Les Morsures de l’Ombre, de Karine Giebel

Résumé: Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

Mon avis: Après un livre aussi bouleversant que Dites aux loups que je suis chez moi, j’ai presque cru rentrer dans une phase de panne de lecture… Heureusement, j’ai réussi à retrouver la motivation de lire avec Les Morsures de l’ombre, de Karine Giebel ! Il s’agit de l’un de ses tout premiers romans, j’étais donc curieuse de découvrir ses débuts. Et encore une fois, je ne suis pas déçue !

Benoît, commissaire et grand dragueur, se réveille un beau jour enfermé dans la cave d’une jeune femme. Qui est-elle ? Que lui reproche-t-elle ? Linda semble tout savoir de lui et être prête à tout pour obtenir ses aveux. Mais quels aveux ? Qu’est-ce que Benoît a bien pu lui faire pour se retrouver dans cette terrible situation ?

Dès le départ, on sent une grande différence entre les premiers romans de Giebel et les plus récents. Elle a eu le temps d’améliorer son style et de perfectionner ses personnages. Dans Les Morsures de l’ombre, les protagonistes sont clairement moins développés. Ceci dit, ça ne m’a pas gênée pour autant ! On suit avec plaisir les mauvais jours de Ben, et ses discussions décousues et étranges avec Linda. Les personnages peuvent paraître désincarnés, mais ce n’est pas dérangeant car au final, le fait d’en savoir assez peu sur eux nous permet de douter un peu de tout et de tout le monde.

Pour ce qui est de l’écriture de Giebel, elle diffère pas mal de ses autres romans. Je l’ai trouvé moins assurée, moins sûre d’elle et donc moins tranchante. Au début, j’ai même eu quelques frayeurs ! L’auteure alterne la narration à la première personne puis à la troisième en quelques lignes à peine, ce qui était très désagréable à lire et très perturbant. Heureusement, Giebel a redressé le cap et s’est calmée avec ce changement de point de vue très malvenu, et est revenu à un point de vue omniscient plus adapté au récit.

L’intrigue en soi ne souffre pas de complications. Elle reste assez simple à saisir, et pourtant Giebel nous réserve quelques surprises et révélations vers la fin ! J’avoue ne pas m’être attendue à certaines d’entre elles ! Ce roman est très court par rapport à ce qu’elle a l’habitude de nous offrir, et pourtant je n’ai pas trouvé que les événements étaient précipités ou bâclés. Le rythme est assez lent et c’est lorsque l’on approche du dénouement que le tout s’accélère. Giebel joue ses dernières cartes, nous surprend et joue avec nos nerfs pour nous livrer une fin diabolique comme elle aime tant le faire. Au final, Les Morsures de l’ombre est un des romans les moins travaillés de cette auteure et s’il aurait gagné à être davantage développé, il n’en reste pas moins un thriller glaçant que l’on dévore avidement !

Bilan: Pas le meilleur de Giebel, mais un thriller efficace qu’on lit avec avidité !

Note: 7.5/10

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5 réflexions au sujet de « Les Morsures de l’Ombre, de Karine Giebel »

    1. C’est vrai que Meurtres pour rédemption souffre de quelques longueurs (et d’une surenchère de violence) mais je suis tout à fait d’accord: Karine Giebel a un don !

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