Le Protectorat de l’Ombrelle, tome 1: Sans Âme, de Gail Carriger

Résumé: Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Mon avis : Cela fait plus d’un an et demi que le Protectorat de l’Ombrelle prend la poussière dans ma bibliothèque, alors sur un coup de tête j’ai décidé de le découvrir ! Et je dois dire que le bilan est assez réjouissant…

C’est en pleine époque victorienne où vampires, loups-garous et fantômes ont fait leur coming out, que vit Mademoiselle Alexia Tarabotti, une vieille fille de 26 ans. Cette dernière, en plus d’être affublée d’un physique jugé disgracieux par la société car trop italien, est une paranaturelle, plus communément appelée une Sans Âme, c’est-à-dire qu’elle a le pouvoir de neutraliser toutes les créatures surnaturelles d’un simple contact. Miss Alexia, qui a toujours le don de se fourrer dans un pétrin pas possible, va se retrouver avec un meurtre de vampire sur le dos, un loup garou dans les pattes et pleins d’autres ennuis encore…

Ce qui m’a interpellée dès le début c’est le style peu commun de l’auteure. J’ai trouvé l’écriture assez bien adaptée pour l’époque, surtout au niveau des dialogues et des explications scientifiques typiques de ce qu’on aurait pu penser au XIXème siècle, mais en même temps Gail Carriger nous plonge dans un récit plein de fraîcheur et d’humour! Et quel humour! Je me suis souvent surprise à sourire et à rire de bon cœur avec les personnages. Le second degré et les réparties entre les protagonistes sont ici très bien exploités puisqu’ils n’enlèvent pas non plus le sérieux et les enjeux de l’intrigue. Je déplore simplement le fait que je me sentais un peu retrait dans les premières pages car le fait de dire à chaque fois « Mademoiselle Alexia Tarabotti » met une certaine distance entre le lecteur et l’héroïne, mais passé ce cap et avec l’habitude on n’y prête plus guère d’attention.

Je dois reconnaître également que la mythologie créée par l’auteure est très bien trouvée, notamment avec tout ce qui concerne les Sans Âme, et celle des loups-garous et des vampires est très bien revisitée. J’ai aimé en apprendre beaucoup sur le fonctionnement de leur société, avec un vocabulaire très original (ruche – reine – larve), qui se mêle avec brio à l’Epoque Victorienne. Je m’attendais à un peu plus de steampunk, je reconnais, bien que je suis loin d’être une spécialiste du genre. En tout, il m’a semblée que c’était très discret mais peut-être que cette particularité s’accentuera par la suite.

En dépit de chapitres assez longs (à moins que ce soit parce que j’ai enchaîné avec des romans avec de courts chapitres?), le rythme est assez soutenu et on tourne les pages très vite puisqu’on est pris dans le feu de l’action. Il ne m’a pas fallu longtemps pour devenir accro et ne plus pouvoir le lâcher au final! L’action est assez présente, mais surtout surprenante et très prenante! L’intrigue s’étoffait tout doucement et prenait de plus en plus d’ampleur, ce qui prouve bien que malgré toute cette bonne dose d’humour, on avait droit à des enjeux sérieux.

Venons-en aux personnages maintenant… Si Alexia Tarabotti n’est pas aussi Sans Âme que ce que je mettais imaginé, elle fait quand même fort du côté transgression et mauvais caractère! Je ne dirais pas que ce personnage est attachant, mais il reste intéressant et même plutôt comique. Lord Maccon, au moins aussi buté que la jeune femme, est le personnage masculin fort du roman. J’ai réellement apprécié ses prises de bec avec Alexia et en même temps cette espèce d’attirance entre eux. Du côté des personnages secondaires, je retiens Lord Akeldama, ce vampire solitaire des plus excentriques, Ivy, la meilleure amie de l’héroïne qui n’en est pas moins très opposée, et Lyall, le Bêta (le second, en quelque sorte) de Lord Maccon, qui m’intrigue beaucoup et me semble bien différent des autres loups-garous. J’ai donc hâte de voir ce que toute cette belle brochette va donner pour la suite… Et oh miracle! Une saga bit-lit en 5 tomes! Je me réjouis d’avance puisqu’avec les séries à rallonge comme Anita Blake qui compte plus de vingt tomes (et que c’est pas fini!), on pourra enfin connaître très vite le fin mot de l’histoire sans appréhension d’un éventuel lassage (quoi ça ne se dit pas? Et alors! vous m’avez compris :D)

Bilan: Un humour formidablement bien dosé, une intrigue bien ficelée, un duo haut en couleurs… Bref: vite la suite!

Note: 8,5/10

Publicités

Une réflexion au sujet de « Le Protectorat de l’Ombrelle, tome 1: Sans Âme, de Gail Carriger »

  1. J’avais beaucoup beaucoup aimé ce mélange entre action, fantastique et humour. En plus les personnages sont intéressants. Conte de voir qu’il t’a plu à toi aussi =D

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s