Gone, tome 2: La Faim, de Michael Grant

Résumé: À Perdido Beach, les enfants vivent depuis trois mois sans adultes, piégés à l’intérieur de la Zone. La famine menace, les dissensions éclatent et surtout, une créature inquiétante se réveille. Et elle a faim…
Cela fait trois mois que les enfants de la petite ville californienne de Perdido Beach sont piégés dans une bulle qu’ils ont baptisée la Zone. Trois mois que tous les habitants de plus de 15 ans ont disparu. La nourriture commence à manquer, la famine s’annonce et personne n’a de solution.
Bientôt des dissensions éclatent entre les « mutants », qui développent des pouvoirs surnaturels, et les « normaux ». Le chaos s’installe en ville.
Sans compter qu’un danger bien plus terrible menace les habitants de la Zone. L’Ombre, une créature inquiétante terrée dans les collines, appelle ses serviteurs. Elle s’est réveillée. Et elle a faim.

Mon avis : Avant la reprise de la fac, j’avais envie d’une petite lecture sympatoche et pas prise de tête. Alors forcément, j’ai pensé à la suite de Gone ! Malgré quelques petits défauts, le premier tome avait été une très bonne lecture, détente et prenante à la fois. Et La Faim est dans la même veine, mais en mieux !

Voilà désormais trois mois que la Zone est apparue et que tous les adultes ont disparu. Sam, le leader du groupe de Perdido Beach, est désemparé. Il peine à maintenir l’ordre parmi les enfants qui deviennent de plus en plus virulents contre ceux qui développent des capacités hors-normes, mais surtout il ne sait pas comment gérer la terrible famine qui s’annonce. Un peu plus loin, au pensionnat Coates, Caine n’est pas au top de sa forme. Il ne s’est toujours pas remis de sa rencontre avec l’Ombre, cette étrange créature qui semble avoir besoin de son aide…

Dès les premières lignes, on replonge dans l’univers comme si on ne l’avait jamais quitté, et je dois dire que c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages de Gone ! Michael Grant va une fois de plus mettre en scène une palette considérable de protagonistes. On retrouve ceux que l’on connaissait déjà, mais on en découvre de nouveaux également. Ceci dit, il y en a tellement que certains paraissent quelque peu superflus…

Sam, dans cette suite, est bien différent du Sam combattif et courageux que l’on a connu dans le premier tome. Il se décourage assez facilement dès le premier obstacle, on sent clairement que son rôle lui pèse et qu’il n’a peut-être pas l’étoffe d’un leader. Je comprends tout à fait ce que l’adolescent peut ressentir, mais je regrette l’aspect trop « chouinard » de son évolution qui m’a un peu agacé.

Caine, quant à lui, évolue beaucoup également. Sa rencontre avec le Gaïaphage l’a profondément bouleversé, et ce nouveau Caine blessé et un peu perdu m’a séduite. Bon certes, il va reprendre du poil de la bête, mais ses faiblesses et ses défauts nous le rendent plus sympathique (bien que j’aimais déjà énormément le personnage de Caine).

Dans La Faim, des conflits apparaissent, les esprits s’échauffent, et cela va rendre le tout beaucoup moins manichéen. Si avant Sam, Astrid et tous leurs amis étaient « les gentils », on va leur découvrir certaines zones d’ombre ! Pour ce qui est de Caine, Diana et des autres, ils m’ont paru moins « méchants ». Le travail de Michael Grant commence à porter ses fruits, car on sent que les personnalités se complexifient : les personnages ne sont plus aussi simples qu’avant !

L’écriture de Grant est toujours aussi agréable à lire. Il possède une plume fluide, adaptée au public visé (dès 13 ans, je dirais) tout en étant assez travaillée pour plaire aux plus vieux. Ce roman jeunesse ne l’est donc pas tant que ça, surtout que certaines descriptions sont vraiment dérangeantes et gores ! Un roman tout public en somme, mais pas pour les plus jeunes en raison de scènes plutôt dures.

Pour ce qui est de l’évolution de l’intrigue, alors là ça se complexifie également ! Sam doit faire face à de nombreux problèmes dans ce tome que ce soit vis-à-vis de la famine qui approche ou encore des conflits entre mutants et humains. J’ai trouvé les relations humaines très réalistes, c’est sans nul doute ainsi que cela se passerait si un dôme surgissait du jour au lendemain. En ce qui concerne l’Ombre, le Gaïaphage, et tout ça, on avance à tâtons. Si certains éléments éclatent au grand jour, d’autres questions restent sans réponse. C’est frustrant, mais d’un autre côté ça donne vraiment envie d’en savoir plus !

Globalement j’ai trouvé ce tome 2 plus sombre et plus stressant. Il y a beaucoup de situations à suspense où des personnages sont à deux doigts de calancher, et également beaucoup d’action. Si certains personnages paraissent encore inutiles ou sont trop peu développés pour qu’on s’y intéresse vraiment (Hunter, Duck, Brittney…), les autres commencent sérieusement à me plaire (Caine, Lana, Diana, Quinn) ! J’ai donc plus qu’envie de me jeter sur la suite, qui promet d’être très intéressante que ce soit au niveau de l’Ombre ou bien de la relation entre les personnages qui risquent d’évoluer dans une direction assez inattendue.

Bilan: Un deuxième volume plus sombre, qui met en scène des personnages plus travaillés. L’intrigue se complexifie et les relations entre les différents protagonistes s’intensifient. Pour conclure, il s’agit donc d’une lecture addictive que je vous recommande fortement !

Note: 8/10

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