très énigmatique. Elia est le personnage qui a le plus évolué entre le début du roman et la fin. Cette évolution est captivante et la nouvelle Elia me plait encore plus ! J’ai plus que hâte de la retrouver dans le tome 2.

En ce qui concerne les autres protagonistes, Marie Vareille a fait très fort car je les ai tous adorés ! Tim est vraiment attendrissant, comment ne pas tomber sous le charme ? Si j’ai eu un petit coup de cœur pour Tim, je reconnais que le personnage de Solstan ne me laisse pas indifférente, loin de là ! Il est plus mystérieux, impulsif et je suis charmée par le duo détonant qu’il forme avec Elia. Le personnage d’Arhia apparait moins souvent, mais je suis vraiment intriguée par la jeune fille ! Je me demande bien ce que leur réserve la suite… Le quatuor qu’ils forment est très sympa à suivre, tant ils se complètent à merveille. Chacun possède ses qualités et ses défauts, ce qui les rend encore plus humains et réalistes à mes yeux.

Outre la simplicité de l’univers dystopique, l’intrigue en soi n’est pas des plus complexes. Certains éléments se devinent bien avant les révélations finales, mais ce n’est pas dérangeant non plus. Le récit se laisse lire avec une telle facilité, que dis-je une vraie addictivité, qu’on ne fait même pas attention à ce genre de détails. On est pris dans le feu de l’action, et d’ailleurs, quelle action ! On peut rarement reprendre notre souffle, et franchement mon cœur a raté plus d’un battement face à certains passages à suspense ! Pour ce qui est de la chute finale, hum… Elle donne tellement envie de lire la suite que c’en est presque criminel ! MAIS OU EST CETTE FICHUE SUITE ?!!!

Bilan: Un univers pas ultra développé mais qui n’en est pas moins intrigant, des personnages fabuleux, une écriture addictive… En somme, Elia la Passeuse d’âmes est une excellente lecture qui en séduira plus d’un !

Note: 8.5/10

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2 réflexions au sujet de « Elia, la Passeuse d’Âmes, de Marie Vareille »

  1. Quand j’ai vu la couverture, je me suis dit pareil que toi et puis ton avis m’a fait changé d’avis. Cela ne me dérange pas qu’un univers ne soit pas énormément décrit je me dit que s’il est bien raconté et qu’il possède les bons éléments pas de problème.

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