L’Assassin Royal, tome 8: La Secte Maudite, de Robin Hobb

Résumé: C’est une rude mission que Fitz, sous le nom de Tom Blaireau, accepte de la reine Kettricken : ayant endossé l’habit d’un valet, il doit ramener à Castelcerf le prince héritier, disparu vers des contrées lointaines dans de mystérieuses conditions.
S’il retrouve facilement la trace du fugitif, grâce au lien magique qui l’unit à son loup, sa tâche n’est pourtant pas aisée, car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume à travers leur otage. Placé sous l’influence mentale d’un animal étrange, l’adolescent a perdu le contrôle de ses pensées et obéit aveuglément à ses ravisseurs. Comment Fitz va-t-il parvenir à désensorceler celui qu’il considère comme son fils ? Peut-il compter sur le fou qui voyage avec lui, déguisé sous la vêture d’un riche seigneur ? Et son vieux loup, qui arrive exténué au terme de sa vie, aura-t-il assez de forces pour le seconder ? Une nouvelle fois, Fitz doit affronter sa douloureuse condition de bâtard et servir jusqu’au péril de sa vie ces princes auxquels l’attachent les liens du sang.
Rien ne lui sera épargné des tortures et des humiliations, y compris de la part de ceux qu’il pourrait croire ses amis. Et, plus que jamais, le repos, auquel il aspire et que son âge devrait lui permettre, lui reste interdit.

Mon avis : Cela faisait longtemps que je n’avais pas continué cette saga, pourtant mon envie de la lire n’a jamais disparu. Comme je ne savais pas trop quoi lire après Une Braise sous la Cendre, j’ai décidé de terminer l’Assassin Royal, où tout du moins de poursuivre la série. Et je ne fus pas déçue, à peine replongée dans l’univers, que je fus happée par l’histoire! Ce tome est sans aucun doute un des meilleurs que la saga a connu jusque maintenant!

Fitz s’était engagé auprès d’Umbre et de Kettricken à ramener le Prince Devoir chez lui. C’est accompagner du Fou, de la grand-veineuse Laurier et de son fidèle loup qu’il entreprend cette quête. Il est loin de se douter qu’elle le poussera dans ses derniers retranchements avec son Don qu’est le Vif et dans ses relations de plus en plus complexes avec ses amis…

Quel plaisir de retrouver les personnages de l’Assassin Royal! Robin Hobb ne me déçoit jamais et elle est restée maître dans l’art de nous rendre accro à ses personnages si bien travaillés et développés aux liens complexes et indéfinissables. Si Fitz est par moment détestable, c’est d’ailleurs ce qui fait le charme du personnage, je n’ai pas pu m’empêcher de l’aimer autant qu’avant. Ses défauts comme ses qualités sont pleinement invoqués dans ce tome 8, et j’aime tout particulièrement le fait que ce héros n’en soit justement pas un. Le Fou reste bien évidement mon personnage favori de la saga, il est une fois de plus très présent sans que l’on devine les réels enjeux qui se cachent derrière lui. Il demeure un personnage énigmatique, mais je ne désespère pas percer le mystère un jour! En tout cas sa relation avec Fitz n’a de cesse d’évoluer et de s’accroître et je suis plus que curieuse de voir comment va évoluer tout ça. Oeil-de-Nuit a quant à lui bien évolué. On peine à retrouver le loup fougueux qu’on aimait tant, et on doit se « contenter » d’un loup plus vieux et plus las de vivre. Cette nouvelle facette de l’animal m’a beaucoup touchée et voir comme Fitz s’adaptait à lui fut un plaisir. J’admire véritablement la capacité de Robin Hobb à nous faire autant aimer un loup qui n’existe qu’au travers du don qu’il partage avec Fitz.

En ce qui concerne les personnages secondaires, ils sont bien moins nombreux que dans certains tomes. Le seul qui fait son apparition, et qui va sans nul doute prendre beaucoup d’importance par la suite, est Devoir. Le jeune prince est attendrissant mais son caractère n’est pas sans rappeler celui de Fitz à son âge (bref, une vraie tête de mule!). J’étais très curieuse et impatiente de voir comment Fitz allait réagir face à son « fils » et j’ai plus que hâte que la relation entre ces deux gagne en importance !

L’écriture de Hobb est toujours un délice et se lit sans souci, comme à chacun des tomes de l’Assassin Royal. Je suis toujours aussi fan des extraits de livres, des explications complémentaires sur l’univers que l’on trouve à chaque début de chapitres. C’est même plutôt amusant de voir ce qu’a écrit Fitz pendant les 15 ans qui ont séparés les deux cycles, cela nous permet de voir différemment comment il perçoit l’Art ou le Vif.

Pour ce qui est de l’intrigue qui avait débuté à la fin du tome 7, elle se renforce davantage dans La Secte Maudite. Personnellement, je me demande même si je ne vais pas préférer ce cycle-là au précédent ! En tout Robin Hobb ne lésine ni sur les informations croustillantes, ni sur l’action. Elle fait considérablement avancer son histoire et son intrigue qui devient de plus en plus complexe et dont les enjeux nous semblent toujours plus considérables. Bref ce tome est encore une réussite !

Bilan: Une saga toujours aussi prenante, il me tarde d’en connaître le dénouement!

Note: 9/10

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