Le Roi des Fauves, d’Aurélie Wellenstein

Résumé: Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

Mon avis : Le Roi des Fauves me faisait de l’œil depuis sa sortie, il faut dire qu’avec cette couverture superbe (totalement en accord avec le contenu !) et ce résumé alléchant, il avait tout pour plaire ! Je ressors de ma lecture assez étonnée mais assez convaincue !

Ivar, Kaya et Oswald n’en peuvent plus de subir la famine de leur village. Ils décident un jour, en dépit du danger que cela va engendrer, de braconner sur les terres du Jarl de leur contrée. Mais les trois amis vont être surpris en train de chasser, une course poursuite commence alors mais ils sont loin de se douter qu’elle va aboutir sur quelque chose de terrible : ils seront condamnés pour leur crime à devenir des Berserkirs, des créatures mi-homme mi-bête sans aucune humanité…

En toute honnêteté, j’ai été vraiment surprise de découvrir un univers de fantasy si sombre. Aurélie Wellenstein nous dépeint un royaume très noir, et moi qui m’attendait à un roman jeunesse je me suis retrouvée avec un roman où les personnages sont loin d’être ménagés ! Ils leur arrivent des choses particulièrement horribles, et la cruauté va aller crescendo. J’ai adoré cette noirceur, qui reflète parfaitement le terrible sort qui attend nos trois protagonistes.

D’ailleurs, puisqu’on évoque les personnages, parlons un peu d’eux ! Si je m’étais attendue à une alternance de points de vue, on se trouve finalement face à l’unique vision d’Ivar, ce qui ne m’a pas du tout déçue ! J’ai trouvé le jeune garçon très attachant, j’ai aimé sa force, ses prises de décision mais par-dessus tout j’ai été passionnée par sa lutte contre le Lehrling, ce ver qui transforme les hommes en Berserkir. On va le voir se battre contre sa propre folie qui gagne du terrain, il va changer, évoluer et cette métamorphose est vraiment captivante. Le personnage de Kaya est tout aussi sympathique. Cette fille n’a pas sa langue dans sa poche et apporte beaucoup de fraîcheur dans ce monde si glauque et sans espoir. Oswald est bien différent de ses amis, il est le plus faible et le plus trouillard du groupe. Ses faiblesses et ses doutes font son charme et m’ont assez séduite. Les personnages sont donc très bien dépeints, mais je regrette malgré tout que leur passé soit un véritable point d’interrogation. On les sent très soudés mais on ignore ce qui aurait créé ce lien si fort, j’aurais vraiment aimé les voir dans d’autres situations que celle qui va les changer à jamais.

L’écriture de l’auteure est vraiment efficace. On se met sans peine dans la peau d’Ivar et on ressent avec beaucoup de finesse qu’il glisse vers une folie certaine. Le style d’Aurélie Wellenstein n’est pas si simple que ça, j’ai trouvé qu’il y avait une certaine poésie dans sa manière de dire certaines choses. Non vraiment j’ai adoré son style très travaillé et plutôt addictif !

Ce qui m’a ensuite bien plu, c’est l’originalité de sa mythologie. Personnellement, je connais très mal la mythologie nordique donc je ne savais pas grand-chose des berserkirs. En tout cas l’auteure a réussi à créer quelque chose de très personnel, de complexe mais de très bien mené. Elle nous offre les informations nécessaires pour que son univers soit crédible et maitrisé. La métamorphose n’est peut-être pas un thème qui me passionne en général, mais j’ai trouvé qu’elle avait su m’y intéresser !

En plus de cette mythologie qui change de tout ce qu’on peut lire, elle nous offre une ambiance d’incertitude constante. Dès qu’on commence Le Roi des Fauves on se demande sans cesse où tout cela va nous mener ! Et en toute honnêteté, il est assez difficile de prédire la fin ! J’ai été très étonnée mais totalement emballée ! En somme, ce roman est une bonne découverte, qui m’a permis de me faire connaître plus en profondeur les Berserkirs, et qui m’aura donnée envie de lire autre chose d’Aurélie Wellenstein !

Bilan : Une lecture sombre à souhait avec des personnages attachants qui ne seront pas ménagés ! Le tout servi avec une écriture efficace et une mythologie peu commune. A lire !

Note : 7.5/10

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3 réflexions au sujet de « Le Roi des Fauves, d’Aurélie Wellenstein »

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