Satan était un ange, de Karine Giebel

Résumé: Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre. Tic tac… Bientôt, tu seras mort.Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tente d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse. La mort est certaine. L’issue, forcément fatale. Ce n’est plus qu’une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L’échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout… Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications ?

Mon avis : J’ai découvert Karine Giebel il y a peu avec Purgatoire des Innocents et Juste une Ombre que j’avais littéralement dévoré et pour lesquels j’avais eu deux coups de cœur ! Je prévoyais de lire d’autres romans de cette auteure avant de me lancer dans Satan était un ange mais il se trouve que ma sœur est une vile tentatrice et qu’elle me l’a offert ! Alors forcément je n’ai pas pu résister bien longtemps à l’idée de découvrir ce qui se cachait derrière ce mystérieux résumé et ce titre énigmatique…

François, avocat d’affaire respecté, roule seul sur l’autoroute, jusqu’au moment où sur un coup de tête, il décide de prendre en stop Paul. Ces deux-là n’ont rien en commun. Ils ne viennent pas du même monde, une génération les séparent et pourtant ils fuient tous les deux la même chose : la mort, qui ne lâche rien et les poursuit sans relâche…

J’ai trouvé ce roman très différent des deux autres que j’ai lu de cette auteure de talent. Tout d’abord, ce n’est pas un pavé de plus de 500 pages que l’on tient dans les mains mais un roman de tout juste 300 pages. Le rythme est différent. Le côté « thriller » est également différent. L’ambiance est autre. Et pourtant, c’est encore une claque que je me suis prise face à ce roman d’une qualité remarquable. Si bien que les trois romans de Giebel se battent pour la première place, et qu’il m’est impossible de dire lequel j’ai préféré ! Tant pis, ils devront se serrer un peu au sommet du podium 😉

Ce qui m’a frappée, séduite, bouleversée ce sont les personnages et tout particulièrement François et Paul, les deux protagonistes principaux. Ils sont d’une justesse incroyable et leur duo est tel qu’on vibre jusqu’aux os avec eux. J’ai adoré et je ne trouve pas les mots justes pour décrire à quel point ces deux gaillards m’ont époustouflée. Ce n’est pas la première fois que j’ai la chance de découvrir la fabuleuse manière dont l’auteure arrive à nous rendre des personnages, presque détestables à la base, totalement magiques et dont on tombe finalement sous le charme. François reste au final assez mystérieux, comme si son passé importait peu et comme si la seule chose qui comptait c’était l’homme qu’il était devenu. J’ai passé un agréable moment avec lui, j’ai frissonné, j’ai même ri, j’ai été émue… Oui ce personnage m’a beaucoup touchée, mais c’était sans compter Paul qui tel un raz de marée à tout noyé sur son passage. Wow quel personnage ! Je vous laisse le plaisir de le découvrir par vous-même !

Ensuite, j’avoue être rapidement retombée sous le charme du style de l’auteure. Ses mots sont aussi tranchants que des lames de rasoirs, ils nous saignent à blanc et vont toujours droit au but, même si ça fait mal. J’ai grandement apprécié les extraits des poèmes des Fleurs du Mal qui parsèment le roman et qui sont les bienvenues pour illustrer parfaitement chaque moment du livre et qui nous rappelle toujours que Baudelaire est un génie.

C’est dur de parler de ce roman sans spoiler ! Et encore plus dur d’en faire la chronique… Ce roman est bourré de surprises, de rebondissements, de moments qui font bondir notre cœur et qui le serrent parfois très fort. Cette intrigue est très différente des deux autres, et j’avoue que le côté thriller est plus particulier ici. J’avoue ne mettre pas trop posé de questions, j’étais simplement dans le roman. Tellement dedans qu’il mettait impossible d’en sortir, et je voulais tellement rester aux côtés de François et Paul !

Je retiens particulièrement les messages que l’auteure a fait passer tout au long de son roman. On ne peut pas rester indifférent face à tout ça, et cela nous permet de nous faire réfléchir sur des choses malheureusement trop peu évoquées…

Donc pour résumé, Satan était un ange (ce titre est fabuleux au passage, tout comme la couverture que je trouve magnifique et très représentative) est un thriller qui sort des sentiers battus. C’est une bombe à retardement, une addiction infinie. Un coup de cœur en somme !

Bilan : Génial, addictif, perturbant… Coup de coeuuuur !

Note : 9.5/10

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4 réflexions au sujet de « Satan était un ange, de Karine Giebel »

  1. C’est drôle, même si j’adore Karine Giebel, ce livre ci ne me tente pas beaucoup… Peut être que maintenant, je lui donnerai sa chance. même si mon coup de coeur restera sans doute Juste une ombre ! 😀

    1. Ralalah Juste une Ombre est vraiment dur à détrôner! Satan était un ange est vraiment intéressant car il change vraiment des autres romans de l’auteure. Je pense qu’il faut lire avec cette idée en tête sinon on risque d’être déçu si on recherche un nouveau Juste une Ombre ou Meurtres pour rédemption. Ceci dit il a aussi son charme, j’ai adoré!

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